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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 01:10

 

 

 

 

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Accusations contre les services secrets français dans l'affaire DSK, soupçons de financement de sa campagne de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi: Nicolas Sarkozy était attaqué de toutes parts samedi, alors qu'il peine à combler son retard sur François Hollande.

A une semaine du 2e tour de la présidentielle, le chef de l'Etat essuie également des critiques de membres de sa majorité, qui lui reprochent de se fourvoyer en reprenant les thèmes de l'extrême droite pour séduire l'électorat du Front national, surprise du 1er tour à presque 18%.

Absent de la campagne électorale, l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a fait irruption samedi dans le débat en accusant ses adversaires d'avoir fait capoter sa candidature. "Je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin (...), je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter", a déclaré DSK, faisant allusion aux hommes du président, dans une interview accordée au quotidien britannique "The Guardian".

En déplacement à Clermont-Ferrand, le chef de l'Etat a réfuté ces accusations et a demandé à DSK de se taire. "Trop, c'est trop ! Je dis à M. Strauss-Kahn 'expliquez-vous avec la justice et épargnez aux français vos commentaires'", a lancé M. Sarkozy.

Documents embarrassants

Le président sortant a ensuite été mis en cause dans un autre dossier: le financement de la campagne de 2007 qui l'avait mené au sommet de l'Etat.

Le site d'information et d'enquête Mediapart a publié un document, attribué à Moussa Koussa, ancien chef du renseignement libyen, faisant état en 2006 d'un "accord de principe" de Tripoli pour financer à hauteur de 50 millions d'euros (60 millions de francs) la campagne de Nicolas Sarkozy.

Ces polémiques interviennent alors que le socialiste François Hollande se montre chaque jour plus confiant dans la victoire.


(ats / 28.04.2012 19h34)

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Kadhafi aurait donné son accord pour financer la campagne de Sarkozy en 2007, accuse Médiapart

PARIS (AP) — Le site Mediapart publie samedi le fac-similé d'une note officielle du régime de Moammar Kadhafi, datée de décembre 2006, qui donnerait son accord de principe pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, à hauteur de 50 millions d'euros.

M. Sarkozy "doit s'expliquer devant les Français", a réclamé Bernard Cazeneuve, porte-parole du candidat socialiste François Hollande. Autre porte-parole de ce dernier, Delphine Batho estime que ces "nouvelles révélations (...) imposent l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge indépendant".

Joint par l'Associated Press, le palais de l'Elysée n'avait pas réagi dans l'immédiat.

D'après le site d'investigations, ce document daté du 10 décembre 2006 est signé de Moussa Koussa, alors chef des services secrets extérieurs libyens. Il est adressé à Bachir Saleh, directeur de cabinet du colonel Kadhafi et responsable du fonds souverain Libyan African Portfolio (LAP).

Le document, traduit de l'arabe, stipulerait ainsi: "En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du Comité populaire général (gouvernement, NDLR) concernant l'approbation d'appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros". Et M. Koussa d'assurer qu'il allait transmettre et confirmer "l'accord de principe sur le sujet cité ci-dessus". AP


(AP / 28.04.2012 17h34)

 

KADHAZY.jpg

La Libye était prête à financer la campagne de Sarkozy en 2007

PARIS AFP / 28 avril 2012 19h11- Le site français d'information Mediapart a publié samedi un document signé d'un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de 50 millions d'euros la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dans cette note, entourée d'un cadre vert, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, confirme un accord au sujet des instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l'approbation d'appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros.

La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Elle stipule que cet accord est consécutif au procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine.

Ami proche de Nicolas Sarkozy, M. Hortefeux a été ministre de 2007 à 2011, notamment à l'Intérieur.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de M. Sarkozy, a qualifié samedi cette hypothèse de ridicule.

Il s'agit d'imaginer un financement libyen de 50 millions d'euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d'euros. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n'ont donné lieu à aucune contestation, a-t-elle fait valoir.

L'avocate de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, citée par Mediapart, a affirmé que son client n'était pas présent à la réunion indiquée dans le document mais qu'il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent.

Le parti socialiste a demandé à M. Sarkozy de s'expliquer devant les Français face à des éléments aussi graves, étayés par des documents nouveaux émanant de l'entourage du dictateur libyen lui-même

Mediapart explique avoir obtenu cette note d'anciens hauts responsables du pays, aujourd'hui dans la clandestinité, qui l'ont communiquée ces tout derniers jours.

Homme de confiance du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignements libyens de 1994 à 2009, puis ministre des Affaires étrangères, a fait défection au régime de Tripoli avant de se rendre à Londres, puis au Qatar.

Interrogé vendredi par Mediapart, l'ex-ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n'avoir jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, ancien homme clef du régime libyen et destinataire de la note qui lui a été adressée le 10 décembre 2006, selon Mediapart.

L'hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, a obtenu un titre de séjour au nom du regroupement familial en France. Il était responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars, selon Mediapart.

Le 12 mars, M. Sarkozy avait rejeté un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la Libye. S'il l'avait financée (la campagne), je n'aurais pas été très reconnaissant, avait-il ironisé, en allusion à l'intervention armée de la France dans le cadre d'une opération de l'Otan qui a fait chuter le régime de Kadhafi (mars-octobre 2011).

Mediapart avait publié ce jour-là une autre note laissant penser que Tripoli aurait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de 2007 de M. Sarkozy. En mars 2011, le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, avait affirmé sur Euronews que la Libye avait financé la campagne de M. Sarkozy pour la présidentielle de 2007.


(©)

Le PS demande à Sarkozy de "s'expliquer devant les Français"

28.04.2012 à 17h27 • Mis à jour le 28.04.2012 à 18h43

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Après la publication, par Mediapart, d'un document prouvant l'accord de la Libye pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, a demandé samedi au président-candidat de "s'expliquer devant les Français".

"A plusieurs reprises au cours des dernières semaines, des informations précises ont été communiquées par voie de presse, relatives aux relations qu'aurait pu entretenir la France avec le régime du colonel Muammar Kadhafi au cours des dernières années. (...) Ces informations ont tout d'abord concerné le projet du gouvernement français de vendre du nucléaire civil à la Libye du colonel Kadhafi, jusqu'à l'été de l'année 2010. Elles ont été à plusieurs reprises confirmées ces derniers jours par l'ancienne présidente du groupe Areva, Anne Lauvergeon (...) Si ces faits étaient définitivement établis, ils témoigneraient des relations coupables et hasardeuses entretenues par les dirigeants français actuels avec ceux d'une dictature, dont on savait depuis longtemps la monstruosité des pratiques".

"Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d'autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant a menti aux Français, pour dissimuler la réalité d'une très grave affaire d'Etat", ajoute-t-il.

 

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