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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 01:57

 

 

 

 

 

Francoise-Barre-Senoussi.jpg

 

 

2 novembre 2012 (papamamanbebe.net)

 

Sandra : 1994, bonne nouvelle pour les mamans séropositives. Elles peuvent donner naissance à des bébés non contaminés par le VIH, ce qui d’ailleurs avait été « une des meilleures nouvelles de l’évolution de la recherche » pour vous Françoise Barré-Sinoussi. Et tout de suite, vous avez parlé de la situation des femmes enceintes en Afrique, au Cameroun plus précisément. En Afrique, est-ce que le nombre d’enfants qui nait avec le VIH a considérablement diminué ?


Françoise Barré-Sinoussi : La situation est très diverse selon les pays finalement. Oui dans certains pays en Afrique on voit clairement la diminution du nombre d’enfants nés de mamans séropositives et infectés par le VIH, oui au Cameroun on voit une diminution mais insuffisante parce que justement il n’y a pas encore suffisamment de mamans qui ont accès au traitement pour prévenir la transmission. Globalement, au niveau mondial, dans les pays à ressources limitées, on estime qu’il y a environ 50% des mamans qui ont accès à ce traitement préventif. Ce n’est pas suffisant. C’est l’un des objectifs vous le savez pour 2015 d’avoir une élimination totale de la transmission de l’infection du virus de la maman à l’enfant. Va-t-on y arriver ?


 J’avoue que je reviens tout juste avant hier de République Centrafricaine, là-bas on m’a encore parlé de 30% d’enfants qui naissent infectés de mamans séropositives. Donc il en est de notre responsabilité à tous et à toutes de dépister, parce que finalement le premier frein c’est le dépistage. Le dépistage alors il se fait, et c’est pour ça que je vous parlais de diversité de situation parce que si on est en zone urbaine, le dépistage se fait beaucoup plus que dans les zones rurales en Afrique. Donc ça veut dire qu’il faut améliorer les structures et les réseaux sanitaires qui permettent l’accès au dépistage aux traitements et aux soins.


Ca veut dire aussi pour moi et j’en parlais justement en Centrafrique, combien les réseaux communautaires doivent être organisés et se mettre en place dans ces pays. Les tests, le dépistage communautaire, c’est quelque chose auquel je crois beaucoup. Autant le test que l’on se fait soi-même, je trouve ça dangereux si on n’a pas un accompagnement derrière, autant le test fait par le milieu associatif, là avec un accompagnement bien sûr des informations et des conseils pré-tests et post-tests, là j’y crois beaucoup. Dans des pays d’Afrique et sur le continent africain puisqu’on parle surtout de ce continent en ce moment, je pense que c’est quelque chose de tout à fait à développer. Et certains pays commencent à le faire, d’autres sont très en retard. La Centrafrique est clairement très en retard.


Sandra JEAN-PIERRE

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