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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 00:39

 

 

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Reuters | 16.10.11 | 23h33 par Natalie Huet

PARIS (Reuters) - François Hollande entend capitaliser sur sa large victoire à la primaire socialiste de dimanche pour devenir en 2012 le successeur de François Mitterrand et hisser la gauche au pouvoir après quasiment dix ans d'absence.

 

Le député de Corrèze a obtenu plus de 56,38% des voix selon des résultats presque définitifs portant sur 2,3 millions de bulletins dépouillés tandis que sa rivale Martine Aubry n'a rallié sur son nom que 43,62% des votants.

 

"Cette victoire me confère la force et la légitimité pour préparer le grand rendez-vous de la présidentielle", a déclaré François Hollande dans un discours prononcé au siège du PS.

 

"Je mesure la tâche qui m'attend. Elle est lourde, elle est grave", a-t-il estimé. "Je dois être à la hauteur des attentes des Français, qui n'en peuvent plus de la politique de Nicolas Sarkozy."

 

Sa démarche est fondée notamment sur "une grande espérance".

 

"C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l'égalité et au progrès. Et c'est pourquoi j'ai fait de l'école de la République la grande priorité de ce qui pourra être demain mon prochain quinquennat," a-t-il annoncé.

 

François Hollande a appelé au rassemblement face à "la droite qui n'a rien à perdre", "la droite (qui) luttera avec âpreté contre l'idée même de l'alternance".

 

"Nous serons donc tous unis dans cette grande aventure qui nous attend, dans ce long chemin que j'ai commencé à parcourir et qui ne s'arrêtera que le 6 mai 2012", a-t-il déclaré, affirmant avoir reçu "un mandat impérieux, celui de faire gagner la gauche" au second tour de l'élection présidentielle.

 

"J'y consacrerai toute ma force, toute mon énergie (...) de façon à ce que les Français n'attendent pas plus longtemps l'alternance, le changement dont ils ont tant besoin", a-t-il promis, sous les applaudissements des militants.

 

DIÈTE MÉDIATIQUE

 

Favori des sondages d'opinion, François Hollande avait obtenu l'appui des trois autres candidats du premier tour, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet et le soutien, à titre personnel, d'Arnaud Montebourg.

 

"Je ne peux mener ce combat seul. J'ai besoin de l'unité, du rassemblement, c'est-à-dire d'un Parti socialiste solidaire", a-t-il plaidé, avant de saluer "la dignité" de Martine Aubry à l'annonce des résultats qui la donnaient vaincue.

 

Une fois le verdict tombé, les deux finalistes de la compétition sont apparus main dans la main sur le perron du siège du PS avant de s'afficher avec les quatre battus du premier tour sous les acclamations d'une foule de militants qui criaient : "Tous ensemble!" et "François président!"

 

"Nous n'avons que deux adversaires, l'extrême droite et la droite", a dit François Hollande dans un

deuxième discours.

 

Il s'est placé sous le double patronage de François Mitterrand et de Lionel Jospin pour faire revenir la gauche au pouvoir après ses échecs aux présidentielles de 2002 et 2007, qui ont laissé la droite gouverner sans partage pendant près d'une décennie.

 

"Soyez capables de faire que le 6 mai 2012 il y ait un successeur à François Mitterrand. Cela fait longtemps, trop longtemps que la droite est au pouvoir. Dix ans, dix ans déjà ! Dix ans, comme disait l'autre, ça suffit !" a-t-il estimé.

 

Sur Twitter, sa compagne Valérie Trieweiler a d'ailleurs utilisé les mots de François Mitterrand lors de sa victoire à la présidentielle de 1981 : "Quelle histoire, quelle histoire".

 

"Il va falloir se mettre maintenant à la diète médiatique", a toutefois prévenu François Hollande, alors que la majorité présidentielle a dénoncé ces derniers jours un "hold up" des socialistes sur le débat politique.

 

"Il va falloir reprendre nos forces", a-t-il ajouté, avant d'évoquer une possible intervention télévisée de Nicolas Sarkozy dans les prochains jours.

 

"Moi, j'ai même plaisir à l'entendre, tant il me paraît avoir disparu de la circulation", a raillé François Hollande.

 

"Ce dont je suis sûr, c'est qu'il ne sera plus là le 6 mai 2012", a-t-il conclu

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