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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 00:55

 

 

 

 

 

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KINSHASA13.10.2012 21h06 (Sipa) — François Hollande a placé son message de défense des droits de l'Homme au coeur de sa visite en République démocratique du Congo (RDC). Le président français a plaidé pour "la démocratie, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression" -dans un pays qui met à mal ces valeurs- samedi au sommet de la Francophonie.


"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants", a affirmé le chef de l'Etat français, lors d'un discours prononcé devant le président de la RDC, Joseph Kabila, dont la réélection en 2011 a été entachée de fraudes dénoncées par la communauté internationale.


"J'ai voulu me rendre personnellement ici à Kinshasa au sommet de la Francophonie" pour "témoigner du soutien de la France au peuple congolais", a-t-il lancé, très applaudi. Le peuple congolais aspire "à la paix, à la sécurité, à la démocratie", a-t-il poursuivi.


"Je voulais venir ici à Kinshasa pour exprimer une nouvelle fois ma confiance dans l'avenir de l'Afrique, qui est la jeunesse du monde", a-t-il ajouté, reprenant un thème qu'il avait largement développé la veille, lors de la première étape de son voyage, à Dakar. Le chef de l'Etat a présenté le Sénégal comme un "exemple" pour sa transition démocratique.


A l'inverse, il a suscité l'hostilité de la part des autorités de RDC en jugeant "inacceptable" la situation dans ce pays en la matière, lors d'une conférence de presse mardi dernier.


Un mot qu'il a employé à nouveau à Kinshasa: la RDC est "une démocratie où le processus n'a pas été encore complet, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a encore des réalités inacceptables", a-t-il dit, lors de l'inauguration d'une médiathèque portant le nom du militant des droits de l'Homme Floribert Chebeya, assassiné en 2010, à l'Institut français.


Samedi matin, le chef de l'Etat a entamé la deuxième journée de son voyage africain par une rencontre avec le président Joseph Kabila. L'entretien, d'une demi-heure, a été "franc et direct", selon une source proche du président -même si la poignée de main entre les deux hommes a été brève et sèche.

 

François Hollande a notamment évoqué le procès des assassins de Floribert Chebeya. "La France ne relâchera pas la pression pour que le procès se tienne et que les auteurs soient jugés et punis", souligne la même source.


Juste après cet entretien, le président français a rencontré sept représentants d'organisations non gouvernementales et cinq personnalités issues de quatre groupes parlementaires d'opposition, à la Résidence de France à Kinshasa. En début de soirée, il s'est aussi entretenu avec Etienne Tshisekedi, ancien Premier ministre de la RDC et l'un des principaux opposants au régime en place.


François Hollande a assuré avoir tenu le "même langage" au président Joseph Kabila, et à ses opposants, sur "la démocratie, les droits de l'Homme, et le respect des scrutins".

 

 

Hollande en RDC: "parler français, c'est aussi parler droits de l'homme"


KINSHASA (AFP) - 13.10.2012 12:23 - Le président français François Hollande a souligné samedi à Kinshasa, en marge du 14e sommet de la francophonie, que "parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme", après une rencontre avec l'opposition congolaise et des ONG.

 

"La francophonie, ce n'est pas seulement la langue française: parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme, parce que les droits de l'homme ont été écrits en français", a-t-il déclaré à l'issue de ces entretiens qui se sont déroulés à la résidence de l'ambassadeur de France.


"Je voulais que mon déplacement puisse être utile aux acteurs, aux militants qui font que les droits de l'homme, c'est à la fois un engagement mais aussi un risque", a poursuivi le président français qui s'était entretenu avec le président congolais Joseph Kabila dès son arrivée à Kinshasa samedi matin.


François Hollande avait jugé mardi "tout à fait inacceptable" la situation en République démocratique du Congo (RDC) "sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Kinshasa avait vivement et immédiatement réagi, lui suggérant de "compléter son information" pour rendre son voyage dans la capitale congolaise "très utile".


A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, le président français avait également jugé que les élections qui avaient conduit à la reconduction de Joseph Kabila à la tête du pays en novembre 2011 n'avaient "pas été regardées comme étant complètement satisfaisantes".


"La démocratie ce n'est pas une leçon, la démocratie, c'est un droit et pour ceux qui sont à la tête des Etats, un devoir", a-t-il encore souligné samedi


© 2012 AFP

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