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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:48

 

 

 

 

Boziz--31-d-c-07.jpg

 

Tout se passe comme si Bozizé est en train de fuir les odeurs de ses chiures en presque 10 ans de pouvoir en République Centrafricaine. Comme le chat cache sa chiures après s’être déféqué en la couvrant de sable, Bozizé fuit le courroux de la jeunesse centrafricaine et le ras-le-bol du peuple centrafricain qui l’a déjà vomi après tant d’années aux affaires publiques sans contenu, pour aller fêter dans un autre pays. Il doit savoir que tout ce qu’il va utiliser comme services dans ce pays hôte est fruit du dur labeur d’un peuple.

Mais le temps est venu. Les plumes ont fait couler beaucoup d’ancre. Les bouches ont fait couler beaucoup de salive. Maintenant le peuple est sur le point de dire NON. La fin de règne de Bozizé a sonné. Le glas de son prochain départ en exil est imminent. La fête de l’indépendance de la République Centrafricaine qu’il va faire à Paris en France avec la diaspora bozizéenne c'est-à-dire sa diaspora et non celle de la République Centrafricaine est un signe avant-coureur de son éviction du pouvoir. Car l’on ne peut pas se dire Etat souverain et se permettre de fouler aux pieds cette liberté acquise au prix du sang de tout le peuple centrafricain du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, sous la tyrannie et des traitements inhumains. Cette conquête pour la liberté et la souveraineté pour laquelle feu Président fondateur Barthélémy Boganda a couronné par son sang. J’observe un d’une minute silence en mémoire de ces illustres disparus pour lesquels j’ai une pensée pieuse sur cette terre d’exil où je suis et je vis à cause de la liberté et la dignité humaine et j’entonne l’hymne national :

 

LA RENAISSANCE

Ô Centrafrique, Ô berceau des Bantous !

Reprends ton droit au respect, à la vie !

Longtemps soumis, longtemps brimé par tous,

Mais de ce jour brisant la tyrannie.

Dans le travail, l'ordre et la dignité,

Tu reconquiers ton droit, ton unité,

Et pour franchir cette étape nouvelle,

De nos ancêtres la voix nous appelle :

Au travail dans l'ordre et la dignité,

Dans le respect du droit, dans l'unité,

Brisant la misère et la tyrannie,

Brandissant l'étendard de la Patrie.

 

E ZINGO


Bêafrîka, mbeso tî âBantu

Kîri mo gbû gîgî tî mo-mvenî

Mo bâa pâsi na gbe tî âzo kûê

Me fadësô, mo ke na kürü gô

Mo sö benda, mo bûngbi kûê ôko

Na kusâra ngâ na nëngö-terê

Tî tö ndâ tî finî dutï tî ë sô

E mä gbegô tî_âkötarä tî ë

E gbû kua nzönî na nëngö-terê

E kpë ndiä nzönî na mängö-terê

E kinda wasïöbê, ë tomba pâsi

E yâa bandêra tî ködrö tî ë!      

 

Quelle honte pour Bozizé de se permettre d’aller célébrer une fête nationale sur la terre d’autres ancêtre ! Cet hymne qui sera fredonné  en présence de l’étendard de la patrie en République Française. Oh c’est fini pour le peuple centrafricain avec le stupide de Bozizé qui sonne la cloche de l’humiliation du citoyen centrafricain. Comme si toutes les gaffes commises au Sommet de l’Etat ne suffisent pas, il faut encore expatrier une fête qui fait la fierté de la population centrafricaine et lui rappelle les souvenirs de ses frontières. D’ailleurs nous autres, exilés et de la vraie diaspora centrafricaine, lorsque nous faisons cette commémoration hors de nos frontières, de nos terroirs pour de raisons diverses d’une personne à un autre, nous ressentons une fierté nationale. Même le peuple israélite déporté hors de ses frontières à Babylone sous le roi Naboukodosor, n’a pas oublié ses racines puisque lorsqu’il chante et prie les psaumes, il se souvient de ses racines Sion (Cf Baruch 1 et suivants). Mais quel déshonore pour un Président de la République de se rendre dans un autre pays pour célébrer la mémoire de ses martyrs et cette diaspora qui s’attire cette bassesse ! Quel serait le plaisir de cette diaspora à qui le Président fait l’honneur de les faire revenir au pays afin d’honorer nos martyrs !

Oui, je remercie Bozizé puisqu’il donne la preuve ici que la liberté du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Les jeunes sont descendus dans les rues pour manifester leur mécontentement suite un concours d’entrer dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines (FACA), comme si Bozizé, pour former sa rébellion composée pseudo libérateurs, il a besoin d’organiser un concours ; encore plus faire payer des frais à ses combattants. Qu’il n’ignore pas que de la même que cette jeunesse que l’on pensait dupe, que l’on pensait amorphe, que l’on pensait inapte, ne l’est plus. De la même manière que les jeunes ont vendu leurs âmes, bravant ses ceintures de sécurité et les manœuvres d’intimidation de toutes formes pour manifester leur ras-le-bol, ils te feront partir du pouvoir. Le spectre de la victoire de la jeunesse n’est pas loin.

Tenez, la douleur, la galère que vit la jeunesse centrafricaine dans sa chair, dans ses os, dans son âme et esprit ne sont pas à comparer avec ce que vit la diaspora. Cette jeunesse est au front devant les armes de Bozizé et son armée tournées contre le peuple. Qu’on cesse de se comporter comme des moutons de panurge ou de jouer ce jeu qui ne grandit personne. Si Bozizé a des comptes à rendre, c’est à la jeunesse centrafricaine. Ce n’est nullement à cette diaspora qui devrait d’ailleurs dire NON et rabrouiller Bozizé et sa suite au front avec la jeunesse. Nous savons qu’il use de toutes les stratégies pour la diviser afin de régner. Mais s’il veut jouer au Bachar El Assad de Centrafrique, la jeunesse ne lui lâchera pas prise. ADIEU BOZIZE. Wait and see…

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