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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:14

 

 

 

 

 

 

Bozizé

 

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François Bozizé, président de la République Centrafricaine, a comme disparu de la scène publique de la République du Congo à tel point que l’opinion congolaise se pose des questions qui demeurent encore sans réponse. Tout se passe comme si depuis que la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a tranché en faveur de l’intérêt supérieur de la sous-région en retirant la présidence de ladite institution qui devrait revenir à la République Centrafricaine, au profit de la République du Congo, Bozizé aurait renoncé à mettre pied à Brazzaville. Lui qui a habitué la population congolaise à ses visites même inopinées au point où il était considéré par cette population comme «fils aîné» de Sassou. Les faits nous disent mieux.


D’abord, pendant les festivités du 15 août 2012, Sassou était accompagné des Représentants des chefs d’état africains et le président béninois et de l’Union Africaine Boni Yayi dans le département de Kinkala pour la commémoration de l’Indépendance du Congo, l’absence de Bozizé était notoire. Tout le monde s’interrogeait sur cette absence de Bozizé qui n’a même pas envoyé un Représentant. La colonie centrafricaine était comme orpheline de Bozizé qui les a accoutumés à son assiduité à Brazzaville à chaque évènement. On apprendra que Bozizé a expatrié la célébration de l’Indépendance de la République Centrafricaine du 13 août 2012 pour la République Française où il est allé festoyer avec la diaspora centrafricaine, pendant que Claude Richard  Ngouandja, son ministre de la sécurité publique était à Kinshasa en République Démocratique du Congo ce 15 août 2012 pour rencontrer son homologue congolais de la sécurité publique. Au menu de leur entretien, une entente entre la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine pour la sécurisation de la frontière entre les deux pays. Il faut noter que lors de la célébration de la fête de l’Indépendance de la République du Congo, la frontière entre ce pays et la République Démocratique du Congo était fermée. Claude Richard Ngouandja a donc survolé un autre territoire afin d’atterrir à Kinshasa où on l’a vu faire des déclarations sur les chaînes de télévision congolaise sur la sécurité entre les deux Etats.


Ensuite, pour la 14ème Assemblée Générale de la Francophonie à Kinshasa en République Démocratique du Congo, Bozizé a choisi de passer par Kampala en Ouganda au lieu de Brazzaville en République du Congo. Il a fourni pour justifier son transit, une réflexion avec le Président ougandais, Yoweri Museveni, sur les stratégies à mettre en place pour lutter contre la LRA (Armée de la Résistance du Seigneur) ; la rébellion ougandaise dirigée depuis belle lurette par l’Ougandais Joseph Kony sévissant aux frontières des trois pays RDC, Soudan et RCA.


Enfin, à Kinshasa au Sommet de la Francophonie, parmi les personnalités reçues en audience par Denis Sassou Nguesso, François Bozizé n’y figurait pas. Est-il reparti encore par Kampala ? C’est la question qui reste posée. Mais Gaston Gambor, un Haut Conseiller à la Communication de la République Centrafricaine est tout de même venu à Brazzaville afin de s’édifier auprès de son collègue du Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication sur la gestion de la Communication lors des dernières législatives de 2012. Que reprocherait François Bozizé à Denis Sassou Nguesso ? Nous savons que Denis Sassou Nguesso a été solidaire avec Paul Biya, le président camerounais dans la crise qui a secoué la CEMAC quant à la succession à la présidence de la CEMAC et soldée par la nomination du congolais Pierre Moussa par le président en exercice de ladite institution sous-régionale Denis Sassou Nguesso, à la faîtière de la CEMAC.


Et les autres présidents de la CEMAC ?


Tandis qu’Ali Bongo, le président gabonais, annonce le retrait de ses troupes de la FOMAC en 2013, le président tchadien, Idriss Déby Itno a déjà retiré son contingent qui assure la sécurité rapprochée de Bozizé depuis le putsch du 15 mars 2003. Ali lui enverrait la monnaie puisqu’il était avec son parrain Idriss Déby Itno à soutenir la candidature de la sud-africaine Dlamini Zuma  au détriment du gabonais Jean Ping. Tout se passe comme si François Bozizé aurait des ennuis avec presque tous ses voisins les plus proches. Ce serait certainement les raisons qui le poussent à multiplier des voyages imprévus ces dernières heures. Il ne faut pas se leurrer. Les mécontents du dernier recrutement dans les rangs de la FACA constituent une main d’œuvre potentielle pour la rébellion puisqu’il faut payer 5000 F CFA afin de se faire enrôler dans l’armée en République Centrafricaine ; dans le cas contraire, ils applaudiront un éventuel renversement de Bozizé puisqu’ils avaient déjà enlevé son buste du Jardin du Cinquantenaire. Signes d’une fin de règne ? Wait and see. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion