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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:27

 

 

Livre F Saragba

 

« Toute  vérité n’est pas bonne à dire ». Pour autant, faudrait-il taire toute vérité ?

Ni le KNK, ni les partis politiques classiques, ni les principaux leaders politiques qui ont exercé  le  pouvoir et qui ont échoué. Place à la génération Fini Kodé ici et maintenant.

L’heure est grave et la nation centrafricaine est en péril. Le salut pour notre peuple ne viendra ni du KNK, parti au pouvoir qui pourtant à première vue prône une excellente idéologie travailliste du « kwa na kwa « (le travail rien que le travail). Hélas ! Cette idéologie combien prometteuse s’il en était sonne désormais d’une manière désespérément creuse, comme vidée de sa raison d’être. Elle ne trouve pas un écho favorable du fait qu’elle proclame et exalte faussement l’avènement d’un monde ouvrier imaginaire qui n’a pas un ancrage dans le pays. Par ces actes, le KNK affirme de plus en plus sa volonté de faire la chasse à tous ceux de nos concitoyens qui ne sont pas  d’accord avec ce qui est devenu une stratégie d’exclusion et de division nationale. On peut ajouter à cela, le manque de culture ouvriériste des principaux acteurs  qui animent le parti « KNKiste » aux ordres d’un général-président, devenu homme politique par accident. Toutes ces contradictions sèment  le doute, discréditent et décrédibilisent. Elles finissent par conférer aux messages du KNK une dimension populiste et démagogique. Nos compatriotes ont compris cela et n’en veulent plus malgré des prébendes qui sont  distribuées régulièrement avec parcimonie pour acheter les consciences.

D’autre part , le salut ne viendra  ni des partis politiques de l’opposition démocratique qui n’ont pas su jusque là répondre aux attentes de leurs militants et sympathisants respectifs en opérant une véritable restructuration ou mutation après la disparition regrettable des pères fondateurs ou la mise à l’écart de certains de ces leaders charismatiques. En l’absence des pères fondateurs de ces partis politiques classiques ou de leader charismatique, ces partis politiques ont du mal à opérer leur restructuration ou carrément une mutation salvatrice. Ceux-ci excellent surtout dans l’art d’afficher à quelques mois des élections leurs dissensions internes, leur indiscipline caractérisée, démontrant ainsi leur incapacité à porter un projet commun et fédérateur. Ceux-ci n’attendent qu’une chose. Former rapidement pour la énième fois un gouvernement d’union qui leur permettrait  de participer aux désossements de ce qui reste de notre pays. A moins qu’ils attendent opportunément la fin d’un régime déjà aux abois pour reprendre les rênes du pouvoir sans vraiment modifier un iota au fonctionnement. Il en a été ainsi depuis cinquante ans.

Et enfin, notre salut  ne viendra pas non plus de ces leaders politiques qui ont jadis exercé le pouvoir et qui ont également échoué. Notre pays aspire aujourd’hui à un véritable changement qui passera nécessairement par le renouvellement effectif de la classe politique. Seules des idées novatrices et rassembleur pourra sauver notre pays et notre peuple. La rupture radicale avec cette pratique désuète des «  gbérës kodé » est une nécessité. Fini Kodé n’a pas confiance à la capacité du régime du KNK au regard des actes qu’il a posé depuis sept bonnes années de pouvoir rassembler les centrafricains et  projeter la Centrafrique dans l’avenir. Le KNK est aujourd’hui incapable d’apporter le changement dont le pays a réellement besoin. Fini kodé n’a pas non plus confiance aux partis politiques classiques  qui ont déjà exercé le pouvoir et qui ont échoué. Ils ont tous implosé pour une raison ou une autre et sont désormais incapables  de porter l’espoir de notre peuple.

 

La nécessité de remettre les valeurs de la parole donnée au centre de la vie politique dans notre pays.

Toute vérité n’est pas bonne à dire, avions-nous dit. Voilà ! Un postulat qui semble  s’ériger  en une sorte de contrat morale dont les termes biens que relatifs et confus sont  admis définititivement par tous. Une assertion qui est en flagrante contradiction avec les us et coutumes  d’un peuple comme le nôtre, porteur d’une culture multiséculaire basée sur la notion de l’oralité. Laquelle  oralité véhicule  aussi bien des valeurs d’échange, de partage que celle du dialogue et du pardon au sens noble du terme que leur donnaient nos anciens. Par ailleurs, elle sous-tend celle  de probité, de la recherche perpétuelle de la vérité au-delà de laquelle et dans une communion intergénérationnelle la parole donnée a été sacralisée. Une prédisposition toute naturelle si l’on en croit  à débattre donc à la tolérance. Celle-ci requière une ouverture d’esprit, une certaine humilité qui sont des vertus combien essentielles  au fonctionnement  d’un état de droit que nous voulons forcément  modeste et pragmatique.

Or, ce ferment de notre culture qui nous lient à nos anciens et nous projettent vers l’humanité toute entière est rompu. Ce véritable legs qui nous a été transmis de génération en génération pour n’en faire qu’un avec nous-mêmes est aujourd’hui vilipendé, transgressé pour être vidé honteusement de sa riche contenue par  la faute de quelques «  hommes   politiques «  peu scrupuleux.  Ceux-ci, pour le malheur de notre peuple se sont révélé êtres incapables de porter le prestigieux héritage ancestral pour le transmettre en de bonne condition à la génération future. Au nom d’un hypocrite « politiquement correct », de douteuses  prérogatives du chef de l’état dans un domaine faussement réservé qui camouflent  d’éphémères intérêts égoïstes, claniques ou tribaux nous avions tu à tort certaines vérités dans le seul but de plaire à un homme, président de la république soit -il. Ce, contre notre vaillante et laborieuse population. En faisant cela, chacun de nous n’agit-il pas contre lui-même et contre la nation toute entière ?

Avant-hier, certains de nos parents, frères,  amis et connaissances l’ont fait pour des raisons égoïstes  et purement matérialistes. Ils ont soutenu à tort  et d’une manière aveugle,  clanique le régime du défunt  président  André Kolingba alors que la majorité de notre peuple souffrait en silence.

Hier, certains de nos parents, frères,  amis et connaissances l’ont fait pour des raisons égoïstes  et purement matérialistes. Ils ont soutenu à tort d’une manière aveugle,  clanique le régime du président Ange Félix Patassé   alors que la majorité de notre peuple souffrait en silence.

Aujourd’hui, certains de nos parents, frères, amis et connaissances le font pour des raisons égoïstes  et purement matérialistes, ils soutiennent à tort  et d’une manière aveugle,  clanique le régime du général Bozizé  alors que la majorité de notre peuple souffre en silence.

Qui ne dit mot, consent. Aussi, à la veille des élections présidentielles  et législatives qui se profilent dans notre pays, nous nous devons de dire la vérité selon les principes de la parole donnée. Non pas de cette vérité comme notion abstraite et toute relative mais de celle d’une vérité qui s’appuie sur des éléments objectifs d’appréciations.  Nous ne devons non seulement nous donner la liberté de  dénoncer mais nous devons également  proposer une troisième voie, la voie fini kodé qui serait une solution  salvatrice  pour rassembler définitivement  nos compatriotes afin de sauver notre pays du chaos.

Une cinglante désillusion qui se traduit par la démission, la compromission, la concussion, l’irresponsabilité et l’incompétence  de la classe politique Centrafricaine depuis cinquante ans.

La classe politique traditionnelle et les partis politiques classiques ainsi que leurs représentants qui ont exercé le pouvoir  hier et aujourd’hui au nom de notre laborieuse population ont échoué.

Dire cela et en ces termes est un doux euphémisme tant la situation est grave. Toutes les données quantifiables relatives à notre pays affichent des chiffres désastreux. Notre pays est classé dernier parmi les derniers si ce n’est le dernier. Malgré cela quelques compatriotes qui sont  voilés par leur activisme partisan trouvent de manière outrageuse et méprisante encore des qualités à ces régimes qui nous ont gouvernés dans le passé et qui  nous gouvernent aujourd’hui.

Le KNK qui est aujourd’hui au pouvoir n’est pas différent du MESAN  d’avant-hier, ni du MDD, ni du RDC, ni du FPP, ni du MLPC pour ne citer que ceux qui ont exercé l’effectivité du pouvoir. Il est tout simplement  la synthèse de toutes les tares destructives de la nation centrafricaine. Le fiasco centrafricain est le résultat de cinquante années de confusion, d’hésitation, de contradiction, d’incohérence autrement dit  que d’errements politiques avons-nous envie de crier haut et fort !

C’est toujours la faute à l’autre. L’autre qui n’est évidemment et forcément pas moi, puisqu’il appartient à un autre régime, à un autre parti politique, à une autre …ethnie. Bien entendu que c’est toujours la faute des jaloux, de ces ennemis du peuple qui osent critiquer. La culture de non revendication cultivée et entretenue. Dénis de responsabilité, systématisation du processus accusatoire qui sont basés sur des éléments subjectifs pour incriminer l’autre d’être responsable des malheurs du pays. Opposition aveugle. Abrutissement total de la conscience populaire par une élite conformiste avec la complicité d’une intelligentsia de bon aloi qui contribue à produire et vulgariser à son tour une sous culture, consacrant ainsi une sous-éducation. L’âme de notre peuple encore pure recèle  néanmoins en sa conscience collective les qualités de ses défauts. Une âme qui reste encore malléable parce que n’ayant pas reçu les outils appropriés pour se prémunir des dérives populistes et autoritaristes des princes du pouvoir. Solidarité de famille, de clan, d’ethnies ou partisans opportunistes,  liens indéfectibles et irraisonnés d’une passion exacerbée contre la raison analytique et salvatrice.

L’heure n’est plus aux conciliabules, aux connivences, aux traitrises. L’état de notre pays ne nous permet plus aujourd’hui de jouer les prolongations, ni de tergiverser alors que le monde avance à pas de géant. Un constat cinglant et indiscutable s’impose au-delà de toutes considérations partisanes, ô ! Que dis-je. Nos  hommes politiques sont en dehors de toute logique partisane qui serait en comparaison un moindre mal. Il y’a longtemps qu’ils se sont inscrits  plutôt en deçà, c’est-à-dire au niveau d’une logique de familiale, de clan ou d’ethnie. A cause des ces considérations altérées qui a fini par gangrener tous nos hommes politiques et diviser la nation toute entière. Elles ont placé l’Etat centrafricain dans un état de  déconfiture et l’expose aux dangers permanents. Ce bilan combien désastreux donne  à nous autres citoyens, premiers victimes des actes irresponsables posés par nos différents  gouvernants  la légitimité de proposer une autre solution  pour en finir avec cette logique désuète et suicidaire.

Alliés d’hier, ennemi d’aujourd’hui où la rumba des fossoyeurs de la République.

Ni les régimes passés du MESAN, du MDD, du RDC, du MLPC  du moins de ce qu’il en reste et du KNK  ainsi que leurs alliés qui se sont partagé le pouvoir  hier mais également aujourd’hui n’ont incarné l’idéal commun. A aucun moment, ces partis politiques qui ont régné ou qui règnent aujourd’hui n’ont pas su ou pu mettre en place les bases d’un état moderne, juste et pragmatique. En cela, ils ont tous échoué.

Au risque de déplaire aux militants, aux sympathisants  et autres fanatiques de ces partis politiques et à leurs alliés qui ont exercé le pouvoir à un moment où à un autre dans l’histoire récente de notre pays qu’ils ont tout simplement échoué et lamentablement échoué. Soit par naïveté, par médiocrité, par irresponsabilité, par incompétence ou soit par traitrise et prédation. Le résultat demeure le même sinon notre pays n’en serait pas là.  Tous ces régimes ont échoué dès lors qu’ils n’ont pas su arrêter le processus de dégradation pour impulser un autre virage, une autre dynamique à notre pays. Chaque régime depuis l’accession de notre pays à l’indépendance jusqu’aujourd’hui a mis son grain de sable pour l’enfoncer un peu plus. Chaque régime est arrivé au pouvoir pour se servir  avec les siens en entretenant le système contre lequel il s’était érigé puis de s’en aller gaiement sans apporter le véritable changement dont le pays a besoin. Il est anormal que cinquante années après l’accession à l’indépendance se posent encore des problèmes  de souveraineté, des problèmes aussi fondamentaux que ceux liés par exemple à l’électrification de l’ensemble du territoire national à défaut de la seule capitale Bangui, d’une armée nationale digne du nom , expurgée de ses considérations ethniques, de santé publique pour tous sans distinction de classe sociale, de l’éducation nationale, de l’autosuffisance alimentaire, de la circulation des biens et des personnes…

Il ne suffit pas tout simplement d’embellir un coin de rue , de remblayer un tronçon de route ou encore de distribuer l’argent que l’on a  pas toujours  gagné à la sueur de son front  pour aussitôt se targuer d’avoir mieux fait que l’autre régime. Il ne suffit pas seulement d’être élu démocratiquement pour ensuite s’endormir sur ses lauriers et laisser le désordre s’établir. Il ne suffit pas d’accepter les résultats sortis des urnes en se faisant passer pour un démocrate  pour aussitôt réclamer la paternité d’un coup d’état. Il ne suffit pas de se désolidariser  d’une manière lâche d’un régime dont on a été un acteur principal pour retrouver une virginité.

 Il s’agit d’apporter un changement de fond dont les effets seront appréciables à court et à long terme pour tous.  Tout à tour, ces régimes qui ont échoué s’accusent sans vergogne  les uns après les autres en oubliant de reconnaitre leur grande part de responsabilité. On fait la part belle à la démagogie en préparant sciemment ou inconsciemment un terrain fertile à l’épanouissement d’un populisme dangereux. On assiste de plus en plus dans une course effrénée à la propagande, à la démagogie. Tous les régimes sans distinction aucune qui se sont succédés au pouvoir en Centrafrique ont entretenu et participer à cela. Cette manière de fonctionner a pris encore aujourd’hui une ampleur inégalée avec le régime du général-président Bozizé où des incompétents et des sans grades se sont accaparés les rênes du pouvoir et s’y sont maintenu par la force. Le peuple ignorant des véritables enjeux est irrémédiablement acculé dans un labyrinthe de médiocrité et de non réflexion.

Désormais le peuple meurtri refuse ces changements de régimes dans la continuité, c’est pourquoi  Fini kodé propose une autre grille de lecture ici et maintenant

Le régime du général-président Bozizé est la pire des choses qui puissent arriver à notre pays. En même temps comment apporter un soutient à ces partis politiques classiques qui sont dans l’opposition ou à leurs candidats dès lors qu’ils promettent le changement sans pour autant en apporter réellement dans les actes qu’ils posent aujourd’hui.  Attendent t-ils d’êtres au pouvoir pour le faire ? Ces partis politiques qui sont incapables de mettre de l’ordre dans leur parti politique respectif aujourd’hui, seront t-ils capables de rassembler les centrafricains ? Tous ces partis politiques traditionnels qui ont exercé le pouvoir sont en pleine implosion après la disparition de leur chef charismatique pour une raison ou pour une autre. Tout ce que ces partis politiques nous proposent à quelques jours de ces échéances électorales  est l’exposition au grand jour de leur scission et autres contradictions internes à la grande satisfaction d’un régime décrié de toute part. La refondation tant voulue et promise n’a pas eu lieu. Des querelles de bas-étages viennent s’ajouter à la cacophonie générale. Pourtant le peuple aspire à une  véritable rupture.  Le peuple centrafricain ne veut plus revoir ces partis politiques qui ont exercé le pouvoir revenir juste avec un tout petit saupoudrage pour abuser de leur confiance. Toujours avec les mêmes acteurs, hier ami, aujourd’hui ennemi jurés. Les centrafricains dans leur majorité veulent désormais une nouvelle classe politique responsable et convaincue de la justesse du combat qu’elle mène.

Pour rassembler, il faudra une personne neutre. Fini kodé se positionne au-delà des partis politiques classiques et en dehors du cercle de tous ceux qui ont exercé le pouvoir dans notre pays et qui ont échoué. Il est la manifestation de la volonté de tous les patriotes républicains qui en ont marre de tous ces cafouillages, de toutes ces déchirures, de toutes ces divisions entres fils du pays érigées en règle de gouvernement depuis cinquante années qui ne fait que pénaliser notre pays. Par leur conduite irresponsable, ces acteurs principaux de la scène politique centrafricaine ont fragilisé notre pays et l’ont offert en pâture. Trop  de haine entretenue entre ces principaux acteurs, trop d’hypocrites pardons prononcés au bout des lèvres lors de nombreuses réconciliations pour être sincères, trop de trahison entre ces acteurs politiques.

Compte tenu de tous ces éléments, aucun parti politique classique ni aucun de ces principaux leaders  politiques n’est en position aujourd’hui de rassembler dans un élan dé générosité et de désintéressement pour conduire notre pays vers un meilleur destin. Les uns et les autres sont dans une posture de méfiance, de crainte et de revanche perpétuelle. Peut-on vraiment rassembler pour avancer et construire ensemble d’une manière sincère avec ces hommes qui se vouent une haine à peine dissimulé ? La victoire des uns ne signifient-elle pas l’exclusion des autres ? C’est pourquoi un  rassemblement sincère ne se fera seulement et seulement qu’autour d’une entité neutre et républicaine qui cultive des valeurs de probité et un sens républicain indiscutable.

 

Franck SARAGBA «  De l’esprit Fini Kodé »

-La troisième voie en marche-

 

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