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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 19:04

 

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mai 2012 08:14

Ferdinand Samba Directeur de publication du journal « Le Démocrate » vient de recouvrir sa liberté ce 3 mai 2012, après 4 mois d’incarcération à la prison de Ngaragba. Il a été libéré par un décret présidentiel signé par François Bozizé. Ferdinand Samba a été poursuivi pour diffamation par Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux finances.

Une libération intervenue après que les professionnels des médias du pays aient boycotté ce jeudi la célébration de la 21ème édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Ils ont ainsi exigé la mise liberté totale de leur confrère.

Toutefois selon l’article 2 de ce décret, la libération de Ferdinand Samba ne l’épargne du payement des amendes  et dommages et intérêts contenues dans sa condamnation.

L’UJCA a accueilli avec satisfaction la décision du Chef de l’Etat François Bozizé d’avoir usé de son droit régalien pour la libération de Ferdinand Samba en cette journée internationale de la Liberté de la Presse, a indiqué Maka Gbossokota, Président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

Pour lui, au nom des journalistes membres de l’UJCA, le conseil Exécutif remercie sincèrement le président de la République Centrafricaine pour ce courage politique.

A titre de rappel, le directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » a été condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï) et la fermeture du journal pendant un an.

L’arrestation de Ferdinand Samba avait suscité plusieurs réactions notamment l’organisation des journées sans journaux par le Groupement des Editeurs de la presse privée (GEPPIC). A cela s’ajoute des condamnations qui émanaient de tous bords : ONG de la Défense des droits de l’Homme de Centrafrique, Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA) sans omettre les Reporters Sans Frontières (RSF).

Quant à Patrick Agoundou, directeur de publication du quotidien «  La Plume », poursuivi pour les mêmes accusations et considéré en fuite, il a été jugé par contumace et condamné à un an de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui.

En 2011, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » ont été poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » et ont été jugés puis relâchés. Ils avaient écrit un article incriminant le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé. Le détournement des fonds alloués au payement des pensions des militaires débloqué par l’union Européenne  a été en toile de fonds.

 

 

République centrafricaine : Le journaliste Ferdinand Samba libéré,  Reporters sans frontières salue le geste du président Bozizé

 

PARIS, France, 4 mai 2012/African Press Organization (APO)/ -- A l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2012, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, a gracié le directeur d'un quotidien local Le Démocrate, incarcéré depuis plus de trois mois. L'Union des journalistes de Centrafrique avait décidé de boycotter cette journée symbolique, en signe de protestation contre la détention de Ferdinand Samba.

 

"Nous saluons le geste de François Bozizé, qui a su entendre l'appel de la profession. Après trois mois d'emprisonnement dans des conditions difficiles, Ferdinand Samba peut enfin goûter à nouveau à la liberté, retrouver ses proches, et reprendre l'exercice de son métier. Il ne faut toutefois pas oublier que si les autorités avaient respecté la loi de 2005, dépénalisant les délits de presse, le journaliste n'aurait jamais dû être incarcéré," a déclaré Reporters sans frontières, qui appelle à des sanctions proportionnées en la matière.

 

"Nous demandons au président de la République centrafricaine de prolonger son geste, en levant également la sanction contre le quotidien Le Démocrate, interdit de parution pour une durée d'un an. Dans un contexte économique difficile pour la presse, cette suspension risque fort d'asphyxier le journal et de le contraindre à fermer, privant ainsi la population d'un titre de presse".

 

Ferdinand Samba avait été condamné, le 26 janvier 2012, à dix mois d'emprisonnement pour "diffamation", et à payer une amende d'un million de Francs CFA (1 500 euros).

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse