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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:32

 

 

 

Touadéra Faustin

 

 

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

 

A

 

L’OCCASION  DE L’EXAMEN DU RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES SUR LA REPUBLIQUE CENTRFRICAINE

 

New York, le 14 DECEMBRE 2011

 

 

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire Général, 

Mesdames et Messieurs,

 

Qu’il me soit permis de vous  féliciter pour votre accession à la Présidence du Conseil pour le mois de Décembre.

 

Cette félicitation va également à l’endroit de Monsieur le Secrétaire général pour sa réélection à la tête de notre Organisation et qu’il soit assuré du soutien de la République Centrafricaine au long de son second mandat dans sa noble mission au service de la paix et de la sécurité dans notre monde d’aujourd’hui confronté à de nombreux défis. Par la même occasion, voudrions-nous féliciter Madame Margaret VOGT pour son travail à la tête du BINUCA ainsi que la qualité des relations qu’entretient son bureau et le Gouvernement Centrafricain.

 

Il serait injuste de notre part si nous n’associions pas à ces marques de gratitude le Président de la Formation République Centrafricaine de la Commission de Consolidation de Paix, l’Ambassadeur Jan GRAULS, que nous saluons pour son dévouement à la cause centrafricaine.

 

Le rapport du Secrétaire Général qui vient d’être présenté par sa clarté, sa précision et la concision des analyses, présente en grande partie une photographie quasi juste de la République Centrafricaine depuis la revue de Juillet dernier.

 

C’est avec un vif intérêt que nous l’avons suivi. Dores et déjà, le gouvernement de la République que j’ai l’honneur de diriger sous l’autorité du Président de la République prend acte des observations contenues et s’engage en fonction de ses capacités, moyens et limites à poursuivre les reformes qui sont les voies du salut  de notre pays, pays qui aspire a la paix, a la stabilité et au développement, mais qui reste  très fragile.

 

Cependant acceptez, Monsieur le Président que je vous dise que nombre de défis se présentent  devant nous et susceptibles de compromettre dangereusement les chances d’une paix durable tant dans mon pays que la Sous région tout entière.

 

Monsieur le Président,

 

Depuis le 15 mars 2011, début de mandature du second quinquennat du Président de la République  même si nous reconnaissons que beaucoup de choses  restent à faire, dans le même temps sur le plan politique des avancées notables peuvent être constatées.

 

Un Gouvernement de large ouverture avec ses membres aux appartenances diverses et variées, un nombre assez notable de femmes, donne le maximum de lui-même pour  répondre aux problèmes cruciaux des Centrafricains.

 

Un Parlement fonctionne librement et joue son rôle au service de la Nation.

 

Il ne serait pas superflu de rappeler aussi,  au plan politique, l’ouverture d’un espace de dialogue entre le gouvernement  et les différentes familles politiques nationales. Il en est de même avec certains partenaires bilatéraux et multilatéraux.

 

La récente consultation avec les partis politique de l’opposition démocratique en vue de la création d’un organe pérenne charge d’organiser les futures consultations électorales et la révision du code électoral, ainsi que le dialogue mené avec l’Union Européenne  au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou sur les questions  d’intérêt commun, constituent  a nos  yeux des voies a suivre pour asseoir la permanence d’un dialogue  gage d’une mutuelle compréhension pour anéantir ensemble les obstacles qui se dressent sur la voie  vers l’essor de la République Centrafricaine.

 

Monsieur le Président,

 

Au plan sécuritaire,  le Gouvernement  a signé  le 12 juin 2011 un accord de cessez le feu et de paix avec la rébellion de la CPJP qui préfigure l’adhésion de celle-ci à l’Accord global de paix de Libreville de 2008.

 

Le Président de la République a procédé au mois de Juin 2011 au lancement des opérations de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui dans sa première phase, a permis la démobilisation de plus de 4000 ex-combattants dans la partie Nord –Ouest du pays, essentiellement constitués des ex-rebelles de l’APRD.

 

Les opérations du DDR vont se poursuivre dans le Centre- Nord et la partie Nord - Est du territoire où se trouvaient les foyers des deux rebellions de la CPJP et de l’UFDR.

 

Cette deuxième phase des opérations de désarmement et de démobilisation se heurte, comme pour la réinsertion à un manque de financement qui pourrait anéantir tous les efforts jusqu’ici entrepris.

 

Quant à la Réforme du Secteur de la Sécurité(RSS), si les actions de court terme ont été engagées avec succès par le Gouvernement centrafricain, force nous est cependant de mentionner que celles à moyen et long terme impliquant le concours des partenaires, marquent le pas et méritent une attention particulière de la part de la communauté internationale pour en accélérer le processus.

 

La Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (la MICOPAX) qui participe à l’architecture de la paix et de la sécurité en République Centrafrique devra se retirer de manière progressive et modulée à l’horizon 2013 et sera relayée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

La situation la plus préoccupante concerne les groupes armés étrangers et des bandits de grand chemin, les « Zaraguinas » ou coupeurs de route, qui continuent d’opérer dans le nord, se livrant à des attaques, à des enlèvements et à des extorsions de biens et de fonds, occasionnant de déplacements de populations qui ont abandonné leurs villages, leurs foyers et leurs champs avec les conséquences humanitaires que l’on peut imaginer.

 

Les cas les plus intolérables concernent à l’heure actuelle les  incursions de la LRA de Joseph KONY et la présence sur notre territoire de la rébellion tchadienne du nommé BABA LADE qui constituent un défi majeur pour la République Centrafricaine au moment où s’estompent les rébellions internes à la faveur de l’Accord global de paix de Libreville.

 

Concernant l’Armée de Resistance du Seigneur, le Gouvernement continuera  de combattre ce mouvement terroriste, seul, avec la sous région, la communauté internationale et  les pays qui ont désormais compris que cette situation barbare ne peut demeurer  l’affaire  de quelques Etats  victimes  des crimes de ces bandits  et criminels.

 

C’est le lieu de saluer les initiatives de la CEEAC, de l’UA, des Nations Unies  et des Etats Unis d’Amérique qui sont présents et engagés à nos côtés sur le terrain.

 

Cette gratitude s’adresse également aux organisateurs de la 33e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale qui vient de se tenir à Bangui du 5 au 9 Décembre 2011 qui s’est non seulement félicité de  la mutualisation des actions des Etats de la sous-région, en vue d’éradiquer la rébellion de la LRA mais aussi exigé que la rébellion tchadienne de Monsieur BABA LADE installé dans le centre du pays et cherche aujourd’hui à éteindre ses ramifications dans d’autres parties du territoire national.

 

Il doit  quitter sans conditions la République Centrafricaine. Et tous les moyens légaux seront utilisés pour faciliter  le départ du territoire centrafricain, en commençant par dialogue.

 

Sur la gouvernance et l’Etat de droit, le gouvernement poursuivra ses efforts dans la lutte sans merci contre la corruption.

 

Il en va de même pour l’amélioration du climat des affaires qui passe par une sécurité juridiques des investissements à travers des textes et de bonnes pratiques élaborés et mise en place à cette fin.

 

Le respect des droits de l’homme est consubstantiel à dans un Etat démocratique, le gouvernement qui veillera et ne ménagera aucun effort afin de rendre accessible la justice aux usagers.

 

Enfin, dans un contexte international de crise,  où l’austérité semble être aujourd’hui la règle, l’Etat fera tout pour maintenir que dis – je – entretenir un dialogue avec les partenaires financiers et traditionnels, sans lesquels la règle, la République Centrafricaine, Etat pos-conflit et fragile ne pourra réduire la pauvreté endémique qui touche sa population.

 

Monsieur le Président, pour terminer mon propos, ma présence à la tête d’une forte délégation de mon pays à New York, témoigne de la volonté sans équivoque du gouvernement et du peuple centrafricain à rechercher par toutes les voies possibles les chemins de la paix et de la stabilité, préalables à tout développement durable.

 

C’est pour cette raison, que toutes les volontés susceptibles de nous accompagner cette voie, anciennes ou nouvelles sont les bienvenues pour la réalisation de cet objectif mutuellement partagé.

 

Je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique