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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:36

 

 

Balance-justice.jpg

 

L’absence de concurrence offre la liberté à deux sans-papiers

La Voix du Nord  lundi 10.01.2011, 05:13 -

Il s'appelle François Mbaya Tapiade. Il a 23 ans et, hier, cet étudiant du lycée Ozanam de Lille bénéficiait de la mobilisation de ses enseignants et de ses camarades de BTS. Natif de Centrafrique, n'ayant pu renouveler son titre de séjour, Mbaya Tapiade a été interpellé après un contrôle d'identité à Wazemmes et placé en centre de rétention au moment de Noël. Hier, un juge de la détention et de la liberté (JLD) devait se prononcer sur la prolongation de rétention du jeune homme. Une formalité - a priori - avant une possible reconduite à la frontière.

Et là, coup de théâtre... Spécialisé dans la défense des sans-papiers, Olivier Cardon, l'avocat d'un autre étranger, un Algérien amené lui-aussi par la police aux frontières, présente au magistrat un argument d'un genre particulier. Une directive européenne du 16 décembre 2008 entre en contradiction avec les droits notifiés aux sans-papiers placés en rétention. Les textes français prévoient que l'étranger retenu peut avoir recours au soutien d'une association.

En l'occurrence l'Ordre de Malte, seule présente au Centre de rétention de Lesquin. Mais la directive européenne rejette ce qui peut être considéré comme un « monopole ». Or, le texte européen devait être transposé en droit français au plus tard le 24 décembre dernier. Fort de cet argument, Olivier Cardon a obtenu la libération de son client. Une première à Lille. Quelques minutes plus tard, Mbaya Tapiade, défendu par Virginie Stienne, était également libéré selon la même stratégie. Les conversations de couloir entre robes noires ne sont pas toujours inutiles.

LAKHDAR BELAÏD

 

L'ex-château de Bokassa à Hardricourt mis à prix 735.000 euros mercredi

 

Jean-Bedel-Bokassa.jpg

 

PARIS Mardi 11 Janvier 2011 - 12:09 (AFP) Le château de Hardricourt (Yvelines), ancienne propriété de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles avec une mise à prix de 735.000 euros.

L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précise que la vente comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles. L'avis ajoute que les "lieux semblent occupés".

Selon des spécialistes de l'immobilier interrogés par l'AFP, les enchères ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros, en raison du mauvais entretien de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine et du parc laissé à l'abandon.

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français. Celle-ci avait été précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père (1975-1976), a supplié le président Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de sa famille.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

Qui veut acheter le château de Bokassa

L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa est mise aux enchères, mercredi. Travaux à prévoir.

Sur le papier, l’annonce est alléchante. Propriété de Hardricourt à vendre, comprenant un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles. Mise à prix ? 735.000 euros.

"Tout est dans un état lamentable"

Seul problème, de l’avis de plusieurs spécialistes de l’immobilier, les enchères ne devraient pas dépasser les 1,2 million d'euros. En cause ? Le mauvais entretien du manoir laissé à l'abandon depuis de nombreuses années.

A la lecture de l’annonce, Marcel et sa femme ont été charmés. Pourquoi ne pas se payer un château du roi Bokassa 1er pour s'en faire une résidence secondaire ? Une fois sur place, le couple a vite déchanté. "Tout est dans un état lamentable" déplore Marcel. Et d’énumérer les dégâts : "le manoir n’est pas chauffé, des vitres sont cassées, des plafonds tombent". Le couple n’a même pas pu visiter toutes les pièces du manoir pour des questions de sécurité.

La famille Bokassa divisée

Dans la famille Bokassa, on reconnaît que les lieux n’ont pas été entretenus depuis la saisie du château par l'Etat. "On a tout simplement négligé ce que notre père nous a laissé par manque de moyens" explique Marie-France Bokassa, l’une des filles de l’ancien roi de Centrafrique.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père, accuse, lui, l’Etat français de spoliation de l'héritage de sa famille. Il a demandé à Nicolas Sarkozy d'intervenir pour empêcher cette mise aux enchères. Sans succès.

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