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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 16:23

 

 

 

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Laurent Sadou : Alors il y a une position qui devrait peser dans le débat, c’est celle du président tchadien  Idriss Déby, passablement agacé par son homologue centrafricain comme l’explique Rolland Marchal du CNRS.  


Réaction de Rolland Marchal

 

Roland-Marchal.jpg

 

Chargé de recherches au CNRS


« Il y a effectivement la position du président Déby qui est sans doute celle d’un chef d’état qui a beaucoup fait pour maintenir au pouvoir le président Bozizé et qui est agacé par l’immobilisme de ce dernier et son incapacité à répondre aux fortes suggestions faites par le président tchadien depuis assez longtemps mais particulièrement depuis le printemps. Le président tchadien a appelé à un dialogue  politique national et à des décisions radicales pour stabiliser et mettre en œuvre des accords de paix intégralement et il n’a pas du tout été suivi jusqu’à l’heure actuelle et on peut penser que l’interposition actuelle des forces armées tchadiennes dans ce qui se passe en Centrafrique va donner lieu également à des conditionnalités politiques émises par les chefs d’état de la région qui concerneront non seulement la question des rebelles armés aujourd’hui mais également le climat politique intérieur. »  

 

Laurent Sadou : Que veulent les rebelles au juste ?

 

Ghislaine Dupont : Les rebelles réclament le respect des accords de Birao  signé entre le gouvernement et l’UFDR en 2007, accord qui prévoyait le désarmement et la réinsertion des combattants. Ils exigent également la mise en œuvre des conclusions du DPI tenu en décembre 2008 à Bangui réunissant le pouvoir, les rebelles, les syndicats et la société civile, ce forum avait abouti à plusieurs engagements. La formation d’un gouvernement de large union, la tenue d’élections libres et transparentes, la création d’une commission vérité et réconciliation. Quatre ans plus tard, tout serait donc à refaire. Viennent ensuite des réclamations d’ordre judiciaire avec la mise en place de commission d’enquête pour connaître notamment le sort d’un ancien leader rebelle Charles Massi arrêté par les autorités centrafricaines et disparu depuis 2009. Le point 7 concerne la demande de libération de tous les prisonniers centrafricains. L’alliance rebelle veut également obtenir le paiement de primes promises à chaque combattant selon un accord passé avec le président Bozizé. Dans son communiqué le Séléka se dit prêt à encourager le retour à la paix si le gouvernement consent à débattre de ces questions. Dans le cas contraire il affirme qu’il mettra tout en œuvre pour changer le régime de Bangui qualifié de « prédateur ».  

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