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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:50

 

 

 

 

 

 

Leonard-Sonny.JPG

 

                                                                 Léonard SONNY

 

 

 

Mpokomandji Sonny

                                              l'Honorable Mpokomandji SONNY

 

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Léonard SONNY et son épouse, ici avec Joseph KITICKI-KOUAMBA du KNK et conseiller diplomatique de BOZIZE

 

 

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Bangui 28 avril (C.A.P) – Le jeudi 26 avril dernier, l'expert-comptable Leonard SONNY a été expulsé de force de son cabinet situé dans l’immeuble CATTIN en face de la pâtisserie Phénicia au centre-ville et bien connue des Banguissois, par les éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) comme s’il était un bandit de grand chemin ou un criminel.

Le frère aîné de l’expulsé, l'honorable Mpokomandji SONNY député de Nola, a été lui aussi embarqué de force lui aussi par les policiers de l’OCRB avant d’être relâché. A donné une conférence de presse ce jour au cours de laquelle il a déclaré ceci : « L'expulsion n'as pas été signifiée et la procédure du jugement d'adduction n'est pas respectée. Cette décision est purement politique et non juridique.»

Il s’agit d’une nouvelle étape dans un vieux contentieux opposant l’expert-comptable à Serge SINGHA BENGBA qui prétend avoir acquis l’immeuble dans lequel se trouve le cabinet de Léonard Sonny et que ce dernier devrait libérer les lieux.

Cette affaire rappelle outrageusement celle de l’immeuble Bangui 2000 prétendument acheté par Ali EL AKHRASS, immeuble au sein duquel se trouvaient aussi le cabinet du bâtonnier Me Symphorien BALEMBY et la société ADMN de Jean Daniel DENGOU qui avaient été expulsés manu militari avant d’être contraints de quitter précipitamment le pays pour s’exiler en France lorsque Bozizé en personne avait ordonné qu’ils soient dépecés les accusant sans la moindre preuve d’être les auteurs de l’incendie pourtant volontaire du supermarché RAYAN de son ami le commerçant libanais Ali EL AKHRASS.

Au pouvoir donc en position de force, Bozizé, Ndoutingaï et Findiro se sont mis dans la tête qu’ils doivent en profiter pour devenir propriétaires de tous les vieux immeubles du centre -ville de Bangui quitte à piétiner le droit en expulsant de force tous ceux qui s’aviseront à vouloir faire de la résistance. C’est aussi cela qui fait le charme du dictateur Bozizé sur lequel beaucoup s’étaient de grandes  illusions.

Les Centrafricains doivent se mobiliser pour se débarrasser de ce dictateur car si on pense que la répression du pouvoir de la bozizie ne s’abat que sur quelques-uns, le jour où elle se tournera vers le dernier des Centrafricains, ce sera trop tard. Cette dictature n’est pas réservée ou destinée qu’aux autres. C’est une machine infernale qui est censée broyer tout le monde.   

 

Dans la série "Relisons nos classiques", ce texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes.

 

«Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.»

c/
Quand on a arrêté les communistes, je n'étais pas communiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les socialistes, je n'étais pas socialiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les Juifs, je n'étais pas Juif, je n'ai rien dit ;
Quand on est venu m'arrêter, il n'y avait plus personne pour protester.


[ Pasteur Niemöller ]« Version Badinter »



Robert Badinter : Les Droits de l'homme d'abord ça se défend pour les autres. Voici une histoire. Un homme raconte : "Les policiers nazis ont d'abord arrêté les communistes. Comme je n'étais pas communiste, je n'ai rien fait. Puis ils ont arrêté les socialistes. Je n'étais pas socialiste alors je n'ai pas bougé. Puis les syndicalistes. Je n'étais pas syndicaliste. Ensuite les Juifs, je n'étais pas juif et puis les protestants, je n'étais pas protestant, je n'ai toujours rien fait. Enfin, un jour, ils ont frappé à ma porte. J'ai cherché autour de moi de l'aide mais j'étais tout seul."

 

 

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