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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:52

 

 

urgent

 

 

Demafouth JJ 


Bangui, 16 mars 2013 (CAP) – D’après des informations d’une source digne de foi proche des autorités de Bangui, l’expulsion de Jean-Jacques Demafouth qui s’était enfui au Tchad mercredi dernier serait actuellement en cours. De concert avec les autorités de Bangui, celles du Tchad ont décidé de reconduire sous bonne garde l’ancien responsable de l’APRD de la ville de Goré (Tchad) jusqu’à son lieu de départ Paoua en Centrafrique, pour le confier aux forces de la MICOPAX qui se chargeront de le conduire jusqu’à Bangui dans la journée.

 

Toujours selon notre source, Demafouth ne faisait l’objet d’aucune menace d’arrestation de la part du pouvoir de Bangui tant et si bien que sa fuite au Tchad est interprétée par les autorités comme relevant de la « mythomanie pure » de l’intéressé qui aime bien les coups de publicité et qu’on parle de lui. Apparaissant comme un des plus grands perdants des Accords de Libreville ayant débouché sur la nomination d’un PM de l’opposition et la formation d’un gouvernement d’union nationale dont il ne fait pas partie, il fallait bien qu’il rappelle à la classe politique et à l’opinion qu’il existe.

 

On se souviendra que lors de la réunion qu’il avait tenue au palais de la Renaissance après son retour de Libreville, Bozizé avait donné publiquement lecture d’un courrier que Demafouth lui avait adressé pour lui demander de le nommer premier ministre. On connaît la suite de l’histoire. A Bangui, personne ne comprend plus rien à la démarche de l’ancien ministre de la défense d’Ange-Félix Patassé qui semble de plus en plus isolé sur la scène politique centrafricaine où il n’a plus d’espace vital pour se mouvoir.

 

L’APRD dont il fut le chef est dissout. Au lendemain des élections de janvier 2011, escomptant une nomination à la primature, il a suspendu les activités de son parti politique, la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) pour faire un clin d’œil à Bozizé tout en reconnaissant les résultats de sa réélection en assistant à la cérémonie de son investiture mais il a fait chou blanc.

 

Dans la foulée, il a donc refusé de contester auprès de la cour constitutionnelle les résultats de cette mascarade électorale dont lui-même a été victime dans sa ville de Sibut. Il n’a pas non plus voulu faire partie du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE) créé par les candidats malheureux à ces élections de 2011 dont Ange-Félix Patassé Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo et Nicolas Tiangaye.    

 

En décembre dernier, il a gagné Paris où venait de se créer le Front Républicain pour l’Alternance Politique dans le but de surfer sur les victoires militaires sur le terrain de SELEKA qui avançait à grande vitesse vers Bangui mais personne n’a voulu de lui. Il réussit à s’envoler pour Libreville où il put néanmoins de guerre lasse, se glisser dans la délégation de l’entité « opposition armée non combattante » avec Abakar Sabone et Joachim Kokaté qui en réalité ne voulaient pas non plus de lui. La suite de l'histoire est connue.

 

 

 

Jean-Jacques Demafouth a été renvoyé du Tchad vers la Centrafrique

 

 

demafouth_0.jpg


RFI  samedi 16 mars 2013

 

Les autorités tchadiennes ont extradé l'opposant centrafricain malgré les menaces qui pèsent sur sa vie et malgré l'opposition du Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), qui, jusqu'au bout, a tenté de s'opposer à cette expulsion. Un officier de protection de l'agence onusienne a accompagné Jean-Jacques Demafouth jusqu'à la frontière. Et c'est alors qu'il tentait des démarches auprès des autorités locales que l'expulsion a eu lieu.

 

Aux dernières nouvelles, Jean-Jacques Demafouth serait sous la protection de la Fomac, la force sous-régionale déployée fin 2012 en Centrafrique pour stopper l'offensive des rebelles de la Seleka. La Fomac, de même que la direction de la Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), se refuse pour l'instant à tout commentaire.

 

Aminata Gueye est la représentante du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) au Tchad. Elle proteste contre cette expulsion

 

« Les décisions ne devaient pas se prendre au niveau du terrain, mais au niveau de Ndjamena » 

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