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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:59

 

 

 

 

Bbrazzaville.jpg

   
 

Un incendie dans deux magasins de munitions d'un dépôt de la caserne du « régiment blindé » au quartier Mpila, dans l'est de la ville, serait à l'origine de plusieurs explosions successives, qui ont secoué dimanche 04 mars 2012 Brazzaville, ont indiqué à l'AFP des militaires sous couvert d'anonymat. Le bilan des explosions s'élève à environ 200 morts, et de plus de 1.500 blessés, selon des sources hospitalières citées par un responsable de la présidence congolaise.


Cinq explosions très fortes et espacées se sont produites entre 08H00 locales (07H00 GMT) et 10H45, qui ont même secoué et fait des dégats matériels à Kinshasa, la capitale de la RD Congo voisine, séparée de Brazzaville par le fleuve Congo. Un énorme panache de fumée s'est élevé au-dessus de Brazzaville et des détonations plus légères et à intervalles irréguliers ont été perceptibles jusqu'en début d'après-midi.

Des informations contradictoires circulent sur la cause de ces explosions. Certains parlent d'un dépôt de munitions qui aurait pris feu à cause d'un court-circuit . D'autres par contre parlent d'un sabotage d'origine jusqu'ici inconnue. Dans tous les cas les multiples explosions ont fait beaucoup de dégâts tant sur le plan matériel qu'humain.

Plus de 200 personnes ont été tuées et plus de 1.500 personnes sont, grâvement ou faiblement, blessées, de nombreuses maisons détruites dans une série d'explosions dimanche dans un dépôt de munitions à Brazzaville, la capitale du Congo, ont indiqué les autorités congolaises. Des militaires du régiment de blindés figurent parmi les victimes. « Il y a plus de 100 morts et plusieurs centaines de blessés », a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy, confirmant des chiffres donnés à l'AFP par le ministre de l'Intérieur. Selon l'« agence Chine nouvelle », qui cite des sources officielles chinoises, trois ouvriers chinois ont été tués et de nombreux autres blessés.

Dans l'après-midi, une source diplomatique européenne à Brazzaville interrogé par l'AFP depuis Paris avait donné un bilan d'« au moins 150 morts dans les hôpitaux militaires et environ 1.500 blessés dans un état plus ou moins grave ».


PANIQUE À BRAZZAVILLE

De nombreuses maisons ont été rasées par le souffle de l'explosion, des vitres ont volé en éclats, des toitures ont été éventrées et des portes défoncées, a constaté un journaliste de l'AFP, des logements et bâtiments ont été touchés jusqu'au centre-ville. Le chapelet de déflagrations a provoqué des mouvements de panique, rappelant aux habitants de la ville le temps de la guerre civile il y a une dizaine d'années. Les « forces de sécurité » ont établi un cordon de sécurité autour du quartier dévasté, que les habitants tentaient de fuir. « J'ai vu un homme transporté à l'hôpital avec les intestins à l'air. Il avait été touché par un éclat », a raconté un témoin. « Une église pleine de fidèles s'est effondrée », a dit un autre.

Le quartier ressemble à une zone de guerre, jonchée de débris et parsemée de bâtiments effondrés ou en feu, a constaté un journaliste de Reuters. Des gens ont fuit « avec leurs bagages sur la tête, pieds nus, certains à peine habillés. Il n'y a pas de circulation, pas de bus, pas de taxi », a témoigné en fin de matinée une habitante. « Des habitants sont encore (prisonniers) dans leurs maisons. Ils disent que tout le quartier de Mpila a été détruit », a précisé Betu Bangana. Il y aurait plusieurs centaines de blessés.

La télévision congolaise a diffusé des images de scènes de panique et de blessés affluant dans les hôpitaux, où les médecins sélectionnent les blessés les plus graves pour les opérer immédiatement. Elle diffuse également un appel à la mobilisation du personnel médical.


DU CÔTÉ DE KINSHASA

La panique a également gagné Kinshasa, de l'autre côté du fleuve Congo, large à cet endroit de 700 mètres. Un habitant de la capitale de la République démocratique du Congo a raconté qu'une fenêtre de son domicile avait été soufflée par la puissance des explosions. Le trafic des passagers sur le fleuve entre Kinshasa et Brazzaville a été suspendu jusqu'à lundi, selon une source au port de Kinshasa.


UNE ENQUÊTE SERA DILIGENTÉE

Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, qui s'est rendu sur les lieux du sinistre, a annoncé une « enquête pour savoir ce qui s'est passé exactement », a-t-il déclaré à la télévision nationale. « Je vais rassembler le gouvernement pour examiner cette situation. Le gouvernement, en pareilles circonstances doit être uni et soutenir les familles affectées. On va aider tout le monde, notamment les blessés. Nous allons demander aux pharmaciens et aux médecins de s'occuper d'eux », a ajouté le président.

Le ministre congolais de la Défense, Charles Zacharie Bowao, a démenti les rumeurs de tentative de coup d'Etat ou de mutinerie, et déclaré à la radio d'Etat que les explosions ont été provoquées par un incendie accidentel, dans le même temps, le porte-parole du gouvernement a appelé les Brazzavillois « à se rendre dans les hôpitaux pour faire des dons de sang ».

LA FRANCE AU SECOURS DES VICTIMES

La France va envoyer une aide d'urgence à Brazzaville au Congo, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. « J'ai donné instruction au Centre de crise du Quai d'Orsay en liaison avec les autorités congolaises d'envoyer une aide d'urgence qui parviendra rapidement à Brazzaville », a indiqué M. Juppé dans une déclaration.

Le ministre a adressé ses condoléances aux victimes ainsi qu'à leurs familles et à leurs proches. « Dans ces circonstances particulièrement tragiques, je tiens à exprimer, à nouveau, la solidarité de la France aux autorités et au peuple congolais durement atteints par ce drame », a-t-il ajouté.

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