Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 00:07

 

 

 

    Djibril-Bassole-et-Sanogo.JPG

 

 

La junte abandonne le pouvoir à Bamako

06 avril 2012

Voilà un grand, un immense pas en avant vers la résolution de la crise au Mali. Vers neuf heures du soir (à Bamako), le capitaine Sanogo, chef de la junte, s'est résolu à signer enfin un accord-cadre avec le médiateur de la Cédéao (états de la région), représenté par le burkinabé Djibril Bassolé, signifiant que les putschistes abandonnent le pouvoir et permettent un retour à "l'ordre constitutionnel".

Une fois la vacance du pouvoir constatée - en l'absence du président Amadou Toumani Touré -, le président de l'Assemblée nationale sera investi président. Puis un premier ministre sera nommé, qui disposera des pleins pouvoirs, et prendra la tête la tête d'un Gouvernement d'union nationale, pour gérer les urgences : préparer des élections, faire face à la crise humanitaires, et trouver une solution pour mettre fin aux rébellions dans le nord du pays.
Une structure de suivi a été créée pour les putschistes qui avaient demandé, pendant les négociations, que leur immunité soit garantie. Une loi devrait être votée en ce sens, comme le garantit l'accord cadre. Dans les milieux diplomatiques, on attendait la "fumée blanche" signalant cet accord depuis plusieurs jours.

Des élections devraient être organisées, de préférence dans les mois qui viennent. Dans l'intervalle, des négociations pourront être engagées avec les rébellions touaregs. Djibril Bassolé, le représentant du président burkinabé Blaise Compaoré, a mené les négociations jusqu'à ce premier succès. Ce soir il a prévenu que la mission du gouvernement serait de mettre fin à la situation de la moitié nord du pays, sous contrôle de plusieurs mouvements rebelles qui semblent au bord d'un affrontement, et que les deux options seraient au nombre de deux: soit des négociations en bonne et due forme, soit "la guerre".

Les réactions très vives, immédiates (et prévisibles) de rejet de la déclaration unilatérale d'indépendance formulée la nuit dernière par le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), laissent envisager des discussions fructueuses dans un avenir proche. On pourra voir au passage quel est le poids réel des différents groupes rebelles de tendance islamiste qui ont pris position dans plusieurs villes du Nord, parallèlement au MNLA, sans parler de la présence de combattants d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) toujours en possessions d'otages occidentaux.

Première leçon de cet épisode : la rapidité et la fermeté de la Cédéao (Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest), a payé. Des sanctions imposées tambour battant (qui sont aussitôt levées, avant d'avoir eu de l'effet, en réalité), une médiation appuyée par le poids de présidents déterminés, à commencer par l'actuel président de la Cédéao, le président ivoirien Alassane Ouattara, tout cela a conduit les putschistes à s'effacer sans entraîner de gros dégâts. Le coup d'état du 22 mars n'aura entraîné la présence d'une junte à Bamako que 15 jours durant. Avant que les officiers se radicalisent, ou soient débordés par d'autres militaires qui ont songé à un "coup dans le coup" les jours derniers. Une hypothèse neutralisée par le rythme rapide d'avancement des négociations.

Il reste à présent de gros problèmes à résoudre dans le Nord avec les groupes rebelles et une situation humanitaire au bord de la catastrophe, mais la crédibilité de la Cédéao, considérablement renforcée, devrait permettre de peser sur la situation en brandissant la menace d'une intervention militaire régionale. Après cette première victoire -le retour d'un pouvoir légitime-, tout semble possible, tout à coup. Mais au fait, et ATT ? Le président renversé le 22 mars, qui avait quitté la présidence, sur les hauteurs de la ville, sous le feu des mutins devenus putschistes, se sera donc effacé. Il ne lui restait plus qu'un mois pour terminer son second mandat. Djibril Bassolé a signalé qu'il pourrait revenir "dans la maison de son choix" et que sa sécurité serait assurée. Fini les sanctions, fini la junte, il y a enfin des raisons d'espérer au Mali.

 

Au Mali la junte et la Cédéao signent un "accord-cadre"

La junte militaire qui a pris le pouvoir le 22 mars au Mali a signé vendredi un "accord-cadre" avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Celui-ci prévoit le retour de l'ordre constitutionnel complet.

"Il y a eu un accord signé" par le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, avec le ministre burkinabé Djibrill Bassolé, représentant du médiateur pour la crise malienne. Le texte prévoit que la cour Constitutionnelle investisse pour l'intérim du pouvoir le chef du parlement, a expliqué une source proche de la junte.

Des ministres chargés des questions de diplomatie - un Ivoirien et un Nigérian - en ont été les témoins officiels, selon la même source. Le texte, de cinq pages, prévoit la désignation d'un "Premier ministre de transition, chef du gouvernement.

Celui-ci aura pour mission de "conduire la transition, de gérer la crise dans le nord du Mali et d'organiser des élections libres, transparentes et démocratiques", d'après la même source.

Vers une levée de l'embargo

Suite à cet accord avec la junte, le président de la Cédéao, l'Ivoirien Alassane Ouattara va demander des dispositions pour faire lever "immédiatement" les sanctions de cette organisation contre le Mali. Cette information a été donnée par le ministre burkinabé Djribril Bassolé s'exprimant au nom de la médiation.

Le 2 avril, la Cédéao (15 pays dont le Mali) a décidé un embargo total, avec effet immédiat, contre ce pays sahélien de 15 millions d'habitants en vue d'obtenir le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'Etat militaire du 22 mars.

Cet embargo comprend notamment la "fermeture de toutes les frontières des Etats membres de la Cédéao avec le Mali, sauf à des fins humanitaires". L'embargo comprend également le gel du comptes du Mali à la banque régionale BCEAO.


(ats / 07.04.2012 00h48)

 

Mali: accord-cadre junte et Cédéao, vers un intérim du chef du parlement

BAMAKO - La junte militaire qui a pris le pouvoir le 22 mars au Mali a signé vendredi avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) un accord-cadre pour le retour de l'ordre constitutionnel complet, avec un intérim assuré par le chef du parlement, selon un proche de la junte.

Il y a eu un accord signé par le chef de la junte, le capitane Amadou Sanogo, avec le ministre burkinabè Djibrill Bassolé, représentant du médiateur pour la crise malienne.

Le texte prévoit que la cour Constitutionnelle constate la vacance de la présidence et investisse pour l'intérim du pouvoir le président de l'Assemblée nationale, a expliqué une source proche de la junte.

Des ministres chargés des questions de diplomatie - un Ivoirien et un Nigérian - en ont été les témoins officiels, selon la même source.

Le texte, de 5 pages, prévoit la désignation d'un Premier ministre de transition, chef du gouvernement et ayant pour mission de conduire la transition, de gérer la crise dans le nord du Mali et d'organiser des élections libres, transparentes et démocratiques, d'après la même source.

La télévision publique ORTM annonce une déclaration imminente sur l'accord-cadre intervenu entre le CNRDRE (junte) et la Cédéao, qui n'avait pas commencé à être diffusée vers 21H30 locales (et GMT).


(©AFP / 07 avril 2012 00h21)

 

Mali : la junte et la Cédéao concluent un transfert de pouvoir

 

RFI samedi 07 avril 2012

 

 

 

Le capitaine Sanogo, chef de la junte malienne qui a pris le pouvoir le 22 mars a annoncé, vendredi 6 avril, la signature d'un accord-cadre avec le représentant du médiateur burkinabè pour la crise malienne Djibril Bassolé. Lors d'une déclaration à la télévision publique ORTM, la junte a détaillé les points de cet accord qui prévoit le transfert du pouvoir.

 

Après six longues heures de négociation, la junte et la Cédéao ont présenté un accord complexe qui comprend plusieurs étapes. Dès la constatation officielle de la vacance du pouvoir du président Amadou Toumani Touré dans les prochains jours, Dioncounda Traoré, le président de l'Assemblée nationale, prendra la tête du Mali par intérim. Son rôle restera apparemment mineur, vu l'impossibilité de respecter la Constitution qui stipule d'organiser des élections dans les 40 jours.

 

Dans le même temps, des consultations menées par la président burkinabè Blaise Compaoré doivent permettre de doter le Mali d'un Premier ministre de transition disposant des pleins pouvoirs et d'un gouvernement consensuel de mission. Ce sont en fait ces instances qui devront gérer véritablement la période de transition. Avec deux grands objectifs : gérer la crise du Nord avec l'accord de la Cédéao en négociant avec les groupes rebelles ou par la force en cas d'échec des pourparlers, puis mettre en place un calendrier pour organiser le scrutin présidentiel.

 

La négociation a également mis fin aux sanctions, à l'embargo total qui frappait le Mali. Le président ATT est en droit de vivre libre et d'avoir une protection, tout comme ses anciens ministres emprisonnés depuis le coup d'Etat. Enfin, un article de cet accord-cadre prévoit une amnistie pour les putschistes au pouvoir depuis le 22 mars.

 

 

 

Mali: le président Touré doit être protégé et libre de choisir sa résidence

BAMAKO AFP / 07 avril 2012 00h53 - La Cédéao souhaite que le président malien Amadou Toumani Touré renversé le 22 mars par la junte soit protégé et libre du choix de sa résidence, a déclaré vendredi le ministre burkinabè Djibrill Bassolé, au nom de la médiation dans la crise malienne.

Nous avons (...) souhaité que le président Amadou Toumani Touré puisse être admis à retourner à la maison de son choix, et qu'il puisse bénéficier aussi de la sécurité par les forces de défense et de sécurité, a déclaré M. Bassolé s'exprimant au nom du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour la crise malienne. Il s'exprimait à la télévision publique ORTM, après la lecture d'un accord signé avec les putschistes.


(©)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE