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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 00:59

 

 

 

Gaston-Mandata-Nguerekata.jpg

 

                                 Pr Gaston Mandata Nguérékata

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 16 Août 2011 13:05

Bientôt 3 semaines de grève à l’Université de Bangui. Les Enseignants réclament l’application d'un décret Présidentiel de 2005 qui vise à revaloriser leurs fonctions et leur rémunération. Les étudiants quant à eux demandent plus de transparence et d'équité dans l’attribution des bourses nationales, et leur gestion. Une voix se lève pour lancer un appel au gouvernement. Celle de Gaston Mandata N’Guérékata Professeur titulaire et Ancien Recteur de l’Université de Bangui. Il est actuellement Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences à Baltimore aux Etats Unis.

Le professeur N’Guérékata invite le gouvernement centrafricain au dialogue pour éviter l’année blanche. Son appel est contenu dans un texte, en guise de contribution que Radio Ndeke Luka a reçu samedi 13 août 2011.

Depuis les Etats Unis, l’ancien recteur fait remarquer qu’ « une année blanche à l’Université de Bangui serait dramatique pour la jeunesse, et pour la nation. Il trouve les revendications tant des professeurs que des étudiants, légitimes. Elles méritent la plus grande attention ».

C’est pourquoi il invite le gouvernement à plus de modération, de sagesse, et à la pratique constante du dialogue. « Je suis persuadé, écrit le professeur N’Guérékata, qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément, satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères ».

En face, poursuit l’ancien recteur, le gouvernement clame à qui veut l’entendre que les caisses de l’Etat sont vides. Il rappelle que « l’Université de Bangui est le seul centre d'excellence national d'enseignement qui forme, avec des moyens dérisoires, un très large spectre de cadres moyens et supérieurs: infirmiers, médecins, ingénieurs, juristes, économistes, enseignants »

L’ancien recteur fait le constat que « les enseignants de notre Université ont cependant les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale. Beaucoup quittent l’Université pour des postes plus rémunérateurs dans l’administration et le gouvernement, si ce n’est l’exil ». Il se dit convaincu que si cet exode des cerveaux n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail, il deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays.

 

Centrafrique: L’appel du Pr. Gaston Ngerekata après la grève des enseignants du supérieur

Par Fleury Koursany  JdB - 16/08/2011

«Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat, (…) nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants»

 

La vacance universitaire du fait des séries de grèves déclenchées sur le campus universitaire en République Centrafricaine interpellent les compatriotes. A l’extrême bout du monde et précisément aux Etats-Unis, un compatriote centrafricain, Gaston N’Guérékata, Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences, dans une sorte de contribution entend demander au gouvernement centrafricain de sauver l’année scolaire en cours de peur d’une année blanche. Dans sa contribution publiée dans les colonnes de certains journaux centrafricains, le Professeur Gaston N’Guérékata demande au gouvernement centrafricain de dialoguer avec les enseignants du supérieur et organisation estudiantine afin de trouver une réponse à leurs revendications qu’il considère comme légitimes.

Pour ce compatriote, une année blanche serait dramatique pour la jeunesse et la nation centrafricaines. Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, où il fait bon étudier; et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères. Reconnaissant au passage que les enseignants de l’Université de Bangui ont les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale, cela a pour conséquence, l’exode des cerveaux. Ce qui selon Gaston N’Guérékata, s'il n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail, deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays.

Reste à voir si le gouvernement centrafricain aura une oreille attentive aux sollicitations de ce compatriote d’autant plus que la chanson qui n’a cessé de fredonner depuis ces derniers temps est celui selon laquelle, les caisses de l’Etat sont vides.

 

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