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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 05:37




 

Par Jean.Francois.Channon | Mardi 8 décembre 2009 | Le Messager

L’actuel président centrafricain, semble être très respectueux des aînés. Depuis à peu près 6 ans qu’il est au pouvoir en RCA, on ne lui connaît jusque là aucune animosité particulière, ou alors aucun éclat de voix particulier avec ses homologues d’Afrique centrale notamment. Au contraire, avec chacun des chefs d’Etat de la sous région, « le chef de l’Etat entretient des relations teintées de cordialité et de considération », pour reprendre un commentaire d’un de ses proches collaborateurs. Ce général d’armée qui pris le pouvoir suite à ce qu’il a toujours appelé « le sursaut patriotique », avant de se faire élire démocratiquement confiait alors au reporter du Messager à Bangui en juin 2007 que « mes aînés m’ont bien reçu. Ils m’ont conseillé et ont guidé mes premiers pas. »

Lorsque 5 ans après son arrivée au Palais présidentiel de Bangui, il a été porté à la présidence en exercice de la Communauté monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), succédant ainsi à Paul Biya, François Bozize n’a pas connu de répit. D’abord sur le plan intérieur. On ne peut pas être à la tête de la CEMAC alors que dans son propre pays ça tire sans cesse dans tous les coins et recoins, et que l’insécurité est grandissante.  Il lui fallait absolument faire des pas vers les différentes adversités, construire le consensus autour de sa personne, et faire une paix durable avec les différentes rébellions qui sévissaient en Centrafrique au point de la fragiliser redoutablement. En décembre 2008, presque toutes les fractions rebelles étaient au Palais de l’Assemblée nationale à Bangui, où se tenait le Dialogue politique inclusif (DPI). Pendant presque deux semaines, les Centrafricains se sont parlés, se sont contredits, se sont même insultés, bref, ont en quelque sorte lavé le linge sale en famille, sous la houlette du médiateur, l’ex défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba. Si les conclusions du Dialogue politique inclusif n’ont pas fait pour autant l’unanimité, notamment dans la mise en place d’un nouveau gouvernement pour ce qui est des partages des postes, François Bozize a au moins réussi un pari : celui de rendre son pays fréquentable.

C’est alors par suite qu’il fallait s’attaquer au mandat que les autres chefs d’Etats lui ont confié à la tête de la CEMAC. C’était en tout cas le plus difficile. On le sait, l’intégration sous régionale, notamment dans ses dimensions sociale (libre circulation des personnes), économiques (libre circulation des biens) et politique (mise en place d’un Parlement d’Afrique centrale dans l’esprit de Barthélemy Boganda, le père de l’Etat centrafricain), piétine. Plus grave encore, certains Etats d’Afrique centrale se montrent même inaccessibles aux citoyens d’autres pays d’Afrique centrale. De plus, les efforts pour relier les différentes capitales des pays de la CEMAC par des réseaux routiers fiables ne sont pas partagés par tous. Bref c’est une Afrique centrale aux divergences et motivations à la fois multiples et particulières qu’a héritées François Bozize à Yaoundé lors du sommet où le président Paul Biya du Cameroun lui a passé le témoin. L’homme aura le temps de faire son bilan le 14 décembre 2009 à Bangui, où doit se tenir le 10è sommet de la CEMAC. Ce sera le tout premier sommet sans Omar Bongo Ondimba. Son bilan sera positif si la plupart des chefs d’Etat (sinon tous) sont présents au bord du fleuve Oubangui. On sait que François Bozize en homme neuf dans la sous région semble avoir la sympathie de tous. Du Congolais Denis Sassou Nguesso à aujourd’hui au Camerounais Paul Biya, en passant par le Tchadien Idriss Deby Itno, à l’Equato guinéen Obiang Nguema Mbazogo et au Gabonais Ali Bongo Ondimba, l’actuel président centrafricain à su conduire un rapprochement dont on attend la consécration au sommet de Bangui. Sa présente visite dans la capitale camerounaise, où il est l’hôte du réputé très difficile Paul Biya, rentre dans une stratégie marketing politique de ce sommet de Bangui.

Hier lundi 7 décembre 2009, les deux hommes d’Etat et leurs épouses respectives ont été acclamés dans les rues de Yaoundé, notamment sur le  parcours présidentiel par une foule diverse. François Bozize et Paul Biya ont par la suite eu au mois trois tête à tête. On imagine que le président Bozize aura tout essayé pour convaincre Paul Biya à lui faire l’honneur en tant que « grand frère », de se rendre à Bangui dans quelques jours. Et surtout de lui dire que la vitalité de la CEMAC dépend en grande partie de lui. Lui le désormais leader, difficilement incontestable de la sous région. Et pour cela, François Bozize, l’homme qui a réussi à convaincre la rébellion de son pays, et est allé partout en Afrique centrale rencontrer ses homologues semble avoir une certaine veine. Puisque dans cette Afrique centrale aux multiples intrigues égoïstes, il a réussi à se faire inviter à Yaoundé par le président de la République du Cameroun. Alors, face aux défis majeurs qui interpellent la CEMAC, Paul Biya va-t-il se laisser convaincre par François Bozize ? Attendons de voir d’ici à la fin de cette visite, ce jour.

 

Yaoundé et Bangui résolus à renforcer la sécurité transfrontalière

(Xinhua) mercredi 9 décembre 2009 - Le Cameroun et la République centrafricaine vont prendre des mesures concertées pour combattre l’insécurité transfrontalière, faciliter le transport des marchandises vers RCA et promouvoir l’intégration sous-régionale, selon le communiqué conjoint publié mardi au terme d’une visite officielle du président centrafricain François Bozizé à Yaoundé.

« Face à l’insécurité transfrontalière notamment le phénomène de coupeurs de routes, la circulation des armes légères et de petits calibres, l’enlèvement des personnes contre des demandes des rançons, le vol des bétails, les deux chefs d’Etats ont convenu de conjuguer leurs actions dans divers cadres à l’instar de l’initiative tripartite sur l’insécurité transfrontalière qui réunit le Cameroun, le Tchad et la RCA ou dans le cadre et du comité des chefs de police de l’Afrique centrale », selon le communiqué.

Les deux chefs d’Etats ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le processus de délimitation et de démarcation de leur frontière terrestre longue de 561 km.

Abordant les problèmes relatifs au transport terrestre local, François Bozizé et Paul Biya ont convenu de renforcer les mesures prises pour faciliter le transport des marchandises à destination de la RCA le long du corridor Douala-Bangui (1500 Km) pour une évacuation fluide de celles-ci.

En outre, la nécessité de relancer les travaux de la commission mixte technique permanente de transport entre les deux pays, a été soulignée par les deux chefs d’Etats.

Située au centre du continent africain et ne disposant pas d’accès à la mer, le transport des marchandises à l’import et à l’ export de la RCA dépend en grande partie du corridor de transit Douala-Bangui.

Le Cameroun et la République centrafricaine ont aussi envisagé la création d’un centre de formation professionnelle des cadres qualifiés dans le domaine minier, selon le communiqué.

Au sujet de l’intégration sous-régionale, Paul Biya et François Bozizé ont réaffirmé leur résolution de mettre en place le plutôt possible le passeport biométrique baptisé passeport Cemac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale).

Les deux hommes se sont aussi engagés à approfondir des discussions sur certains sujets pendants de la Cemac avant la prochaine conférence des chefs d’Etats de cette communauté prévue à Bangui.

Mais, le sommet de la Cemac initialement prévu fin novembre et reporté au 14 décembre, pourrait encore une fois être reporté, a confié à Xinhua une source proche de la présidence de la république centrafricaine.

Durant son séjour de deux jours au Cameroun, François Bozizé, président en exercice de la Cemac, a invité Paul Biya à effectuer une visite officielle en RCA. Les modalités et la date celle-ci restent encore à déterminer par voies diplomatiques.

 

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