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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 02:38

 

 

 

Nguérékata en Martinique

 

 

Dans tout mouvement démocratique, la démission est une pratique courante, voire banale. Cependant, ce qui l'est moins c'est la volonté affichée de s'attaquer à l'honneur d'un homme, lorsqu'on est mû par l'esprit de vengeance. En effet, une campagne de dénigrement, savamment orchestrée par trois membres démissionnaires du CNRC-FB, vise le Pr Gaston MANDATA N'GUEREKATA. Certains termes utilisés sont d'une rare violence, genre je cite : "Je vais donner toutes mes forces pour organiser les funérailles médiatiques des fossoyeurs de la renaissance, de la démocratie, de l'espérance, de l'alternance, de la sécurité et de la paix ..." fin de citation. Quelles sont les causes d'un tel dérapage ?

 

La Centrafrique est une nation multi - ethnique. Ce fait de l'histoire est incontestable. Qu'on le veuille ou non. Dès lors, toute entité à vocation nationale se doit de prendre en compte un certain équilibre en termes de représentativité. Les lois de l'équilibre sont des lois universelles. Elles régissent la plupart des systèmes éclatés, qu'ils soient visibles ou invisibles et assurent leur cohésion. Un défaut d'équilibre entraîne dans bon nombre de cas une situation de rupture. Sans aucun doute, la compétence est un critère incontournable. Mais, à compétence égale, ne faut-il pas faire valoir d'autres critères ? En particulier, si l'on tient compte de la configuration éclatée de notre pays, n'est-il pas possible de considérer l'appartenance ethnique et/ou la parité femme/homme ? Pour ma part, je reste convaincu qu'il soit possible de bâtir un modèle d'intégration tenant compte de nos réalités que de vouloir transposer des modèles de toute évidence inapplicables.

 

Ce thème mérite à mon avis un débat, d'autant que notre pays vient de faire face à une rébellion armée, sur fond de revendications justifiées, à connotation ethnique. Ce drame, devrait interpeller tout centrafricain quel qu'il soit. Les accords de Libreville ont permis la formation d'un Gouvernement d'Union Nationale , où les ex-rebelles sont représentés. Fallait-il en arriver là, c'est à dire à la prise des armes pour se rendre compte que le pays a besoin d'être uni ? N'y avait-il pas moyen de prévoir ce drame qui somme toute a engendré plus de problèmes que de solutions ?

 

Doté d'une vision politique avant-gardiste, le Pr Gaston MANDATA N'GUEREKATA est un fervent défenseur d'équilibre ethnique et de la parité femme homme au sein du CNRC-FB. Toutefois, il est faux et mensonger d'écrire qu'un des candidats battus a mis en avant son origine ethnique pour exiger le poste de Vice -Président, démarche cautionnée par le Président N'GUEREKATA. D'abord, parce que ce candidat est le seul à présenter son Curriculum Vitae. Ensuite, lorsqu'on est titulaire d'un doctorat de physique et de surcroit Consultant en Energies Renouvelables, et Professeur Certifié des Sciences Physiques et chimiques, on est blindé vis-à-vis de ses éventuels concurrents en termes de compétence. Enfin, le fait d'occulter tout le parcours professionnel de ce candidat pour ne retenir que son appartenance ethnique en dit long sur la personnalité des cosignataires de ce texte dont le but est de vilipender le Pr N'GUEREKATA.

 

De même, prétendre qu'il y a eu déni de démocratie est un mensonge éhonté, puisque le vote a été invalidé à cause de très nombreuses irrégularités. En particulier, les articles 16, 17 et 18 du règlement intérieur n'ont pas été respectés. De plus, le scrutin a été organisé par ceux-là mêmes qui se sont portés candidats. Il y a donc conflit d'intérêt, les organisateurs étant juges et parties.

 

J'ai cru comprendre qu'il fallait faire la politique autrement   ....    Suivez mon regard.

Que Dieu protège la RCA contre ces prédateurs en devenir.

 

 

Á Fort-de-France, le 06 Février 2013

 

François MBOLIDI

Docteur en physique

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion