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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:24

 

 

 

Séléka à Damara

 

 

La tension a brusquement monté de plusieurs crans à Bangui. Les cinq ministres Séléka du gouvernement à savoir, Michel DJOTODIA, Moussa Mohamed DHAFFANE, Christophe GAZAM BETTY, Herbert Gontran DJONO AHABA, Amalas AMIAS  AROUNE, ainsi que NOURREDINE Adam partis rencontrer ce dimanche les combattants de la coalition Séléka  restés sur le terrain proche de Damara ont bel et bien retenus contre leur gré par ces derniers. Seul le général congolais, Noel Leonard ESSONGO, représentant spécial du Médiateur et Président du Comité de suivi des Accords de Libreville, le président Denis SASSOU NGUESSO ainsi que le ministre de l’Administration du Territoire Léon DIBERET, qui avaient accompagné sur le terrain les cinq ministres Séléka, ont pu regagner Bangui avec l’ultimatum des rebelles adressé à BOZIZE.

 

On savait que ces combattants rongeaient leurs freins tant leur volonté de marcher sur Bangui était toujours là, depuis qu’on leur avait signifié que Damara était la ligne rouge à ne pas dépasser et surtout l’entrée gans le gouvernement des cinq ministres issus des rangs de la coalition rebelle. Contacté par la rédaction de Centrafrique-Presse, le porte-parole en France de Séléka, Eric NERIS MASSI a déclaré : « Manifestement le maintien au pouvoir de BOZIZE ne permet pas au pays de retrouver la paix. Soit il applique intégralement les Accords de Libreville, soit il s’en va pour éviter une bataille inutile dans Bangui ».

 

Cette escapade a dû sans doute permettre au général congolais de prendre la mesure réelle du niveau de détermination des éléments de Séléka restés sur le terrain près de Damara. Forts du stock d’armement et des véhicules qu’ils ont récupérés dernièrement à Mobaye et Bangassou après la fuite des FACA, on peut raisonnablement penser qu’ils ont les moyens de marcher sur la capitale dont ils ne sont plus très éloignés.  

 

Entre la signature des Accords le 11 janvier 2013 et la mise en œuvre desdits, beaucoup de temps a été perdu par les parrains des négociations de Libreville et surtout par le Médiateur quant aux arbitrages à rendre et la constitution des comités techniques prévus dans la feuille de route du gouvernement d’union nationale sans compter BOZIZE qui a volontairement traîné les pieds en jouant la montre, pour nommer le PM et former le gouvernement.

 

Aujourd’hui, nous voilà encore retournés à la case départ. BOZIZE ne comprenant que le langage des armes et de la force, il assumera ses louvoiements et hésitations jusqu’ici pour appliquer la part qui lui revient dans les Accords de Libreville. Pourquoi a-t-il refusé jusque-là de libérer les prisonniers politiques dont tout porte à croire qu’un grand nombre a vraisemblablement déjà été exécuté.

 

Des rumeurs persistantes avaient circulé entre temps faisant régulièrement état de sacs en jute contenant des corps humains flottant sur l’eau du cours d’eau du PK 60 route de Boali, obligeant des habitants du coin à déménager devant ce macabre spectable. On peut comprendre logiquement que si ces prisonniers ne sont plus de ce monde, on ne peut donc plus les libérer par conséquent et auquel cas, BOZIZE devrait prendre son courage à deux mains et annoncer au pays que ces fameux prisonniers politiques ne sont plus en vie. Malheureusement en gardant le silence comme il le fait depuis, il génère une tension inutile.

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial