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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:43

 

 

 

houngbedji-14mars2011.jpg

 

 

Par Sekodo | 21/03/2011 | 19:32:20 rédaction de Koaci.com au Bénin

Alors que la cour constitutionnelle donne réélu Yayi Boni au premier tour Adrien Houngbédji tente un coup à l'ivoirienne

La décision de cette nuit de la Cour Constitutionnelle, proclamant, le président sortant vainqueur au 1er tour de la présidentielle du 13 mars dernier n’est pas du goût du candidat de l’union fait la nation qui vient de se proclamer président.

« J’ai gagné cette élection. Je suis le Président élu des Béninois» a déclaré avec fermeté cet-après midi le candidat de l’UN, Me Adrien Houngbédji pour fustiger les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle ce lundi à 1h15 Gmt. «Jamais je n’accepterai ces résultats. Je les rejette comme nuls et non avenus. Ce combat n’est pas celui d’un homme. A l’étape actuelle de mon existence, il s’agit pour moi de servir de défendre des valeurs qui nous sont chères, ce combat est celui de notre peuple contre la liquidation programmée de la démocratie. Les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle et entérinant tout ce qui précède, ne sont qu’une preuve supplémentaire du grand complot ourdi contre la démocratie dans notre pays» a-t-il ajouté très remonté.

«J’ai d’ores et déjà pris des initiatives, en concertation avec les responsables de l’UN, pour qu’ensemble nous en tirions les conséquences» révèle Me Adrien Houngbédji. Il invite tous les partis politiques et alliances de partis, tous les candidats, tous les syndicats, toutes les organisations de la société civile, tous les électeurs, tous les Béninois à s’opposer par tous les moyens à leur portée, à la liquidation des acquis de la Conférence Nationale. « Il n’y a de paix que dans la justice, il n’y a de démocratie que dans la transparence et la sincérité» argumente-il.

Pour lui, le scrutin du 13 mars 2011 a été un scrutin injuste dans toute ses phases, depuis la constitution de la liste électorale jusqu’à la proclamation des résultats : exclusion de plusieurs centaines de milliers de Béninois du droit de vote, inacceptable au point que le Chef de l’Etat a présenté des plates et inutiles excuses. Il déplore l’organisation de fraudes massives allant des faux bulletins, jusqu’aux bureaux de vote fictifs et à livraison de camion d’enveloppes de dépouillement hors délai et non scellés. Le dépouillement des bulletins et compilation des résultats sans aucun souci de transparence, le Président de la CENA étant devenu un appendice de la Présidence.

Aussi a-t-il rappelé qu’il y a de cela exactement 5 ans, à l’issue des élections présidentielles organisées dans notre Pays en mars 2006, qu’il a été le premier à intervenir devant les médias pour adresser un message de félicitation à Yayi Boni déclaré vainqueur. «Je l’ai fait à peine 15 minutes après la proclamation des résultats par la Cour Constitutionnelle, à la surprise d’une bonne partie de l’opinion publique nationale, créant ainsi dans notre pays et même dans notre sous-région, un précédent qui honore notre démocratie. Je l’ai fait pour deux raisons essentielles qu’il me plait d’évoquer aujourd’hui. Je l’ai fait d’abord parce que homme de paix, j’ai voulu étouffer dans l’œuf les signaux de colère et de frustration lancés par une partie de la population, dont certains étaient encouragés en sous mains, à contester les résultats » avoue l’opposant à Boni Yayi.

Me Adrien Houngbédji ajoute qu’il a fait ensuite parce que démocrate par conviction et non par opportunisme, il m’était apparu à l’analyse de toutes les opérations pré et post électorales, que malgré les imperfections du système, le scrutin était juste et transparent et que les résultats étaient conformes au choix des électeurs : «ma volonté de voir se poursuivre le processus démocratique dans lequel notre pays s’est engagé en 1990, a prévalu sur toute autre considération. Je reste un homme de paix et je reste un démocrate de conviction. Et encore une fois mes convictions ont été forgées dans les épreuves, et non dans le confort douillet des bureaux climatisés ou dans l’opportunité des alliances matrimoniales» conclu le candidat unique de l’Union fait la Nation.


Sékodo, correspondant de Koaci.com à Cotonou

 

Bénin: l'opposant Houngbédji rejette les résultats validés

COTONOU (AFP) - 21.03.2011 16:33

Adrien Houngbédji, principal opposant béninois, a jugé lundi "nuls et non avenus" les résultats de la présidentielle du 13 mars.

Adrien Houngbédji, principal opposant béninois, a jugé lundi "nuls et non avenus" les résultats de la présidentielle du 13 mars validés plus tôt dans la journée par la Cour constitutionnelle, et a revendiqué de nouveau la victoire, dans une déclaration à la presse.

"Jamais je n’accepterai ces résultats. Je les rejette comme nuls et non avenus", a-t-il affirmé quelques heures après l'annonce de la validation par la Cour constitutionnelle de la réélection du sortant Boni Yayi avec environ 53% des suffrages, annoncée vendredi par la commission électorale.

"J’ai gagné cette élection. Je suis le président élu des Béninois", a déclaré Adrien Houngbédji, opposant historique âgé de 69 ans, qui s'est présenté aux cinq présidentielles depuis l'avènement de la démocratie au Bénin en 1990.

Dénonçant un "scrutin injuste" et un "complot", l'opposant appelle les Béninois à mener un "combat (...) contre la liquidation programmée de la démocratie".

© 2011 AFP

 

Houngbédji se déclare vainqueur de la présidentielle béninoise 

APA-Cotonou (Bénin) 2011-03-21 18:43:19 - Le candidat de l’Union fait la nation (UN, opposition), Me Adrien Houngbédji, a déclaré lundi après-midi à Cotonou avoir remporté la présidentielle de dimanche dernier au Bénin, récusant du coup la réélection de Yayi Boni annoncé lundi matin par le président de la Cour constitutionnelle, Robert Dossou.

 « J’ai gagné la présidentielle béninoise du 13 mars dernier, je suis le président élu des Béninois », a déclaré le candidat unique de l’opposition, dénonçant au passage les nombreuses irrégularités qui ont émaillé le scrutin.

« J’invite tous les partis politiques et alliances de partis, tous les candidats, tous les syndicats, toutes les organisations de la société civile, tous les électeurs, tous les Béninois à s’opposer par tous les moyens à leur portée, à la liquidation des acquis de la Conférence Nationale », a-t-il indiqué.

« Le scrutin présidentiel du 13 mars dernier a été un scrutin injuste dans toutes ses phases, depuis la constitution de la liste électorale jusqu’à la proclamation des résultats. Il a dénoncé à ce propos l’exclusion de plusieurs centaines de milliers de Béninois du vote amenant le chef de l’Etat à « présenter des plates et inutiles excuses ».

Parlant des fraudes, il a dénoncé « les faux bulletins, les bureaux de vote fictifs et la livraison de camions d’enveloppes de dépouillement hors délai et non scellés ».

Pour lui, les résultats proclamés lundi matin par la Cour constitutionnelle donnant la victoire à Yayi Boni ne sont qu’un « véritable complot contre la démocratie béninoise ».

Selon les résultats provisoires du premier tour du scrutin présidentiel du Bénin, proclamés ce lundi par la Cour Constitutionnelle du pays, le président sortant, Yayi Boni, a été réélu avec 1.579.550 voix contre 1.059.396 voix pour son principal challenger, Adrien Houngbédji.

 

 

Bénin : Adrien Houngbédji s'autoproclame "président élu"

21/03/2011 à 19h:50 Par Margot Chevance, avec Philippe Perdrix Jeune Afrique

Adrien Houngbédji a rejeté, lundi 21 mars, les résultats de l’élection présidentielle validés par la Cour constitutionnelle. Lors d'une conférence de presse, le candidat de l’opposition a déclaré qu'il se considérait comme le "président élu".

L’opposition béninoise opte pour la confrontation directe. Sa figure de proue, Adrien Houngbédji, a jugé « nuls et non avenus » les résultats de la présidentielle du 13 mars, validés plus tôt par la Cour constitutionnelle. Le candidat, arrivé en deuxième position avec 35,6 % des voix, conteste la victoire au premier tour du président sortant Boni Yayi avec 53 % des suffrages.

Adrien Houngbédji, qui s’était déclaré en tête du premier tour, avec 47 % des voix, avant la proclamation des résultats officiels, se pose désormais comme le « président élu des Béninois ».

Dans une conférence de presse, donnée lundi 21 mars après-midi, l’opposant historique, âgé de 69 ans, a qualifié le scrutin « d’injuste dans toutes ses phases, depuis la constitution de la liste électorale jusqu’à la proclamation des résultats ».

"Liquidation de la démocratie"

Il a multiplié, sans demi-mesure, les accusations contre le président réélu. « Exclusion de plusieurs centaines de milliers de Béninois du droit de vote, organisation de fraudes massives allant des faux bulletins jusqu’aux bureaux de vote fictifs ».

Dénonçant un « scrutin injuste » et « un complot », le leader de l’opposition a appelé les Béninois à mener un « combat (…) contre la liquidation programmée de la démocratie ».

Joint par jeuneafrique.com, l’adversaire de Boni Yayi n’a pas donné de précision sur la riposte que son camp préparait après cette déclaration fracassante, mais affirme vouloir, avec ses alliés, « tirer toutes les conséquences » de cette situation.

Anéantie par la victoire par K.O du président sortant, deux possibilités restent envisageables pour l’opposition. La première consisterait à saisir, par voix juridictionnelle, la Cour constitutionnelle, qui se dit prête à étudier tous les recours.

La contestation ne prend pas

La seconde pourrait être la mobilisation de la rue. Mais le calme règne dans les bastions de l’Union fait la Nation (UN) où la contestation ne prend pas. « Les Béninois ont déjà tourné la page et vaquent à leurs occupations, malgré les protestations énergiques des leaders politiques de l’opposition », constate un membre de l’état major de campagne d’Adrien Houngbédji, encore abasourdi par la proclamation des résultats officiels.

Du côté du pouvoir, les réactions sont plus sereines. « Boni Yayi a fait la différence car il est populaire. Nous n’allons pas donner suite à la déclaration d’Adrien Houngbédji, nous n’en avons pas le temps », explique à jeuneafrique.com l’un des principaux conseillers du président réélu. Le camp du vainqueur insiste sur l’écart de 500 000 voix entre les deux candidats.

Malgré des problèmes d’organisations, notamment des retards, le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-moon, avait salué « le déroulement dans le calme et de façon ordonnée » du premier tour, et l'Union africaine avait qualifié l'élection de « libre et transparente ».

 

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