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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:44

 

 

garoua-boulai.jpg

 

Le drapeau camerounais brûlé à Garoua Boulai


Quotidien Mutations Samedi, 26 Novembre 2011 11:52

 

Des militaires centrafricains ont tiré contre des ressortissants camerounais «Les coups de feu ont tonné ce matin à la frontière [Cameroun-Centrafrique] vers 9h. Cela a provoqué une panique générale dans la ville, les boutiques et les bureaux ont refermés leurs portes » Ces propos sont ceux d’un responsable de l’hôpital Luthérien de Garoua-Boulaï, ville frontalière entre le Cameroun et la République centrafricaine dans le département du Lom et Djerem, région de l’Est. Propos recueillis à l’arrivée de ce responsable à la gare routière de Bertoua ce jeudi 24 novembre à 16 h. 


Par ailleurs et selon des informations concordantes provenant de différentes sources à Garoua-Boulaï, « c’est aux environs de 08 h 30 que tout a commencé ». Le nommé Abdoulayé Baba, commerçant dans cette ville  raconte que « tout est parti du refus d’un mototaximan camerounais d’entrer dans le marché transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï ». D’après le commerçant, le militaire centrafricain n’a pas accepté le prix de 1.500 Fcfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière. C’est ainsi que dans la surprise générale, soutient-il « le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade, mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer. » Ce qui provoque du coup la colère des Camerounais qui décident d’en finir avec le militaire centrafricain. C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour « sécuriser leur collègue centrafricain ».


Informés de cette situation, rapport notre source, les militaires centrafricains postés à la frontière descendent sur le territoire camerounais pour  délivrer leur compatriote. C’est pendant ce passage, qu’un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du Poste des douanes camerounaises. Ce dernier, avec tout son courage, ramène le drapeau camerounais dans la zone-tampon qui sépare les deux pays pour le brûler. Par la suite, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos différentes sources confirment que « les coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine » Au moment de presse, rien n’indique si oui ou non les militaires centrafricains ont déjà pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie.

 

Informé, Le préfet du département du Lom et Djerem s’est mis en route pour Garoua-Boulaï vers 15 hrs ce jeudi 24 novembre pour faire le point de cette autre situation délicate entre Camerounais et Centrafricains à la frontière à Garoua-Boulaï. Avant cela, les autorités administratives à Bertoua ont dépêché sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie de Bertoua qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Les différentes sources indiquent également que « le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) ont été saccagés.» Par ailleurs, les boutiques au marché de Garoua-Boulaï ont été pillées par une foule enragée. Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays, provoqué vraisemblablement par les militaires centrafricains.

 

Sebastian Chi Elvido


 

Garoua-Boulaï: Des Centrafricains brûlent le drapeau camerounais


Africapresse.com

 

Le Bir aurait riposté à cette attaque et le préfet du Lom et Djerem s’est rendu sur les lieux de l’affrontement où une affiche de campagne de Paul Biya a été brûlée.


Selon des informations concordantes provenant de différentes sources, «c’est aux environs de 8h30 que tout a commencé»…


L’une de ces sources raconte que «tout est parti du refus d’un moto-taximan camerounais d’entrer dans le marché pour transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï». En plus, le militaire n’a pas accepté le prix de 1.500 francs Cfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière et a plutôt proposé seulement 500 francs Cfa. Contre toute attente, «le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer».


C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour «sécuriser leur collègue centrafricain». Sans que l’on ne sache comment ils ont été informés de cela, les militaires centrafricains descendent à leur tour pour délivrer leur collègue. Au passage, un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du poste des douanes camerounaises et le ramène au no man’s land pour le brûler devant les regards hagards des Camerounais. Dans le même temps, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos sources parlent également de «coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine qui, jusqu’ici, n’a pas encore pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie nationale locale».


Informées, les autorités administratives de Bertoua dépêchent sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Tous font le constat que «le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) ont été saccagés. Par ailleurs, de jeunes gens ont profité de cet incident pour piller les boutiques.»


Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays. Ce qui inquiète les populations locales qui ne comprennent pas «comment des militaires centrafricains peuvent entrer chez nous avec des armes».

Au moment où nous écrivions ces lignes, le préfet du Lom et Djerem, Peter Mbuh, était en route pour Garoua-Boulaï pour une réunion de crise.

 

 

Coups de feu à Garoua-Boulaï


quotidienlejour.com


Conflits. Des militaires centrafricains attaquent un poste de gendarmerie. Le drapeau du Cameroun à la frontière brulé. Panique dans la ville.


 L’arrondissement de Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est était une ville morte hier, 24 novembre 2011. De nombreux coups de feu ont été tirés par des militaires centrafricains près du poste de gendarmerie de la frontière. De 9h à 10h, les populations ont été terrorisées. 

 

Toutes les écoles de la ville ont été fermées, les cours se sont arrêtés au lycée de Garoua-Boulaï, le marché central de la ville s’est vidé en quelques minutes, toutes les boutiques ont fermé leur porte et la majorité de services publics ont cessé de fonctionner, ont indiqué des sources concordantes jointes au téléphone hier. « C’est la panique totale dans la ville. On entend des coups de feu au niveau de la frontière », indiquait un habitant de la ville joint au téléphone hier à 11h30. 

 

Au lycée général de Garoua Boulaï, comme dans la plupart des écoles, les parents se sont rendus en masse pour chercher leurs enfants. « Nous avons essayé en vain de dissuader les élèves de ne pas rentrer. Mais, les parents eux-mêmes sont venus chercher leurs enfants. Les cours sont arrêtés. Le lycée s’est vidé. Mais en ce moment, certains élèves sont encore là et nous resterons jusqu’à ce que le dernier élève rentre chez lui», a confié un enseignant du lycée, joint au téléphone à 12h.

 

D’après des sources concordantes, tout a commencé dans la matinée aux environs de huit heures. Trois militaires centrafricains armés et en tenue se sont rendus au marché de Garoua-Boulaï pour des achats. Ce qui est courant dans la ville. Au marché, l’un des trois est reconnu par un mototaximen, qui, la veille, l’avait transporté avec ses colis du marché pour Cantonnier, une petite localité centrafricaine frontalière du Cameroun. Ils ne s’étaient pas entendus sur le montant à payer. Le militaire lui avait proposé 1 000 francs Cfa qu’il a refusés, exigeant 2 000 francs Cfa.  Lorsqu’il a rencontré le militaire au marché, il a exigé  que le militaire lui donne son argent. Ce que le militaire a refusé. Une vive discussion a éclaté entre les deux, sous le regard d’un policier camerounais qui passait par là. Le policier  a demandé au militaire de payer le taximan. « Pas question », a dit le militaire qui s’est senti sous pression, car plusieurs personnes l’entouraient. Il aurait d’ailleurs été violenté par les taximen. 

 

« Il a sorti une grenade et a menacé de la faire exploser. Le policier a appelé des renforts et les éléments de la police et de la gendarmerie sont arrivés. Ils l’ont déshabillé, ont saisi sa grenade et l’ont transporté au poste de gendarmerie de la frontière avec son compatriote militaire, où ils ont été enfermés. Le troisième militaire centrafricain s’est enfui afin d’alerter ses frères », raconte un habitant de la ville. Une fois au courant de l’arrestation de leurs compatriotes, des militaires centrafricains vont se rendre à la gendarmerie et tirer des coups de feu en l’air, pour exiger la libération de leur compagnon d’arme.

 

Le drapeau du Cameroun hissé près de la frontière sera enlevé et brulé par les militaires, rapportent nos sources. Une affiche du président Paul Biya aussi. Des pneus seront également brulés sur le goudron dans la zone intermédiaire. « Nous étions obligés de fermer nos portes, car il y a avait des coups de feu. Des cailloux étaient lancés sur la gendarmerie par les militaires et les civils centrafricains », confie une employée d’une agence de transfert d’argent située à la frontière et près de la gendarmerie. 

 

Frontière fermée

 

La frontière sera immédiatement fermée. Certaines sources rapportent que les militaires centrafricains sont entrés dans les quartiers par les pistes et ont menacé les populations. Face à la pression des centrafricains, les autorités locales vont faire appel aux militaires du Bir situés à Mombal, à 30 kilomètres de la ville. Une cinquantaine de militaires vont débarquer à la frontière. « Les éléments du Bir vont installer leurs camions à Cantonnier, dans le territoire centrafricain », apprend-on. C’est à partir de là que va commencer la riposte camerounaise. Et c’est à ce moment que les coups de feu vont cesser. « Mais avant, on entendait les coups de feu. Même les éléments du Bir tiraient. On ne sait pas encore s’il y a eu des morts », rapporte notre source. Hier soir, les négociations étaient en cours entre les autorités centrafricaines et camerounaises pour calmer la tension. Les deux militaires étaient toujours détenus à la gendarmerie de Garoua-Boulaï et l’on annonce une rencontre aujourd’hui entre le préfet du Lom et Djerem et celui de Nana-Mambéré (Rca).

 

Beaugas-Orain Djoyum

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