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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 18:56

 

 

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Centrafrique : Les listes électorales toujours pas affichées à 10 jours des élections

Bangui,  jeudi 13 janvier 2011(Xinhua) -  Les listes électorales, qui devaient être affichées depuis le démarrage de la campagne électorale du lundi, ne sont affichées ni à Bangui ni dans les provinces de la République centrafricaine à 10 jours des élections (le 23 janvier) présidentielles et législatives, a constaté vendredi Xinhua.

"La CEI (Commission électorale indépendante) a revu sa décision pour proposer que les listes électorales soient affichées au même moment dans toutes les circonscriptions électorales, le temps que tous les commissaires rejoignent leurs zones", a expliqué Christophe Mbrémaidou, le président de la sous-commission Liste électorale, Carte d’électeur et Information de la CEI.

Il ajoute que certains commissaires sont déjà sur le terrain et d’autres encore en route.

Sur le fait que tout le monde ne disposent pas de carte d’électeur, il a expliqué que les cartes sont avec les commissaires qui sont en route.

"Tout le monde va avoir sa carte pour lui permettre de voter le 23 janvier", a-t-il ajouté.

 

Premiers incidents dans la guerre des affiches

Radio Ndéké Luka Jeudi, 13 Janvier 2011 12:19

La guerre des affiches prend de l’ampleur dans cette campagne électorale en Centrafrique. Dans la journée du mercredi 12 janvier on a recensé plusieurs incidents à Bangui, la capitale. Des militants et sympathisants de différents camps politiques ont été victimes d’agressions. Ils avaient simplement le tort de circuler, comme dans toute campagne électorale normale, en brandissant des effigies de leur candidat dans la rue.

C’est ainsi qu’un sympathisant du candidat indépendant Ange Félix Patassé affirme avoir été battu par la garde présidentielle. La scène s’est déroulée au Stade Municipal dans le 1er Arrondissement de Bangui. Il relate les faits : « j’ai rencontré deux éléments de la garde présidentielle. L’un d'eux   m’a interpellé en me demandant qui m’a donné l’autorisation de porter un vêtement portant l’effigie de Patassé et de me rendre en ville avec. J’ai à peine eu le temps de répondre qu’il s’est mis à me rouer de coups. Je m’en suis sorti avec des blessures sur le corps. Je n’ai pas pu me défendre. Personne ne m’a porté secours. »

Des échauffourées qui auraient pu connaître une tournure encore plus dramatique ont été enregistrées. Elles ont opposé notamment des partisans du KNK (Kwa na kwa, le travail, rien que le travail), le parti au pouvoir et du candidat François Bozizé au chauffeur du candidat du MLPC (Mouvement pour la libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé. Un témoin oculaire de l’incident s’est confié à Radio Ndeke Luka : « Ca s’est passé dans le 4ème arrondissement, près de l’Hôpital de l’Amitié ; les partisans KNK ont demandé au chauffeur de Ziguélé de les autoriser à lui crever les yeux sur le T-shirt qu’il portait. Ils se sont aussitôt emparés du chauffeur pour mettre leur menace à exécution et quand ils l’ont relâché pour fuir, le pauvre chauffeur s’est retrouvé avec des blessures et ses habits déchirés. Heureusement que les blessures n’étaient pas tellement graves et il a pu reprendre la route ».

 

Premier incident de sécurité dans la campagne

Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Janvier 2011 19:43

Deux candidats aux élections législatives du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dans la Vakaga (préfecture du Nord-est de la RCA) sont tombés mardi 11 janvier 2011, dans une embuscade tendue par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), à 90 kilomètres de Bria (est du pays).

Il s’agit des candidats de Birao 2 et Ouadda-Djallé (extrême nord de Centrafrique). Ils avaient quitté Bangui pour aller battre campagne dans leurs fiefs respectifs. Selon Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région, leur véhicule a été intercepté par des éléments armés de la CPJP, en pleine nuit.

Après avoir fouillé le véhicule, les rebelles l’ont systématiquement pillé. Ils se sont emparés des documents et matériels de campagne et les ont brulés. Une importante somme d’argent dont le montant n’est pas indiqué a été également saisie et emportée.

Le correspondant a précisé qu’avant de se retirer dans la forêt, les rebelles ont molesté les candidats à la députation en les passant à tabac.

Cet incident, le premier du genre, intervient après 3 jours de campagne électorale. Il faut dire qu’à Birao (nord du pays), aucun candidat n’est encore arrivé dans cette ville, en dépit de quelques mouvements dans les états-majors des candidats. La ville avait été attaquée en novembre dernier par des éléments de la CPJP, lesquels étaient parvenus à s’en emparer et à la contrôler pendant plusieurs jours, avant que l’armée centrafricaine, soutenue par le Tchad, réussisse à les mettre en déroute.

La campagne prend fin dans 10 jours, et les élections sont prévues pour le 23 janvier 2011.

 

Patassé demande l'annulation des scrutins à J-10

Jeudi, 13 Janvier 2011 11:28

A 10 jours de la tenue des élections présidentielle et législatives en République Centrafricaine, le Candidat indépendant Ange-Félix Patassé introduit un recours en annulation de ces scrutins auprès de la Cour Constitutionnelle. Ce dernier estime que l’organisation des élections en date du 23 janvier 2011 se fait en violation des Art. 29, 62 et 63 du Code électoral. Un groupe de 4 Avocats est constitué pour suivre l’affaire.

Le candidat Patassé réagit ainsi en solo. Il s’était en effet abstenu de cosigner avec 4 autres candidats à l’élection présidentielle, la déclaration en date du 4 janvier 2011. Dans cette déclaration, ceux-ci menaçaient de boycotter les élections estimant que le processus est mené en violation des dispositions de la Loi.

Dans sa requête adressée à la Cour Constitutionnelle, le candidat met en cause trois dispositions du Code électoral :

Premièrement, l’art. 29. Il stipule que les listes électorales doivent être permanentes, révisées et informatisées ; Patassé souligne que ces listes sont aujourd’hui manuscrites et non encore rendues publiques à ce jour.

Deuxièmement, l’art. 62 qui indique que le nombre et la localisation des bureaux de vote doivent être publiés 60 jours au moins avant le délai de la campagne électorale. Ce n’est pas le cas pour tous les bureaux de vote à l’heure actuelle, fait encore remarquer le candidat.

Et enfin, l’art. 63 du code électoral. Cet article établi que la composition du bureau de vote doit être fixée 45 jours avant le démarrage de la campagne. Selon Patassé,  cette disposition n’est respectée.

Du côté de la Cour constitutionnelle que Radio Ndeke Luka a contactée, le Greffe confirme l’enregistrement de la requête en date du 12 janvier. Pour rendre une décision, la Cour peut employer soit la procédure de traitement d’urgence qui dure 8 jours, soit la procédure normale qui met 30 jours.

Seulement, on ignore si le requérant conditionne ou non, son maintien dans la course à la décision de la Cour Constitutionnelle.

 

Centrafrique : Elections 2011, revendications sociales à Mbaïki

Ai- Rca- Jeudi, 13 Janvier 2011 13:53 - Des barricades ont été érigées le 12 janvier  à Mbaïki, chef-lieu de la Lobaye, par les agents recenseurs de la Commission Electorale Indépendante qui réclamaient le paiement des arriérés de leurs indemnités.

"Nous sommes très mécontents en ce moment du fait que les opérations électorales sont en train de se terminer alors que nos indemnités ne nous sont pas versées" a déclaré Romaric Gonda, le responsable du collectif des agents recenseurs.

Et d'ajouter "l'équipe qui était venue pour le paiement des indemnités n'avait payé que celles des commissaires de la Commission Electorale Indépendante locale"

Et les protestataires avaient cru qu’il ne s’agissait que d’une erreur qui allait être corrigée rapidement. Mais les jours qui ont suivi n’ayant rien apporté de nouveau, ils ont choisi la méthode bruyante pour faire entendre leurs voix.

A en croire M. Gonda, le siège ne sera levé qu'à la satisfaction de leurs revendications.

C’est le rond-point de la ville de Mbaïki qui a servi de cadre aux manifestations de revendication. Et pour l’instant, la réaction des autorités gouvernementales est attendue.

Kabongo, Ai Bangui

 

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