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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 03:16

 

 

 

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A Ita,

 

Il m’a semblé que nous autres de la diaspora avions, quel que soit notre parcours individuel et notre situation sociale, une dette à l’égard de notre pays d’origine et plus encore, envers les parents, les populations éprouvées et les victimes de toutes les barbaries.

 

Cela implique que :

 

-         toutes les initiatives tendant à attirer l’attention du monde sur ces malheurs,

 

-         toutes les actions sincères de nature à impulser un élan de compassion, de solidarité internationale et, bien plus, à décider les États, les Organisation de défense des droits de l’homme et les Groupes de pression, à mettre en œuvre les moyens appropriés pour contraindre les principaux antagonistes de la scène politique centrafricaine : Bozizé, Séléka et les autres à mettre un terme au calvaire de nos populations, sont à soutenir et à promouvoir sans retenu, sans état d’âme.

 

Dans l'appel du 13 mars dernier qui a trouvé, somme toute, un écho favorable un peu partout, j'ai suggéré à chacun, chacune et à tous, partis politiques compris, de s'investir afin de réussir dans l'intérêt de la paix de notre pays, démontrant par la même occasion, notre foi en la République unie, indivisible, laïque, solidaire, affranchie de toute domination étrangère.

 

Toute initiative est laissée aux compatriotes des villes où ils sont en grand nombre, de se mettre également en mouvement sur place et dans l'union. Leur demander de monter à Paris ne me semble pas judicieux.

 

Je ne suis pas un homme politique et n'aspire à aucune charge de représentation, celle-là même qui sous-tend nombre de compatriotes en déshérence. Je suis simplement un vieil homme retraité qui ne se contente pas de sa situation personnelle en France, miné par les souffrances de son peuple et son pays d'origine en dérive.

 

Je n'ai pas voulu tenir "une tribune à la centrafricaine" sur Internet. Mon message est direct et clair.

Je remercie toutefois les sites web qui ont bien voulu le relayer et le porter aux quatre coins du monde, y compris en Afrique. Si ce message pouvait être lu, relu; s'il pouvait susciter le rassemblement pour la paix tant souhaitée par la majorité, la voix des sans voix, celle de notre peuple meurtri, serait, pour une fois, en union avec son élite.

 

Notre action n'est pas et ne saurait être exclusive.

 

J'engage particulièrement les jeunes et les femmes à faire bouger les lignes, à secouer gentiment les "anciens", toujours nombreux et prompts aux joutes oratoires avec un verre de whisky ou de vin à la main, lors des places mortuaires notamment.

 

Dans le prolongement du débat encours, je remercie d'avance les représentants des Partis politiques, des Associations et autres, et les convie à prendre contact avec moi en vue d'une rencontre afin d'arrêter les modalités de la manifestation à Paris, lesquelles seront portées à la connaissance de notre communauté dès que possible. L'actualité démontre la nécessité et l'urgence de cette action.  

 

Enfin, merci de me tenir informé des initiatives conduites en province et ailleurs dans le monde dans cet esprit. Avec d'autres, je suis naturellement prêt à échanger avec les frères et les soeurs en charge de ces actions pacifiques, sachant que personne à Paris ne saurait se targuer ou s'ériger en leadership au plan national en France.

 

Paris le 21 mars 2013

 

Jean-Bosco PELEKET

 

 

NB : je voudrais rappeler cette évidence : nos enfants et petits-enfants sauront faire sentir tôt ou tard, au détour d'une réminiscence, nos absences et défaillances au moment où le Pays et la Nation étaient en péril.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion