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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:53

 

 

Saragba-Franck.jpg

 

 

 

Pour avoir fait paraître sur Centrafrique-Presse, celui de l'indépendant et dans certains quotidiens banguissois, une tribune dans laquelle il a osé affirmé que le report des élections en Centrafrique, faute de pouvoir les tenir dans les délais requis par la Constitution, est un échec pour le général-président Bozizé, le compatriote Franck Saragba s'est attiré les foudres et une réaction de vierge éffarouchée du griot attitré de Bozizé, un certain Zama Javan Papa que son maître vient de bombarder DG de la presse présidentielle et qui a cru devoir inaugurer ses nouvelles fonctions en se payant la tête de Franck Saragba. Cette réaction du griot de service du dépeceur sanguinaire signifie que Franck Saragba dans son écrit, a vraiment appuyé là où cela a pu faire mal à Bozizé pour qu'il puisse ordonner à son griot de lui répondre. Si un seul écrit peut faire sortir de ses gonds Bozizé et sa racaille, chers compatriotes, à vos plumes ! La victoire est pour bientôt...!

 

Rédaction C.A.P

 

Les Turpitudes de l’opposition Centrafricaine contre la Vision Patriotique du Président Bozizé

Dans une véhémente protestation, le Directeur Général de la Presse présidentielle, M. Javan Papa Zama , s’est lancé dans une contre attaque en ligne contre les écrits séditieux de M. Franck Saragba dans la presse locale et sur l’internet à propos de la dernière décision du Président François Bozizé YANGOUVOUNDA , de hâter les élections législatives et présidentielle 2010 afin de d’éviter un vide juridique à l’expiration de son mandat le 11 juin 2010.

La Rédaction de l’ACAP a pu se procurer une copie du texte du confrère de la presse présidentielle qu’elle reproduit ci-dessous.

(ACAP)  12 mai 2010 Des Centrafricains de mauvaise foi, de l’intérieur et de l’extérieur, se sont illustrés ces derniers temps par des attaques en règle contre les plus Hauts dirigeants de la République Centrafricaine. La raison invoquée est la volonté exprimée par le Président François Bozizé YANGOUVOUNDA d’organiser , au plus vite les élections générales dans le délai constitutionnel avant l’expiration de son mandat prévu pour le 11 juin 2010.
L’occasion pour un certain Franck Saragba de s’étaler sur le net et dans les colonnes du Globe le visionnaire et du quotidien le Confident en fustigeant la volonté politique du chef de l’Etat qu’il qualifie de « prétexte avancé » pour confisquer durablement le pouvoir.

Avec beaucoup de verve, M .Franck Saragba souligne l’incompétence du régime Bozizé d’organiser les élections pluralistes, ignorant lui-même la mauvaise foi et les tentatives de sabotages de l’opposition délibérément, ce persifleur mesquin va même jusqu’à considérer comme un échec pour le Président François Bozizé Yangouvonda le report de ces élections.
Cette conception exagérée interpelle à juste titre notre réaction face à des propos diffamatoires et gratuits contre le chef de l’Etat, pourtant très scrupuleux sur le respect des valeurs démocratiques et de la Constitution Républicaine.

Il faut rappeler que l’élaboration et la mise en œuvre du processus électoral incombent à la seule CEI, Institution Indépendante des pouvoirs publics, et non au Président de la République. Même si, jusqu’ici, le gouvernement s’est acquitté de la subvention de 3, 5 milliards de francs CFA alors que la communauté internationale traîne encore les pas.
Tout est bien qui finit bien. L’amendement porté à la Constitution du 27 décembre 2004 en ses articles 24 et 50, pour le prolongement des mandats Présidentiel et Parlementaire jusqu’aux prochaines élections générales, a été salué par tous comme la victoire de la sagesse Centrafricaine, n’en déplaise aux mauvaises langues comme celle de Franck Saragba

 

Réponse à la réaction épidermique de monsieur Javan Papa Zama, nouveau directeur  général de la presse présidentielle.

Monsieur le directeur général, bonjour !

Avant  d’aborder  plus loin l’objet de ma réponse suite à votre réaction épidermique relative à mon dernier article, permettez que je vous adresse toutes mes félicitations en ce qui concerne votre récente nomination au poste ô ! Combien stratégique de directeur général de la presse présidentielle. En espérant de tout cœur que vous mettrez seulement et seulement en avant les qualités qui sont requises pour occuper cette fonction hautement politique et indiscutablement technique. A savoir, une compétence reconnue par vos pairs en la matière, une moralité irréprochable dans la gestion de la chose publique et enfin  un sens de l’analyse assez pertinente pour informer  en toute objectivité afin d’éclairer le général-président dans la prise de décision au moment où notre pays est entrainé inexorablement vers l’inconnu.

Monsieur le directeur général, « Les turpitudes de l’opposition centrafricaine contre la vision patriotique du président Bozizé » tel a été le titre d’un article ou plutôt d’une réaction épidermique que vous avez fait publier le 12 mai 2010 sur le site de l’agence centrafricaine de presse (ACAP). Une réaction sans doute légitime mais malheureusement impertinente qui se veut en réponse à mon article selon lequel » l’autoritarisme du général bozizé était à l’épreuve du temps ». Un article qui a été publié  le 04 mai 2010 notamment sur les sites de Centrafrique presse et de l’indépendant. Pourtant j’avais soulevé un problème de fond en m’appuyant sur des  éléments objectifs d’appréciation,  qui me semble-t-il, vous ont échappé.

Alors que mon article a plutôt privilégié et posé  un problème de fond, le vôtre s’est vautré à magnifier la forme comme vous savez dangereusement faire dans vos émissions de radio. Une émission qui est une copie pâle de la triste radio milles collines au Rwanda avec les conséquences que l’on sait,  suspendue à raison il y’a si peu par un ministre qui a compris les dangers d’une telle propagande. Une émission  qui malheureusement d’après les dernières nouvelles, a repris pour  déverser la haine sur les ondes de la radio nationale et ainsi pousser nos compatriotes les plus naïfs les uns contre les autres. A présent que vous êtes directeur général de la presse présidentielle, il va falloir que vous fassiez un effort pour prendre un peu de la hauteur afin d’aborder le fond des informations à traiter. Juste pour rehausser un peu l’image de notre pays déjà bien entamée.

Monsieur le directeur général, puisque vous m’aviez invité à traiter plutôt la forme que le fond, eh bien ! Restons-y, même si j’ai du mal comme beaucoup de Centrafricains, à me conformer à cet exercice imposé. Tantôt  vous avez parlé des « turpitudes de l’opposition centrafrifraicaine contre la vision patriotique du président Bozizé » sans pour autant nous donner des éléments objectifs d’appréciation. C’est un point de vue que nous respectons mais que nous ne partageons  pas. Si la turpitude est un ensemble d’actions honteuses, d’écrits ou de paroles ignobles, alors vous êtes bien placé pour le savoir à travers vos émissions et les actes posés par le régime depuis 2003 que nous ne pourrions égrener tous ici.

Quant au qualificatif de « séditieux «  dont vous avez affublé mon article, je laisse le soin aux Centrafricains avertis de mesurer toute la portée de vos mots qui sont utilisés à tort et à travers. Sachant que la sédition est synonyme d’instigation à l’émeute, à la révolte et au soulèvement contre la puissance établie ou qui révèle une révolte concertée et préméditée contre ceux qui détiennent l'autorité. A aucun moment de telles insinuations ne  sont apparues dans mon article. Si vous chercher à plaire coûte que coûte au général-président qui a tort de n’écouter que des compliments et autres mensonges de ce genre, il est aussi de mon devoir de citoyens de relever les incohérences, l’incompétence du régime en place et surtout de faire des analyses justes, quel qu’en soit le prix à payer. Ne pas dire la vérité, c’est trahir les Centrafricains, c’est trahir mon pays. Il y’a longtemps, j’ai pris le parti de ne pas défendre les intérêts d’un homme mais plutôt ceux des Centrafricains. Vous avez fait votre choix, je le respecte.

Monsieur le directeur général, Vous m’avez traité de « persifleur mesquin ». Ce mot que vous avez  composé de toute pièce est antagonique et contraire à la rhétorique. Si un persifleur est celui qui tourne en dérision par son comportement ou par des propos moqueurs, alors je suis bien un persifleur donc un vrai démocrate qui a compris le jeu démocratique de surcroît ouvert au dialogue. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Le jeu démocratique est un jeu qui requiert de la rhétorique, de la tolérance et beaucoup de dérision dans les échanges sinon il ne reste que la voix de la force et des armes. Malheureusement notre pays  ne regorge pas assez de persifleurs. Nous aurions pu éviter les coups d’Etats, les assassinats politiques, la violence politique que nous avons érigés en mode de gouvernement. Par contre la mesquinerie est par excellence l’antithèse du gentleman démocrate qui allie noblesse et générosité. Ne voyez pas là monsieur le directeur général, un pédantisme quelconque de ma part à votre égard mais tout simplement un amour désintéressé de l’utilisation du verbe en tant que moteur de l’animation de la vie politique. Le verbe n’est-il pas au commencement de toute chose ?

Par ailleurs, vous avez parlé de diffamation qui est une accusation grave et qui désigne le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur où à la réputation d’une personne physique ou morale. Par mon éducation et mon instruction il m’est interdit de porter gratuitement l’opprobre sur autrui. On sait qu’il y a diffamation que lorsque l’acte reproché porte sur des contre-vérités. Y’a-t-il contre vérité  de dire que le régime du général-Bozizé est incompétent ?  Où est la diffamation ? Le mot incompétent qui pourrait se comprendre de deux manières monsieur le directeur général, n’est pas comme vous le croyez une insulte. C’est tout simplement un constat, une vérité.

Dans le sens premier  du terme incompétent, le général Bozizé à qui on reconnait la formation militaire à l’ESFOA de Bouar détient une compétence militaire. Par contre il ne détient pas la compétence politique du fait qu’il n’a été auparavant ni militant de parti politique ni n’a suivi une formation théorique en politique. De ce fait, il n’a pas la compétence politique selon la définition que le dictionnaire nous donne. Il est arrivé en politique par accident. Convenez monsieur le directeur général, que ce n’est pas moi qui ai inventé cette évidence là. L’incompétence monsieur le directeur général, est une plaie béante dans le fonctionnement de notre république. Chaque personne est née avec des aptitudes, des compétences qui sont acquises et développées. Aux gouvernants de s’en servir à bon escient, autrement dit il faudrait mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Le deuxième sens qui a un rapport au bilan du régime de Bozizé concerne l’organisation des élections générales libres et transparentes, puisque c’est de cela dont nous  parlons. Le régime disposait alors de cinq bonnes années pour les préparer. Partout ailleurs dans le monde, c’est au parti au pouvoir d’organiser les élections sauf en République centrafricaine. L’opposition tente de saboter le processus dites-vous ! Mais le parti au pouvoir est-il vraiment exempt de tout reproche ? Lui qui a joui pendant sept bonnes années des pleins pouvoirs aussi bien exécutif, législatif  que de l’autorité judiciaire tout en muselant la presse, en méprisant les syndicats, en faisant la chasse aux sorcières aux opposants et autres leaders d’opinion. Si le régime avait misé sur des hommes compétents nous n’en serions pas là.

Monsieur le directeur général, à partir du moment où les élections n’ont pas pu avoir lieu, cela constitue un échec pour le régime. Le report de ces élections aurait pu être mis au crédit de votre employeur si et seulement si il n’avait pas livré un bras de fer avec toute l’opposition démocratique et la communauté internationale. Son intention, malgré la situation bloquée du programme DDR, malgré l’insécurité dans le pays, malgré l’absence de liste,  était d’aller aux élections. Heureusement que de vaillants fils du pays, y compris dans son propre camp, ont été vigilants, suivis en cela par la communauté internationale. C’est à contre cœur que le général-président qui a fait l’unanimité contre lui,  a reporté ces élections. Par conséquent c’est d’un échec politique personnel dont il s’agit.

Monsieur le directeur général, vous faites bien de rappeler maladroitement le caractère indépendant de la commission électorale indépendante dont le président n’a pas été élu conformément aux recommandations du Dialogue Politique Inclusif mais nommé par le président de la République.  Drôle d’institution indépendante, n’est-ce pas monsieur le directeur général ?

Enfin, vous vous félicitez  par « Tout est bien qui finit bien ». Pour ma part, je suis bien pour le report de ces élections et la prorogation du mandat du général-président, non pas pour soutenir son régime mais par pur esprit de responsabilité, une histoire d’éviter le chaos dans notre pays. Je l’avais déjà expliqué à maintes reprises dans mon précédent article au titre évocateur (La prorogation du mandat de Bozizé contre un report des élections comme solution politique d’apaisement).

Monsieur le directeur général, votre triomphalisme décalé par rapport à la gravité du moment et qui n’a pas lieu d’être, m’inquiète énormément et me rend triste pour l’avenir de notre pays. Voilà un pays dont le régime en place n’a pas su organiser une élection libre et transparente dans les délais prévus, ce qui en d’autre lieu serait considéré comme une violation flagrante de la constitution. Tout le monde s’accorde à reconnaitre l’impossibilité d’organiser les élections dans ces conditions. Pour préserver la paix toute l’opposition a accepté l’idée d’un report qui aboutirait à un accord politique. Voici qu’avec la complicité de certains députés de la nation  et  la collaboration de la cour constitutionnelle qui a pour mission d’assurer l’état de droit et vérifier la conformité des lois, sont passés outre malgré les verrouillages de la constitution pour proroger sans aucune condition le mandat du président sortant ainsi que ceux des députés. Tous ces cafouillages, ces tripatouillages que nous venons de semer, nous le récolteront bientôt. On ne peut bâtir une société juste et équilibrée sur des cafouillages et des tripatouillages comme vous l’entendez. Contrairement à vos paroles mielleuses qui n’ont pour seul objectif que de préserver votre pain quotidien, de tromper un peu plus le général-président Bozizé dans ses choix, il existe des compatriotes sincères et désintéressés qui émettent un autre son. Celui de la vérité.

 

Franck SARAGBA

« De l’esprit fini kodé »

 

 

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