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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:23

 

 

 

 

 

arrivée Boz à Malabo

 

 

Dans une récente parution, la rédaction de CAP faisait état de la rude concurrence que se faisaient les fichistes autour de BOZIZE. Cela a suscité la réaction d'un de ceux qui ont été cités comme "fichistes" qui s'est fendu du droit de réponse que nous publions intégralement ci-dessous assorti d'une noote de la rédaction plus bas.

 

La Rédaction

 

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Bangui, le 27 Février 2013

 

A

Monsieur le Directeur de publication CAP

 

Objet : Droit de réponse

 

Monsieur le Directeur,

 

Suite à l’article publié dans vos colonnes à la date du lundi 25 février 2013 relatif aux supposés fichistes si j’en crois vos termes, du pouvoir, j’aimerais apporter les précisions suivantes :

 

Je ne me permettrais jamais de descendre dans la boue pour répondre à de telles affirmations douées d’une absurdité, que je qualifierais de légendaire, ni j’aurai la prétention de trahir la valeur sacrée du respect qu’un fils doit porter à son père comme vous.

 

C’est pour cela que je me limiterais à vous appeler à un sens plus aigu de la responsabilité, car l’heure n’est plus à la division et à la calomnie. Soulever certains centrafricains contre d’autres, taxer certains de bons, d’autres de mauvais, prôner la méfiance entre filles et fils de ce pays, n’est pas le combat. Ne nous trompons pas de combats et d’adversaires. Nous avons intérêt à consolider cette fragile paix que nous venons de gagner à Libreville grâce aux efforts des uns et des autres et devons pour l’heure nous tenir la main, témoigner de notre solidarité pour relever ce nouveau défi.

 

En anthropologie on nous a appris que toute société est par essence conflictuelle, vivre alors en société, commande de surmonter ces conflits et de répondre aux différentes valeurs auxquelles nous tous, croyons, celle de la solidarité du dialogue et du pardon.

 

La génération précédente à laquelle vous appartenez, a failli parce que, incapable de s’approprier ces valeurs. Sans pour autant amorcer un virage en douceur vers un conflit de génération je vous saurais gré d’épargner la jeunesse de ce virus de la méfiance, de la médisance et de la violence qui ne fera que retarder notre volonté de fédérer nos différentes compétences en vue des grands défis à venir.

 

Je n’aurais pas la prétention de parler au nom de cette jeunesse, mais je demeure convaincu que nombreux sont ceux qui se reconnaissent dans ces dires.

 

Toutefois, à titre de rappel, j’assure la direction de cabinet d’une grande Institution de la République et dans l’un de vos articles, vous m’aviez applaudi quant à la gestion du rapatriement du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé qui sévissait dans la région Nord-est de la RCA. S’il s’avérait que je rencontre le Président de la République, premier comptable de l’orientation politique d’un pays, comme vous le prétendiez dans votre article, y a-t-il un mal à cela ? N’est-il pas le Président de tous les centrafricains que vous êtes ? Je suis fonctionnaire de l’Etat et si un Ministre ou le Président de la République fait appel à mes compétences, il est de mon devoir d’y répondre car, respectueux des textes qui l’organisent.

 

Nous devons travailler à l’unité de ce peuple car je demeure convaincu que les centrafricains ne se détestent pas comme on veut nous le faire croire, et finissent toujours par se tenir la main.

 

Nous pouvons avoir des divergences d’opinions mais que le combat ne descende pas au ridicule à la délation et aux intentions prêtées. Il doit rester au contact des idées. Car au-delà de ces différentes poussées latérales du vent, nous avons une nation à bâtir.

 

Je vous souhaite bonne réception de cette réaction qui n’a pas vocation à entretenir une autre polémique ni un autre débat. Toutefois, je serai ouvert à tout autre débat portant sur des sujets relatifs à la relance économique et sociale de notre cher et beau pays.

 

 

 

Firmhino Euryce FERREIRA

 

 

 

 

NDLR : Dans ce droit de réponse l’auteur avoue et reconnait bien rencontrer BOZIZE. Nous ne connaissons pas des fonctionnaires centrafricains qui ont l’habitude de rencontrer BOZIZE tous les deux jours, surtout quand on travaille pour une institution aussi insignifiante comme le Conseil de la médiation, et pour des  fonctions auxquelles il a été déjà mis fin.

 

S'ériger en porte-parole de la nouvelle génération relève a tout le moins de l'outrecuidance. Et puis, en quoi la distribution de machettes pour tuer constitue-t-il un geste d'apaisement? C'est bel et bien la confirmation des affirmations de CAP. D'ailleurs selon nos informations, Pascal KOYAGBELE a bien avoué à quelqu'un qu'ils ont été démasqués et a accusé un employé de Mlle Renée Madeleine BAFATORO d'en être l'auteur.

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion