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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:45
 
 
 
 
EXPLOSIONS MEURTRIÈRES À BRAZZAVILLE : L’INFORMATION QUI TRAME DANS DES OFFICINES PROCHE DU POUVOIRS
Selon nos sources jointes au téléphone et proche de l'armée nationale congolaise, les explosions des dépôts d’armes seraient dues à des représailles des militaires fidèles au général de division Blaise Adoua, qui serait mort «  d’empoisonnement » au Maroc, suite à son évacuation sanitaire. Celui-ci ne pouvant être évacué en France, car poursuivis pour « crime contre l'humanité » dans l'affaire des « 350 disparus du Beach ».
Par Appolinaire Noël KOULAMA.

De son lit d'hôpital au Maroc, le général de division Blaise Adoua avait laissé un testament à ses fidèles «
Si je venais à mourir, mettez le pays à feu et à sang en sabotant le même jour, les armes de destructions massives, installées dans les bunkers du camp de M'Pila, auxquelles, j'ai contribué à constituer et à stocker pour protéger le président Sassou ». Dans ce testament, le général de division Blaise Adoua explique à ses fidèles « Que ces armes ont été stockées, comme vous le savez depuis 2009, avant les élections présidentielles, pour permettre au président Sassou de ne pas perdre le pouvoir, au cas où, il y avait une crise ».
Sassou Nguesso qui, pour asseoir son pouvoir clanique, a toujours multiplié les caches d’armes dans la capitale dans le seul but de massacrer les populations en cas de soulèvement populaire. Depuis 1997, il a massivement, stocké les armes dans les quartiers nord de la capitale (ses fiefs) pour pouvoir les distribuer et les utiliser rapidement, en cas de crise contre son pouvoir. Lors de son discours du 21 mars 1999,à Talangaï, il disait « mettez à ma disposition tous les ressortissants du Nord, pour aller faire la guerre dans les localités sud du pays ».

DEPÔTS ET BUKERS DE M'PILA MADE IN CHINA
Toutes les caches d'armes, ont été construites par les ouvriers chinois, des dépôts et des bunkers à M'Pila, cet immense chantier voulu par Sassou, n'est pas encore terminé. Ces ouvriers chinois sont morts dans l'explosion de ces armes. D'autre part, nos sources nous apprennent, « des soldats recrutés dans la ville de Pointe-Noire étaient logés au camp de Mpila pour leur stage de formation militaire, sont tous morts pendant l'exercice militaire matinal ». Au regard de l'explosion, qualifiée par certains, comme un équivalent d'une explosion nucléaire, dont les dégâts ont été ressentis jusqu'à Kinshasa en RDC, il est légitime de croire que le stock d'arme y était très important. En effet, ces explosions ont dévasté le secteur allant du « camp militaire du 31 juillet », en passant par tout le secteur de Yoro et de Mpila, et une bonne partie de Talangaï, jusqu'à Kinshasa, la capitale de la RDC. Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.
RISQUE DE CRISE POLITIQUE
Les habitants du quartier M'Pila, en majorité, de même origine ethnique que le président congolais, se pose la question, « pourquoi Sassou a-t-il sacrifié Adoua ? » Nombreux, désormais, ne veulent pas une enquête nationale, pour éviter des biais, et revendiquent une enquête internationale pour déterminer les circonstances de l'incident. Il est vrai, qu'après le « deuil national », il risque d'avoir de méfiance parmi les partisans de Sassou qui ont participer au coup d'état du 05 juin 1997, transformé en guerre civile, ayant occasionner la chute de pouvoir du président Pascal Lissouba.
Le mécontentement est général dans les quartiers nord, la plus part des morts de M'Pila sont des M'bochis, des électeurs du parti au pouvoir. Par ailleurs, tous les hôpitaux de la capitale sont saturés, et des malades ne peuvent plus être soignés par manque de place, et par conséquent, complètent, malheureusement, la liste des morts, en plus des morts dû à l'explosion. On dénombre, plus de 3.000 morts pendant que le gouvernement indique un chiffre officiel de 200 morts et des milliers des sans-abris. Mercredi 07 mars 2012, les soldats de l'armée congolaise ont pillé les marchés de Poto-poto et de Total dans le quartier sud de Brazzaville, parce qu'ils n'ont pas été payés, mais, certains redoutent, que ces cas de pillage soient l'oeuvre des soldats fidèles au général de division Blaise Adoua.

RISQUES DE LA PRÉSENCE D'ENGINS NON EXPLOSÉS
« Nous sommes en train de faire un plan des dépôts de munitions qui ont explosé pour avoir une meilleure idée de l'ampleur du problème », explique Lionel Cattaneo, expert pour « MAG » à Brazzaville, sur le site internet de l'ONG. La dépollution concerne aussi « les centaines de munitions et armes non explosées et instables qui ont été projetées à travers la ville par l'explosion », ajoute-t-on sur le site. « Lorsque des (obus non explosés) sont dispersés autour des maisons et des rues, une population qui est complètement ignorante des risques constitue un réel problème », notamment en ce qui concerne les enfants, selon M. Cattaneo. « Nous redoutons la présence d'engins non explosés. Nous espérons pouvoir très vite y accéder afin de récupérer d'éventuels blessés et des corps », a déclaré dans un communiqué Christian Sedar Ndinga, président de la « Croix-Rouge » congolaise.
Mercredi 07 mars 2012, d'autres engins ont explosé, mais les gens ne courent plus comme au lendemain du drame, quand les petites détonations créaient la panique. La zone de M'Pila est sécurisée par des militaires qui en filtrent l'accès, ne laissant passer que ceux qui y habitent. La « caserne de M'Pila » vient d'être classé « secret défense » par le gouvernement, un moyen, pour certains, de pouvoir masquer la vérité sur l'origine des explosions, et, d'ores et déjà, certains congolais ne croient pas à la version officielle du gouvernement, un « incident d'origine électrique ayant provoqué une série d'explosion de munitions ».
 
 
Drame de Brazzaville des Centrafricains tués ?
Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Mars 2012 14:42
Une centaine des centrafricains vivant au Congo Brazzaville seraient décédés le week-end dernier dans l’explosion d’une poudrière survenue à Mpila. C’est une information non encore confirmée par le ministère des Affaires étrangères de la République Centrafricaine.
Une chose est sûre, une forte communauté centrafricaine se trouve  à Mpila et ses quartiers périphériques. Cette situation  laisse entrevoir  la probabilité des pertes en vies humaines au sein de la communauté centrafricaine de la capitale congolaise Brazzaville. Malheureusement, les centrafricains n’ont toujours aucune information fiable au sujet de leurs compatriotes après. Le drame aurait fait plus de 200 morts, selon des sources officielles de Brazzaville.
Selon certaines informations recueillies par  Radio Ndeke Luka, l’Ambassadrice de Centrafrique à Brazzaville, Charlotte Fayanga aurait fait l’objet d’une menace de la part de ses concitoyens vivant dans ce pays frère.
Ces centrafricains mécontents  ont assiégé l’ambassade cette semaine. Ils ont reproché à la diplomate de leur pays le fait qu’elle n’ait pas songé  à leur apporter l’assistance morale nécessaire dont ils avaient besoin  pendant ce drame.
Le drame survenu dimanche dernier à Brazzaville relance une fois de plus la question d’acquisition de la carte consulaire au niveau de nos ambassades et consulats dans les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
Un constat révèle que beaucoup de centrafricains qui vivent dans les pays voisins de la sous -région CEMAC, ne veulent pas déclarer leur présence au niveau de l’ambassade ou au niveau du consulat des pays d’accueil.
Ceci  rend difficile l’établissement d’un répertoire à jours de nos ambassades dans ces pays, et permettre à nos diplomates d’intervenir en temps réel, au cas où une situation survenait.
En rappel, les obsèques officielles des victimes du drame de Brazzaville auront lieu dimanche prochain. Le Président du Congo Brazzaville, Dénis Sassou Nguéssou, avait proposé d’indemniser les parents des personnes décédées, à raison de 3 millions de francs CFA (environ 4615 euros) par personnes décédée. Les victimes dont les maisons ont été détruites pendant le drame seront relogées sur les frais de l’Etat congolais à Kintélé, localité située dans la banlieue de Brazzaville.
 
 
 
Pere-Jean-Marie-Brazzaville.JPG
 
 
C’était après la messe que je venais de célébrer à la chapelle Saint Louis des français. Autour de 8 heures locales. Alors que je saluais les fidèles chrétiens, j’ai aperçu une fumée blanche monter du camp de régiment blindé situé non loin de la chapelle.
 

J’ai eu le réflexe de crier haut et fort à la foule qui était là pour avertir les fidèles de s’éloigner de l’endroit. Et moi-même, je suis entré dans la voiture pour rentrer en communauté. Soudain, une grande explosion s’en est suivie. Les voitures des quelques fidèles qui étaient autour de la mienne se sont renversées toutes. Et la voiture à bord de laquelle je me trouvais est restée stable mais la portière de mon côté à été arrachée, le pare-brise et les autres vitres se sont brisées.
 
Actuellement, j’ai quelques points de sutures au niveau du menton et quelques plaies dans l’œil gauche. Il m’est difficile de l’ouvrir en face de la lumière. Il est toujours bandé et il faut des soins appropriés pour cela. A l’heure qu’il est, je me repose en communauté selon les prescriptions du médecin, le temps de me déstresser, de me dé traumatiser et de poursuivre avec les pansements journaliers. Je rassure celles et ceux qui me connaissent et qui prient pour moi que je suis bel et bien vivant.
 
 
 
Je remercie à tous et à chacun pour l’attention particulière portée sur mon humble personne. Merci pour vos prières à mon intention. Merci pour le chauffeur de taxi, les secouristes, les braves jeunes de la chapelle Saint Louis des Français et les personnels soignants qui m’ont aidé. Que Dieu vous le rende au Centuple ! Je recommande à la Miséricorde infinie de Dieu les âmes des nos frères et sœurs, victimes de cette explosion.
 
 
 
Source : http://paroissefatima.blogspot.com
 
 

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