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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:44

 

 

 

Bozizé Yangou

 


http://www.camnews24.com   journal du cameroun   Lundi, 14 Janvier 2013 16:32

 

Tout commence le 25 mars 2005. Des rebelles attaquent Djohong et Ngaoui.  Ces deux localités camerounaises sont situées dans le département du Mbéré, à la limite de la région de l'Adamaoua et de la Rca. Pendant cette attaque, les rebelles tuent le chef du village de Yarman III dans le voisinage de Djohong. Peu avant, à Baboua, à 10 km de Djohong, ces malfaiteurs enlèvent cinq enfants qu’ils promettent de remettre contre le paiement d'une rançon.

 

Le lendemain, dans les villages camerounais d'Ouro-Ade et Djabori, deux autres villageois sont tués et une dizaine d'enfants enlevés. Selon le lamido de Djohong, Marius Yaya Doumba, « il s'agirait d'anciens militaires tchadiens qui ont aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en Centrafrique. Déclarés persona non grata en Rca et au Tchad, ils ont trouvé un terrain fertile dans cette partie de notre territoire pour perpétrer leurs crimes ». Pour le Hcr à Yaoundé, le fait que 15.000 Camerounais et 3000 Centrafricains soient déplacés par peur à la suite de cette montée de l'insécurité rendait cette situation sérieuse.

 

Pour autant, ces forces armées incontrôlées ne sont pas les seules menaces à la paix à la frontière du Cameroun et de la Centrafrique. En mars 2001 déjà, au prétexte que la frontière avait été « déplacée » par les autorités camerounaises, des militaires centrafricains conduits par le préfet de Bouar avaient franchi la frontière à l’Est du Cameroun, sans grande conséquence heureusement. Le gouverneur de l'Est à l'époque, Martin Tanyi-Tiku Baye Arikai, expliquait alors qu'il aurait été difficile de s'en prendre aux populations civiles camerounaises, « parce que ce sont les mêmes familles qui vivent des deux côtés de la frontière ». Une communauté ethnique qui sert parfois à masquer l'immigration clandestine.

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