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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:09


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Triangle-ONG-lyonnaise

La Croix 04/03/2010 17:10


Les deux expatriés de l’ONG Triangle GH sont retenus depuis plus de cent jours par un groupe de rebelles soudanais, les Aigles de libération de l’Afrique

Au départ, l’ONG Triangle GH avait choisi la discrétion la plus absolue. Pas un mot sur la prise d’otages de leurs deux employés enlevés le 22 novembre 2009 au nord-est de la République centrafricaine. Devant la lenteur des négociations et face à l’inquiétude grandissante des familles, l’association lyonnaise est sortie de son silence mardi 2 mars, au centième jour de captivité.

 Dans un bref communiqué, elle a dévoilé les prénoms des otages, Olivier D. et Olivier F., imitant la démarche adoptée pour les journalistes de France Télévisions capturés en Afghanistan. Les deux Olivier, âgés d’une trentaine d’années, sont respectivement technicien spécialisé en eau et coordinateur de programme. Triangle GH les présente comme des « collaborateurs expérimentés ».

 Créée en 1994, cette ONG française travaille sur des situations humanitaires d’urgence comme de développement. Elle intervient aujourd’hui dans une dizaine de pays d’Afrique et d’Asie, dont le Soudan, le Yémen, la Birmanie ou la Corée du Nord. Ses missions portent aussi bien sur le développement rural que l’accès à l’eau, l’hygiène, l’assainissement ou l’éducation.

Les "Aigles de libération africaine", auteur de plusieurs rapts d'Occidentaux

Lors de leur enlèvement, les deux Olivier travaillaient depuis des mois à la création d’écoles et de puits dans la région de Vakaga, située à plus de 1 000 km au nord-est de la capitale, Bangui. « C’est un territoire particulièrement sous-développé, négligé par les autorités, coupé du reste du pays à la saison des pluies, et bordé par les frontières du Tchad et du Soudan », explique-t-on au siège de Triangle. Les affrontements y sont fréquents entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et le banditisme renforce l’insécurité dès que l’on quitte Birao, la préfecture.

Jusqu’à la prise d’otages, cette ville était considérée comme sûre par les organisations internationales, du fait de la présence des casques bleus de l’ONU et des troupes régulières. Depuis, les expatriés de l’ONG sont partis à Bangui, d’où ils pilotent les programmes à distance en attendant le retour à la liberté de leurs deux collègues.

 Ceux-ci semblent être retenus de l’autre côté de la frontière soudanaise par un groupe rebelle aux méthodes crapuleuses se dénommant les « Aigles de libération africaine ». Ce mouvement est l’auteur de plusieurs rapts d’Occidentaux dans la zone ces deux dernières années. Le 6 février, ils avaient libéré Laurent Maurice, agronome français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après 89 jours de captivité.

« Nous n’avions pas agi pour de l’argent mais parce que nous souhaitions que la France change sa politique dans la région », avait alors affirmé Abou Mohamed Al Rizeigi, l’un des responsables des ravisseurs. Lesquels avaient cependant réclamé auparavant un million d’euros pour la libération du Français.

Olivier TALLES

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire