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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:02

 

 

 

GP en patrouille dans Bangui

 

 

http://direct.cd   Lundi, avril 1st, 2013 10:33

 

 

Plus de 200 militaires centrafricains fidèles au régime de l’ex-président François Bozize ayant traversé la rivière Ubangi vers Zongo, dans la province de l’Equateur, créent l’insécurité dans cette ville en commettant des exactions au sein de la population locale. « Ils extorquent et torturent des habitants de cette ville », a rapporté vendredi 29 mars Radio Okapi.

 

Ces hommes en uniforme font partie des milliers des Centrafricains ayant trouvé refuge en République démocratique du Congo, après la chute samedi 23 mars du régime de François Bozizé.  Ce dernier  a été renversé par la coalition rebelle de la Seleka.

 

Selon des sources concordantes, seuls 84 des 200 militaires ont été désarmés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). « D’autres qui sont entrés à Zongo sans passer par des postes frontaliers officiels détiendraient encore leurs armes »,  a appris  Radio Okapi.

 

C’est donc ceux qui détiennent encore des armes qui s’en servent pour mener des exactions  dans la population. Ainsi, par exemple, « Quatre réfugiés ont été victimes d’extorsion, deux familles congolaises ont été visitées et dévalisées dans la nuit de mercredi à jeudi 28 mars par ces militaires, alors que la même nuit, deux sentinelles ont été torturées, l’une a été blessée », a  indiqué l’ONG SAD-Africa opérant à Zongo citée par Okapi.

 

Toutefois, « Quatre personnes suspectées d’être les auteurs de ces actes ont été arrêtées. Une mission conjointe constituée de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), du commandement de la 3e région militaire des FARDC, de la Police nationale congolaise, a quitté Mbandaka depuis mercredi 27 mars pour Zongo via Gemena pour évaluer la situation sur place », ont confié à radio Okapi certaines sources sur place à Zongo.

 

«Ne sont entrés au pays que des personnes sans armes. Et nous ne pouvons pas refuser l’asile humanitaire à des personnes non armées », avait indiqué lundi 25 mars, Lambert Mende, ministre congolais des Médias et porte-parole du gouvernement.

 

Il avait précisé que « S’il y a des criminels parmi eux, il y aura des mesures à prendre», ajoutant que « les services congolais de migration et le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), contrôlaient tous les migrants en RDC pour s’assurer qu’ils ne portent pas sur eux des armes ».

 

Lambert Mende avait affirmé que des unités des FARDC et de la Police nationale congolaise (PNC) avaient été déployées à Zongo pour désarmer tout celui qui demande l’asile en RDC.

 

Entre-temps, les humanitaires craignent de voir « s’aggraver la situation de précarité de la population locale, notamment avec une crise alimentaire mondial et d’autres problèmes liés à la survie »,  déclarait mercredi 27 mars, Sylvestre Mudingayi, chargé de l’information publique adjoint du Bureau de coordination  de l’Onu aux affaires humanitaires en RDC (OCHA-RDC).

 

En outre, avec l’afflux continu des réfugiés à Zongo et en province Orientale, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait prévu cette semaine, l’envoi de vivres supplémentaires par barge de Kinshasa vers Mbandaka.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches