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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:11

 

 

 urgent

 

 

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 statue du prétendu "libérateur" sis au carrefour du 4ème arrondissement qui a été cassée

 

Bangui, 2 août (C.A.P) - Depuis 9 heures, Bangui connaît une série de manifestations dont plusieurs points stratégiques de la ville sont touchés. Selon nos informations, tout serait parti de la proclamation des résultats du test d’entrée dans les forces armées centrafricaines dont les frais du dépôt des dossiers étaient fixés à 5.000 F CFA par les autorités militaires sur ordre de Francis Bozizé en personne qui a fait de ce recrutement, son affaire. Son objectif : tenter de contrebalancer le poids des nombreux partisans infiltrés par Ndoutingaï dans l’armée.

Malheureusement, comme il fallait s’y attendre, ce recrutement fut clanique et a reposé essentiellement sur la corruption et le népotisme. De nombreux jeunes désœuvrés qui ont sacrifié leurs modestes moyens financiers dans l’espoir d’être retenus et de pouvoir servir leur pays ont été très frustrés et déçus de ne pas figurer parmi les 700 impétrants. Plus de 10.000 dossiers de candidatures avaient pourtant été déposés.

Sur les 700 personnes appelées sur les ondes de la radio Centrafrique en début d’après-midi du 1er août, plusieurs d’entre elles auraient bénéficié d’appuis soit, parce qu’appartenant à l’ethnie Gbaya ou alors pour avoir corrompu certaines autorités militaires. Le reste des dossiers a été rejeté sans remboursement des frais, ce qui a mis le feu aux poudres.

Ainsi, ces jeunes qui ont vu leur espoir se transformer en illusion, se sont révoltés et sont descendus dans les rues de Bangui. Le plus gros de la masse a démarré depuis le quartier Pétévo dans le 6ème arrondissement pour faire le tour de la ville en passant par la Primature avant d’arriver au croisement du 4ème où d’autres jeunes les ont rejoints.

Ils ont commencé par enlever le drapeau entre les mains de la fameuse statue de « libérateur » avant de casser purement et simplement plus tard cette statue. Ils ont ensuite barricadé l’intersection des avenues Indépendance, Koudoukou et Boy-Rabe du 4ème arrondissement avant de marcher sur la prison centrale de Ngaragba où ils ont mis en déroute les militaires qui s’y trouvaient et cassé la porte principale pour libérer les prisonniers.

C’est la panique totale à Bangui car même les gardes prétoriennes de Bozizé n’ont pu contenir les manifestants. Cela démontre cette incapacité du pouvoir de Bangui à faire face à certains problèmes graves du pays. Coincé à Pétévo vers l’Ecole de gendarmerie, Francis Bozizé a dû être exfiltré par deux zodiaques acheminés par le fleuve Oubangui. Depuis, les manifestants s’en prennent même aux passants et journalistes et autres badauds. Au lieu de la police, ce sont les éléments de la Garde présidentielle qui essaient sans succès de contenir le soulèvement, en tirant parfois à balles réelles sur les jeunes manifestants.

Il faut rappeler que des  précédents concours de recrutements dans la police et la gendarmerie ont déjà donné lieu à de tels  abus et des choses inadmissibles qui ont suscité également des mécontentements mais qui n'ont pas connu une telle ampleur que cette fois-ci. Ce recrutement dans les Faca a permis à Francis Bozizé de s'en mettre plein les poches, environ 50 millions de F CFA d'engrangés. Pour 700 à 800 places, près de 10 000 dossiers de candidatures à raison de 5000 F CFA ont été enregistrés.

Vendredi de la semaine dernière, un début d'incendie s'est déclaré dans le bureau de Francis Bozizé. Il a fallu aux pompiers casser la porte du bureau pour y accéder et éteindre le feu qui serait parti du climatiseur dont tout le système a été démonté. Une enquête aurait été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

Aux dernières nouvelles, la tête de Bozizé sur la place du cinquantenaire, qui se trouve à côté de celles de Boganda, Dacko, Bokassa, Kolingba et Patasse, aurait été cassée. Cela en dit long sur le degré d'impopularité actuelle de l'intéressé dans le pays. Presque dix ans après son coup d'Etat, Bozizé ne peut imaginer pareille situation. Ndoutingaï et Findiro doivent rigoler tranquillement dans leur barbe actuellement.

 

 

 

Résultats du recrutement dans les FACA contestés à Bangui

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Août 2012 15:09

 

L’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Kolongo à l’instar de certains quartiers de la ville de Bangui a été secouée ce 2 août 2012, par les candidats malheureux au concours d’intégration au sein des Forces Armées Centrafricaine (FACA).  Ils ont ainsi rejeté en bloc les résultats de ce concours diffusés mercredi soir sur les ondes de la radio Nationale.

 

A titre d’illustration, personne ne peut franchir dans la matinée de ce jeudi la voie qui mène à cette école : des milliers de manifestants  constitués essentiellement de ces candidats s’y sont massés.

 

Et ce n’est pas tout ! Au rond-point du 4ème arrondissement de Bangui ce sont encore de sévères barricades accompagnées d’incinération de pneus, qui bloquent les itinéraires de PK 12, KM5 et Centre -Ville.

 

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains candidats malheureux ont réagi en ces termes : « C’est une honte nationale, car les résultats issus de concours ne reflètent pas la réalité. Certains candidats retenus n’ont jamais passé le test et moins encore les examens médicaux. Ils nous ont purement et simplement remplacés par les membres de leurs familles venus de leurs propres villages. C’est une grande première dans l’histoire du pays de procéder à un recrutement monnayé. Nous avions d’ailleurs vendu une partie de nos biens pour payer les frais de ce concours fixé à 5000 francs CFA ».

 

Aucune réaction des autorités militaires sur ce mécontentement des candidats n’a encore été enregistrée. Aussi, le nombre exact de ceux appelés à se rendre à Bouar (ouest) pour la formation  proprement dite n’est pas encore connu.

 

L’autre disfonctionnement à relever dans ce dossier est que même le nombre exact de places ouvertes au concours n’a pas été spécifié, a indiqué sous couvert de l’anonymat à Radio Ndeke Luka, un des candidats malheureux.

 

Toutefois, plus de 9 000 candidats étaient en lice. Ces derniers avaient déposé leurs dossiers dans les huit arrondissements de la ville après que la hiérarchie militaire ait lancé un communiqué relatif à ce recrutement. Selon les observateurs de la vie sécuritaire, ce recrutement pourrait contribuer à la révision en hausse du nombre des soldats centrafricains pour faire face aux différentes rébellions qui écument le pays.

 

 

 

 

 

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