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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 03:28

 

 

 

 

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Interview de Martin Ziguélé, Président du MLPC, invité Afrique de RFI en direct du Cap en Afrique du Sud où il participe au XXIVème Congrès de l’Internationale Socialiste

 

 

 


 

Hassan Diop (RFI) : Martin Ziguélé bonsoir

 

Martin Ziguélé : Bonsoir

 

RFI : Merci d’être en ligne du Cap le 24è congrès de l’Internationale Socialiste a ouvert ses portes ce mercredi dans cette très chic ville portuaire sud-africaine la clôture aura lieu demain samedi. Votre parti le MLPC, la principale force de l’opposition en Centrafrique est membre de l’Internationale Socialiste d’où votre participation à ce congrès de l’Internationale Socialiste à se tenir en Afrique. Les congrès ont lieu tous les quatre ans. Alors pourquoi le choix de l’Afrique du Sud s’est imposé, Martin Ziguélé ?

 

Martin Ziguélé :  Le choix de l’Afrique du Sud s’est naturellement imposé parce que l’ANC le parti au pouvoir a été créé en 1912 par Oliver Tambo donc cette année c’est le centième anniversaire de ce parti et c’est très rare en Afrique et même dans le monde c’est pour cela que l’Internationale Socialiste a voulu honorer  donc ce parti qui est au pouvoir pour avoir vaincu l’apartheid et le colonialisme comme vous le savez.

 

RFI : Parti de l’espoir donc parti exemplaire, est ce que les adhérents africains de l’Internat S sont représentés en force au Cap Martin Ziguélé ?

 

MZ : Oui il y a plus de vingt-cinq partis africains de divers statuts à l’intérieur de l’Internationale Socialiste et nous sommes en nombre bien sûr, c’est sur notre continent et surtout c’est pour honorer l’ANC dont vous savez l’un des leaders historiques est Nelson Mandela qui aujourd’hui est considéré comme une conscience africaine sinon mondiale.

 

RFI : Quelle orientation politique se sont fixés les membres africains de l’Internationale Socialiste, la crise post-électorale ivoirienne on s’en souvient, a beaucoup divisé au sein de l’Internationale Socialiste, dont le FPI de l’ex-président Laurent Gbagbo est toujours membre il me semble, alors est-ce que cette crise et d’autres crises ont nourri les débats politiques pendant le 24ème Congrès de l’ l’IS Martin Ziguélé ?

 

MZ : Naturellement comme nous sommes en terre africaine les partis socialistes et socio-démocrates qui ont été ou sont au pouvoir ou qui aspirent au pouvoir, ont eu une lecture critique de tout ce qui nous arrive ces derniers temps en Afrique et je crois que le consensus se dégage pour que la lutte s’intensifie pour les droits et libertés, pour renforcer la démocratie représentative dans nos pays, et puis surtout pour gagner du terrain sur l’autocratie et accroître le périmètre de nouvelles démocraties en Afrique et dans le monde. Enraciner la démocratie en Afrique et bien sûr à la lumière des expériences passées des pays frères, d’Amérique, d’Europe d’Asie et d’autres continents.

 

RFI : Est-ce que les conditions d’adhésion à l’Internationale Socialiste sont devenues plus compliquées, plus difficiles ?

 

MZ : Beaucoup de partis, il y a plus de cent partis qui sont en attente d’adhérer à l’Internationale Socialiste et il y a au moins soixante et dix (70) partis qui veulent changer de statut pour devenir membre de plein droit et les débats sont nourris et le congrès a décidé de confier à nouveau au comité d’éthique l’étude des nombreuses demandes qui sont en instance.

 

RFI : Bien entendu l’on tient compte bien sûr des comportements, des crises et de l’évolution des situations ici ou là, alors dans le domaine économique est-ce que le 24è congrès a fait des propositions concrètes notamment sur la gestion des matières premières en Afrique, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, enfin tous ces problèmes qui sont spécifiques souvent à l’Afrique  et puis à des pays d’Asie et d’Amérique latine bien sûr ?

 

MZ : Oui sur ce plan je pense que l’Internationale Socialiste a une doctrinetout établie. Elle est pour une économie avec des emplois, de la croissance et de la protection sociale. C’est la réponse sociale-démocrate à la crise financière internationale, à la crise économique internationale, c’est-à-dire c’est le refus de l’austérité et rien que de l’austérité qu’on a souvent vu avec des destructions massives d’emplois en Europe, en Amérique et Afrique aussi. Donc nous sommes pour un renforcement de la demande, c’est à dire pour ceux qui travaillent, qu’ils aient les moyens de consommer et de relancer la croissance et parce que partout ailleurs où les politiques d’austérité ont été l’unique solution, cela a signifié tout simplement le recul de ces pays sur tous les plans et surtout sur le plan politique parce que nous voyons l’apparition de l’extrême droite  et des théories extrémistes dans ces pays-là.

 

RFI : Dernière question Martin Ziguélé, est-ce qu’à l’issue de ce 24ème congrès de l’Internationale Socialiste, les pays africains adhérents vont renforcer leurs liens entre eux je pense notamment à des partis qui sont au pouvoir comme en Guinée Conakry et ceux qui sont dans l’opposition actuellement comme vous en Centrafrique ?

 

MZ : Oui naturellement vous savez le thème de ce congrès c’est quoi ? C’est « Pour un nouvel internationalisme et une nouvelle culture de solidarité ». La solidarité est le fondement de la social-démocratie ou du socialisme. Donc ceux qui sont au pouvoir ont un devoir de solidarité avec ceux qui sont dans l’opposition parce que tout simplement ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui étaient dans l’opposition hier et ceux qui sont dans l’opposition aujourd’hui aspirent à venir au pouvoir demain. Donc la nouvelle culture de solidarité impose à tous les partis politiques, partis socio-démocrates et socialistes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique de se connaître, d’être solidaires, et il y a eu un geste solidaire très important qui a été fait par le congrès, c’est de faire en sorte que pour la première fois, sept (7) Africains, sont vice-présidents de l’Internationale Socialiste dont le président Jacob Zuma d’Afrique du Sud, c’est tout un symbole.

 

RFI : Merci à vous Martin Ziguélé, ancien PM centrafricain et chef du MLPC la principale force de l’opposition en RCA, en ligne du 24ème congrès de l’Internationale Socialiste qui refermera ses portes demain samedi au Cap en Afrique du Sud. Très bonne soirée !         

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview