Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:34

 

 

bria3

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 02 Février 2012

Bangui : Le FMI négociera un nouveau programme de facilité élargie de crédits avec la RCA

Le Fonds monétaire international (FMI) a donné son accord de principe pour la négociation d’un nouveau Programme de Facilité Elargie de Crédits (FEC) avec la République Centrafricaine, a indiqué le ministre d’Etat aux Finances et au budget, Sylvain Ndoutingaï, au cours d’une conférence de presse donné lundi dernier à Bangui.

Sylvain Ndoutingaï a expliqué que cet accord de principe a été donné au cours du Conseil d’administration de ladite institution tenu le 30 janvier 2012 à Washington aux Etats Unis. « Cet accord de principe du FMI rassure les Partenaires techniques et financiers (PTF) et donne une garantie aux investisseurs pour consentir des efforts pour le développement de notre pays la République Centrafricaines», a-t-il précisé.

Pour lui, cette approbation signifie d’une part qu’il y a un confortable cadrage macroéconomique de la RCA, et d’autre part la disposition du FMI à délivrer « une lettre confort » aux autres bailleurs de fonds pour le financement des projets et programmes de développement.

Il a fait savoir que depuis que la RCA a atteint le point de décision de l’initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE), elle avait conclu avec le FMI le programme de Facilité de réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) dont le dernier décaissement a eu lieu en septembre 2010. Mais le pays n’a pu conclure un nouveau programme avec le FMI.

D’après lui, les raisons de cette situation sont les élections de 2011, le programme Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), le dérapage dans l’exécution budgétaire, conséquence du non décaissement des financements attendus pour les élections et l’accumulation des arriérés tant intérieurs qu’extérieurs.

Or, l’absence d’un programme avec le FMI, fait courir des risques au pays, à savoir le désengagement et la suspension des appuis budgétaires les Partenaires techniques et financiers (PTF), la suspension des appuis financiers pour la réalisation des projets d’investissement ; la mise en veilleuse des projets financés sur appui extérieur, le retard dans la mise en oeuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté 2 (DSRP2) et des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD 2015).

Il a enfin appelé à la mobilisation sur le plan national et a sollicité « l’appui inconditionnel » des Partenaires techniques et financiers (PTF) pour permettre au gouvernement centrafricain d’atteindre ses résultats.

L’accord de principe de ce nouveau programme avec le FMI intervient après la satisfaction exprimée par la mission effectuée du 3 au 16 novembre 2011 à Bangui, où il a été évalué le cadre macroéconomique de la Centrafrique et l’évolution de la mise en oeuvre des réformes des finances publiques.

 

NDLR : Traiter avec le FMI comme ministre des finances non grata à Washington comme c’est le cas de Sylvain Ndoutingaï est mission impossible. En outre, demander « l’appui inconditionnel » des partenaires techniques et financiers qu’on ne veut pas écouter ni appliquer les recommandations qu’ils formulent et plus grave, pour continuer à vider impunément les caisses de l’Etat, est franchement trop prétentieux et dissuasif pour ceux-ci.

 

Bria : La communauté se mobilise contre l’insécurité dans la Haut-Kotto

A cause de l’insécurité créée par des bandes armées non identifiées, le Préfet de la Haute-Kotto, David Déngou, a organisé ce matin une rencontre avec les leaders communautaires, les chefs de quartier, les chefs de groupe et les notables de Bria pour réfléchir à une stratégie devant permettre de sécuriser la région, a rapporté notre correspondant.

« Pour mettre fin à tous ces problèmes, chaque chef de quartier, chaque chef de village doit mettre en place un comité d’auto-défense pour lutter contre les cas d’enlèvement et d’agression que nous connaissons ces derniers temps après les douloureux évènements que nous avons vécus », a instruit David Déngou.

Au cours de cette rencontre, les responsables des cellules de quartier, les opérateurs économiques, les représentants des partis politiques, les responsables religieux ont décidé de mettre en place un système d’alerte pour informer les autorités militaires et administratives sur tous les problèmes liés à l’insécurité dans la région.

Le système consiste à mettre à la disposition des Forces de l’ordre et les Forces armées centrafricaines (FACA), toutes les informations le plus tôt possible pour leur permettre d’intervenir rapidement et avec efficacité, au moindre soupçon d’attaque ou d’exaction dans un village, dans un champ ou dans un chantier d’exploitation de diamant.

Il faut signaler que malgré le processus de réconciliation enclenché depuis les derniers événements de Bria, des cas d’exactions sont toujours enregistrés dans la Haute-Kotto. Des bandits armés agressent les passants ou les passagers en leur ôtant leurs biens, des cas d’enlèvement sont aussi signalés.

 

 

Berberati : La ministre de l’éducation promet des sanctions contre les enseignants réfractaires

La ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Annie Gisèle Nam, en mission dans la Mambéré-Kadéï, a exprimé sa préoccupation pour « le non-respect par les enseignants », des arrêtés d’affectation à l’intérieur du pays, a rapporté radio Zoukpana.

C’était au cours d’une séance de travail avec les cadres de l’enseignement, mercredi au lycée Barthelemy Boganda de Berberati. Elle a fait savoir que tout enseignant qui refuserait dorénavant de regagner son poste à l’intérieur du pays, si loin soit-il, sera sanctionné. Car ce comportement contribue à renforcer la baisse de niveau des élèves qui s’accentue dans le système éducatif centrafricain.

Annie Gisèle Nam a par la même occasion a attiré l’attention des enseignants et des chefs d’établissement sur le respect de l’éthique professionnelle, la corruption qui s’installe de plus en plus dans le système.

« La corruption doit disparaitre dans nos écoles parce que la loi centrafricaine condamne cette pratique. Le gouvernement est à la recherche des stratégies de lutte contre ce fléau », a-t-elle souligné.

Avant de se rendre à Nakombo-Sosso et Dédé-Mokouba, la mission a versé aux enseignants vacataires de Berberati leurs frais de vacation de l’année scolaire 2009-2010. Il faut signaler qu’il s’agit d’une mission de remise des anciens bâtiments scolaires réhabilités et des nouveaux fiancés par la Banque mondiale.

 

Bangui : Le CISJEU élargit ses actions de lutte contre le VIH/sida

Le Centre d’information et d’éducation sexuelle des jeunes (CISJEU), a affirmé avoir « élargi », ses services aux adultes de 50 ans, à cause des besoins exprimés par la population, a annoncé radio Notre Dame de Bangui.

« Notre devoir est de sensibiliser les jeunes pour une prise de conscience vis-à-vis du sida. Initialement nous prenions en compte rien que des jeunes dont l’âge varie de 10 à 24 ans, mais compte tenu de la demande qui ne cesse d’augmenter, nous sommes obligés d’élargir nos services jusqu’aux adultes de 50 ans », a expliqué le coordonnateur du CISJEU, Ali Mouhamadou Sani.

Il a indiqué qu’au courant de l’année 2011, sur 4 495 personnes dépistées au centre, 495 ont été déclarées séropositives, avec un plus grand nombre chez les jeunes filles, en dépit des multiples sensibilisations. « C’est une situation alarmante », a déclaré Ali Mouhamadou Sani.

 

Bangui : Des retraités mécontents de la suspension de paiement de pension

Les retraités centrafricains sont en grève depuis lundi 30 janvier à cause de la suspension de payement de pension », a rapporté radio Notre Dame.

« Le payement avait démarré le 13 décembre 2011. La 2ème vague a été programmée pour le 19 janvier 2012. Mais la paie n’a pas été effectuée », a expliqué le secrétaire général adjoint du collectif des retraités, Eugene Sambia.

Selon la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le paiement a été suspendu à la demande du ministre d’Etat aux finances, Sylvain Ndoutingaï.

Le ministre de la Fonctions publique et de la sécurité sociale, Noel Ramadan, a expliqué qu’il s’agit d’une décision qui s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour l’assainissement des finances publiques. Il demande aux retraités d’être patients car cette décision ne saurait trop durer.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation