Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 01:05

 

 

corps du GP lynché à Ouango

 

Bangui, 10 Décembre 2011


Bangui : Les droits de l’homme ne doivent pas être un tabou

 

« Il ne faut pas faire des droits de l’homme un tabou, il faut en parler », a relevé le Haut-commissaire aux droits de l’homme, Dieudonné Abakar Nyakanda, ce matin l’occasion de la deuxième journée d’échange sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Organisé par l’Institut Panos Paris, ce moment d’échange sanctionne la fin d’une session de formation des étudiants en journalisme de l’Université de Bangui et quelques professionnels sur le « journalisme sensible aux droits de l’homme », un projet de cet institut.

 

Selon le Haut-Commissaire, même si des cas de violation des droits de l’homme sont avérés en Centrafrique, il faut reconnaitre qu’il y a aussi des abus. « Les rebellions et ceux qui les entretiennent sont des abus », a –t-il relevé.

 

Il a fait remarquer qu’il existe une volonté de la part du gouvernement à veiller au respect des droits humains.

 

Pour lui, les agréments accordés aux ONG et associations de défense et de protection des droits de l’homme dans le pays sont la marque de la volonté de l’Etat de protéger la population en matière de droit.

Par ailleurs, la création d’une commission nationale pour les droits de l’homme chargée de suivre toutes les activités, les cas violations des droits de l’homme à travers le pays est en vue, a annoncé le Haut-Commissaire.

 

Mais pour le Directeur de publication du journal « La solidarité », Freddy Bomessé, «la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine suscite plus d’inquiétude que de garantie ». Il a notamment donné l’exemple des exactions de la LRA dans le Sud-est et de celles des éléments du rebelle tchadien, Baba-Laddé, qui rendent la vie difficiles aux populations civiles dans le Nord-ouest.

 

Pour l’Institut Panos Paris, la meilleure façon pour les médias de contribution à la promotion et à la protection des droits humains est la production d’émissions et d’articles de qualité sur cette thématique. D’où l’intérêt du projet de formation des jeunes hommes des médias sur « le Journalisme sensible aux droits de l’homme ».


Il faut rappeler que cette cérémonie qui marque la fin de la deuxième session de formation des journalistes sur le traitement de la thématique des droits de l’homme coïncide avec la célébration de la 63ème journée de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 

Bangui : Une école privée enseigne les Droits de l’homme

 

Une dizaine d’élèves ont récité certains articles de la déclaration universelle des droits ce matin à l’occasion de la commémoration de la 63ème journée internationale de la Déclaration universelle des droits de l’homme au complexe scolaire « Action des couples chrétiens pour le développement », une école privée situé au quartier Lando 2, à Boy-rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui.

 

Cet établissement accueille 800 élèves avec 4 salles de classes et plus de 250 orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le VIH/Sida.

 

« L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée ; c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité, a indiqué le Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de cette journée et j’en fais mienne », a déclaré la directrice de l’établissement Beatrice Wingué, aux parents d’élèves invités pour la circonstance.

 

« Les droits de l’homme n’existent pas dans notre pays parce que la culture de la tolérance et les valeurs de respect de la dignité humaine sont bafouées, il faut commencer à la base avec l’éducation des tout-petits », a fait observer Beatrice Wingué.

 

S’appuyant sur la situation des élèves dont les parents ne payent pas les frais d’écolage, la directrice de cette école a fait remarquer que l’éducation des enfants n’est pas encore considérée comme un droit par les parents. Pour elle, ce constat est général dans la majorité des couples qui n’ont aucune vision pour leurs enfants.

 

« C’est dans cette optique que cet établissement, qui au départ était créé pour aider les couples chrétiens à réussir leur mariage, a initié cette école pour remédier à cet épineux problème d’éducation des enfants qui constitue un des droits essentiels de l’enfant », a déclaré la directrice.

« Le fait que cet établissement inscrit dans son programme de la CEI au CM2 l’enseignement de la Déclaration universelle des droits de l’homme nous a motivé à nous associer à lui pour cette commémoration, c’est une initiative qui nous a interpelé et comme nous plantons des clubs des droits de l’homme dans les établissements, nous proposerons cette expérience dans les autres écoles », a déclaré Fernand Mandé Ndjapou, coordonnateur national des ONG de jeunesse de Droits de l’homme.

 

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse