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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:56

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Les bouchers renouvellent leur grève et toujours pas de viande de bœuf sur le marché

 boucherie à Bouboui

 

Bangui, 23 juillet 2012 (RJDH) – Les bouchers de Bangui ont décidé de reconduire la grève qu’ils ont entamée depuis le vendredi 20 juillet, pour exiger du gouvernement ‘’l’unification du marchés à bétail de  Bouboui à 45 kilomètre sur la route de Boali (nord-ouest) avec  celui de Dokpa à 22 kilomètres, sur la route de Damara (nord).

La décision de renouveler le mouvement de grève a été prise ce matin au cours d’une assemblée générale tenue ce lundi 23 juillet au siège de la Fédération nationale des éleveurs de centrafricains (FNEC) à Bangui avec les mêmes revendications, à savoir l’unification des deux marchés à bétail qui complique leur travail, la baisse des taxes et la réglementation des contrôles militaires sur les barrières.

« Si le gouvernement veut qu’on reprennent nos activités, ils faut que nos revendications soient prises en compte. Nous avons trop souffert. Nous allons tout faire pour que nos décisions soient respectées », a expliqué Moïse Edmond Houlzia, secrétaire général de l’association nationale des bouchés centrafricains.

Nestor Ngbambissi, boucher au marché central, explique qu’ils sont souvent victimes de violence de la part des forces de l’ordre en poste sur les barrières. Et Les taxes sont chères.

La grève des vendeurs de viande de bœuf a une répercussion sur l’alimentation de la au sein des ménages. Plusieurs femmes se plaignent de la quasi inexistence de la viande de bœuf sur les marchés de la capitale.

« Ce matin, j’ai parcouru quelques marchés, mais je n’ai pas trouvé la viande de bœuf. Je suis obligée de faire recours aux chenilles. Notre droit à  alimentation est menacée », a  déploré Yvette Ngatoua, une femme rencontrée au marché combattant.

Cependant l’association des bouchers se dit prête à discuter avec le gouvernement pour trouver les possibilités d’une sortie de crise.

Depuis le transfert du marché à bétail de PK 13 de Bangui à 45 kilomètres de Bangui, une sorte de bras-de-fer oppose les marchands de bœuf, les bouchers et le  gouvernement.

 

Bouar : Environ 18 ponts hors d’usage

 pont-ur-la-route-de-Sibut-Damara.JPG

Bouar, 23 juillet 2012 (RJDH) – Au total 18 ponts qui relient la préfecture  de la Nana-Mambéré (ouest)  à celle de l’Ouham-Péndé, sur une longueur de 105 kilomètres se sont affaissés en raison des pluies.

La population des villages situés sur ces axes,  en passant par le village de Wantiguéra à 17 kilomètres de Bouar, a des difficultés pour s’approvisionner en produits de première nécessité à cause des transports rendus difficile par l’affaissement de ces ponts.

Les véhicules de transport en commun sont obligés de passer par la sous- préfecture de Bossembélé, situé dans la préfecture de l’Ombella-M’poko avant de rejoindre les grandes villes où se tiennent les marchés hebdomadaires. Certains camions contournent par  Bocaranga (120 kilomètres sortie Nord du), pour arriver à Bozoum.

L’adjoint au maire de la commune de Bival-Bilée, Gaston Namsana, a précisé que ce tronçon a été tracé avant l’indépendance. Depuis lors, Il n’a été réhabilité qu’une seule fois en 1984.

« Les véhicules qui vont au marchés hebdomadaires à 45 kilomètres de la ville de Bouar circulent difficilement. Certains passent même des jours dans la brousse », a-t-il ajouté.

 

Bangui : Le personnel d’Aviation Handling Service demande le départ de son directeur

aeroport Bangui Mpoko

 

Bangui, 23 juillet 2012 (RJDH) – Le personnel de la société Aviation Handling Service qui offre une prestation en matière de fourniture de services, d’assistance en escale aux exploitations et usagers de  transport aérien, à l’aéroport Bangui M’poko, s’est soulevé ce matin contre le directeur général, le sénégalais Adama Mboup, pour ‘’ licenciement abusif’’.

Les employés ont  a observé un sit-in pour exiger le rapatriement d’Adama Mboup, qui selon eux, a déjà licencié en mois d’un an de fonction, cinq personnes sans motif évident. D’après les informations recueillies auprès des manifestants, les directeur général aurait annoncé une deuxième vague de licenciement dans les prochains jours, d’où la colère des employés.

« Nous travaillons dans un secteur très sensible. Avec cette nouvelle révélation du directeur, un employé visé par cette mesure peut bien favoriser le passage de bagage dangereux dans les vols, si on lui propose une petite somme, ce qui est dangereux pour les passagers », a souligné un employé sous couvert de l’anonymat.

Le directeur général de la société, Adama Mboup, indexé par son personnel, n’était pas disponible pour répondre aux questions du RJDH qui voulait avoir sa version des faits.

Ce sont les éléments de la gendarmerie nationale et ceux de la sécurité aéroportuaire qui ont calmé la tension en demandant aux manifestants de trouver un cadre de négociation. Toutefois, le personnel donne une durée de cinq jours au directeur général de la société pour revenir sur sa décision.

Signalons qu’Aviation Handling Service est société de prestation de services à l’aéroport Bangui M’ poko, notamment en matière d’assistance en escale aux exploitants et usagers du transport aérien. Elle s’occupe aussi du transport de passagers sur le tarmac vers le terminal, de la gestion des infrastructures et/ou équipements aéroportuaires, des opérations d’affrètement de marchandises, de manutention, de transport et de représentation.

Mbaïki : Des chefs de villages arrêtés pour justice populaire de leurs administrés

 

Mbaïki, 23 juillet 2012 (RJDH) – Les chefs des trois villages où  une femme accusée de sorcellerie a été victime d’une justice populaire, ont été arrêtés le lundi 23 juillet et gardés à vue à la brigade territoriale de Mbaïki (sud).

Il s’agit des  chefs des villages Bouchia, Ndongo, Boyoba. Ils ont été interpellés suite à une plainte  déposée par une organisation humanitaire.

D’après les informations livrées par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbaïki, Thierry Hilaire Widémona, bien que leur culpabilité ne soit  pas encore prononcée, ces chefs de village ont été arrêtés afin qu’ils dénoncent les vrais incitateurs de cette agression qui a occasionné la mort de la victime.

« Cet acte est le 50ème cas d’agression traité au parquet du tribunal de grande instance de Mbaïki depuis ces deux dernière années », a précisé le procureur Ouidémona.

Une enquête est ouverte et suivie par le Commandant de la brigade de gendarmerie de Mbaïki, l’officier de police judiciaire, Anatole Lambassou.

Une femme âgée dans la soixantaine, accusée de sorcellerie, a été victime d’une agression physique. La femme a été récupérée et  prise en charge par les Sœurs de la  Charité de l’église catholique de Sainte-Jeanne d’Arc de Mbaïki avec l’aide du Conseil danois pour les Réfugiés. La victime a succombée la semaine dernière.

Bambari : La population éprouve un problème sanitaire

 Centrafrique-Bengassou 0

 

Bambari, 23 juillet 2012 (RJDH) – Au total cinquante enfants âgés de 0 à 5 ans sont décédés des suites de diarrhée à cause du  manque de soin. De même et  17 adultes ont trouvé la mort de janvier à juillet au village de Gboyo, situé à 120 kilomètres de la ville de Bambari, (centre), a indiqué Gilbert Yakossé, maire de la commune Haute-Baïdou.

« La population du village de Gboyo est estimée à 14 150 personnes, mais on y trouve aucun centre de santé », a déploré  Gilbert Yakossé qui donne l’exemple des malades de tuberculose et du VIH/Sida qui parcourent entre 60 à 120 kilomètres pour aller chercher les médicaments.

Face à cette situation, pour se faire soigner, poursuit la même source, la population est contrainte soit d’acheter des médicaments vendus sur le marché soit de se référer à la médecine traditionnelle.

Interrogé sur la situation, Chamberlain Bama, médecin chef de l’hôpital préfectoral et universitaire de Bambari, a fait savoir que  le manque financement et du personnel qualifié seraient à l’origine de la non création du centre de santé dans certains  villages.

En dehors des difficultés d’accès aux soins, s’ajoute aussi le problème d’eau potable et d’infrastructures routières. «  Il n’y a aucun point d’eau potable dans le village, les routes qui mènent à Bambari sont en mauvais états »,  a-t-il ajouté.

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