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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:57

 

 

 

 

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Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : La population de la vakaga déplore la non-assistance des humanitaires.

Birao, 14 juin (RJDH)- Certains habitants des villes et villages de la préfecture de la Vakaga (nord-est), qui traversent une crise alimentaire depuis un mois, se disent abandonnés par le gouvernement, la communauté internationale et les humanitaires.

« Nous demandons une assistance alimentaire rapide, car la situation est alarmante, nous n’avons rien à manger et nos enfants meurent de faim », témoigne une habitante du village de Gordil venue chercher des vivres à Birao, interrogée par le RJDH.

« Dans les autres pays les humanitaires réagissent vite face à une crise de cette ampleur, mais je ne sais pas pourquoi rien ne se fait depuis que nous souffrons. On va tous mourir si on ne nous vient pas en aide », a relève un habitant de Tiringoulou, actuellement à Birao à la recherche de la nourriture pour sa famille.

Depuis le début du mois de mai, une crise alimentaire a été constatée dans la préfecture de la Vakaga, notamment dans les villes et les villages de Gordil, Mélé, Ndiffa, Sikikédi, et Tiringoulou. D’après les estimations, près de 45 000 personnes sont affectées par cette crise alimentaire. Mais elles n’ont encore reçu d’aide ni du gouvernement, ni des humanitaires.

Le mercredi 13 juin, le coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, le Dr Zakaria Maïga, a lancé un appel à l’endroit de la communauté internationale pour que des fonds soient mobilisés afin de faciliter une assistance immédiate auprès de ces populations.

 

Ndélé : Des enfants soldats libérés par la CPJP

Ndélé, 14 juin (RJDH)- Des enfants soldats libérés par le groupe armé de la  Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), à 80 km de la ville de Ndélé (Nord-est), ont été ramenés entre mercredi 13 et jeudi 14 juin, à Ndélé par l’Unicef.

La mission de l’Unicef est partie de Bangui avec les représentants de la CPJP, en respect du plan cadre de libération des enfants soldats, signés par les différents groupes armés.

Pour des raisons de protection et de sécurité, la mission n’a pas souhaité donner des détails sur le nombre d’enfants libérés et sur le plan de réinsertion sociale de ceux-ci.

Rappelons que le 21 novembre 2011, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés Radhika Coomaraswany, en mission en République centrafricaine, avait obtenu de la CPJP la signature du plan d’action pour la libération des enfants soldats.

 

Ndélé : Un climat de peur au sein de la population

 

Ndélé, 14 juin (RJDH)- La  population de la ville de  Ndélé (Nord-est) s’inquiète à cause de la menace d’un des leaders du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), de reprendre les armes.

 Selon notre correspondant qui a sillonné la ville de Ndélé, cette menace a créé un sentiment de peur au sein de la population qui vit depuis plusieurs années dans la terreur et dans des conditions  humanitaires difficiles à cause de la présence des groupes armés dans la région.

« Une atmosphère de crainte plane sur la ville. Des petits groupes d’échange de quatre ou cinq personnes se forment  au marché, sur le sentier des travaux champêtres et discutent des enjeux liés à cette annonce », indique le correspondant.

Brice  Ndongo, père de famille habitant la ville de Ndélé, éleveur de volaille et des caprin affirme avoir envisagé de tout vendre et retourner au champ pour se mettre à l’abri. « Je compte trouver refuge au champ avec mes enfants mineurs cas je n’ai pas envie de revivre tout ce que nous avons connu dans le passé», explique-t-il.

Toutefois, des dizaines de personnes interrogées par le correspondant du RJDH expriment leur étonnement sur cette information, car la CPJP est signataire de l’Accord de cessez-le-feu du 9 octobre 2011 et s’était engagée à le respecter ; c’est-à-dire mettre fin définitivement aux hostilités et attendre le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion de ses combattants.

 

Sam-Ouandja : C’est l’UFDR qui fait la loi dans la ville

Sam-Ouandja, 14 juin (RJDH)- Une source digne  de foi contactée par le RJDH depuis Sam-Ouandja confirme que les groupes armés présents dans la zone font la loi sur la population, à l’exemple de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR).

La même source rappelle le meurtre de  deux femmes accusées de sorcellerie qui ont été battues par les éléments de ce groupe armé du 28 et 30 mai dernier et ont succombé à leurs blessures.

«  Ces femmes ont  été victimes de la justice populaire de l’UFDR », a confié une source proche de la gendarmerie qui affirme avoir passé plus de cinq mois dans la ville de Ndélé. La même source précise que ni les éléments des Forces armées centrafricaines ni ceux de la gendarmerie n’ont la possibilité d’intervenir à cause de leur effectif réduit.

D’après les informations recueillies auprès de la population, la ville de Sam-Ouandja échappe presque totalement au contrôle du gouvernement.

Le RJDH a tenté  de joindre le haut commandement  de l’UFDR pour avoir sa version des faits, mais sans succès.

 

Bangui : Une mission médicale saoudienne traite des malades à l’hôpital de l’amitié

Bangui, 14 juin (RJDH)- Des centaines de personnes malades subissent des consultations et des traitements gratuits depuis mardi à l’hôpital de l’amitié de Bangui. C’est une œuvre de  l’association « Adawa en Afrique », venue d’Arabie Saoudite.

La mission médicale saoudienne est conduite par le Dr Faris Ahamad, assistée de quatre dont  deux médecins généralistes et deux  spécialistes de pédiatrie.

« Le  mercredi 13 juin, nous avons reçu 293 patients. Nous avons pris en charge  une femme qui souffre de cancer de sein et un homme qui a une fracture au pied droit. Les deux malades  subiront une intervention chirurgicale.  Pour la journée du mardi, nous avons  consulté 305 personnes qui présentent toute sorte de maladie», a expliqué le Dr Faris Ahamad.

Certaines personnes consultées et dont les cas méritent un suivi  ont été  orientées vers les médecins spécialistes pour des traitements spécifiques. « Nous  assurons les frais médicaux durant la période de leur traitement », a-t-il précisé.

Il s’agit d’une mission de onze jours qui assure en même temps les consultations et la prise en charge médicale des malades pendant son séjour à Bangui.

Signalons que l’association médicale dénommée « Adawa en Afrique », totalise 20 ans d’existence. Chaque année une mission visite des pays africains pour aider la population en situation difficile. Cette année, la mission est arrivée en République centrafricaine à la  demande de l’association des musulmans de Centrafrique.

 

Kabo : Les cas de paludisme se multiplient

Kabo, 14 juin (RJDH)- Plus de 40 cas de paludisme ont été enregistrés entre mars et  juin 2012, avec environ 30 cas nécessitant une transfusion sanguine au centre de santé de Kabo (Nord), a indiqué le chef de centre de santé de cette ville, Mathieu Feïkoumo, au correspondant du RJDH.

Selon le chef de centre, le nombre de paludéens a augmenté avec  la saison des pluies. «  Les parents et les enfants dorment aux champs sans moustiquaire pour se protéger  des  moustiques. Les eaux qui stagnent dans les quartiers favorisent la multiplication des moustiques qui sont les agents pathogènes  du paludisme », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’ONG Médecin sans frontières (MSF) Espagne, vient de mettre en place, dans le cadre de ses activités de prise en charge du paludisme, une stratégie de sensibilisation des parents par le billet des agents communautaires. Ces agents vont de maison en maison et dans les églises informer la population sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées, l’assainissement et la nécessité de se présenter dans un centre de santé au moindre malaise.

MSF prend également en charge le traitement des malades. Il faut savoir que le paludisme fait partie des principales qui affectent les populations de Kabo et celles des villages environnants. Ces populations, contraintes de se déplacer à cause des conflits sont exposées à tous les risques.

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