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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 00:54

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : Appel à la mobilisation des fonds pour sauver la population de la Vakaga de la crise alimentaire

carte ndele

 

Birao, 13 juin (RJDH)- Le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, le Dr Zakaria Maïga, a lancé un appel à la mobilisation des ressources devant permettre une intervention d’urgence auprès des populations de la préfecture de la Vakaga (Nord-est), en proie à une crise alimentaire depuis un mois.

« Je demande à la communauté internationale de mobiliser des fonds pour une assistance immédiate qui sauvera des vies. Les populations de la préfecture de la Vakaga ont besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas les laisser tomber», déclare-t-il dans un communiqué de presse publié ce mercredi 13 juin à Bangui.

Le Dr Zakaria Maïga renchérit dans le document que « nous faisons actuellement face à une importante crise humanitaire qui pourrait s’aggraver rapidement et entrainer la perte de plusieurs vies humaines », d’où nécessité d’une mobilisation de la communauté internationale au chevet des populations du Nord-est du pays.

Le communiqué de presse rappelle la déclaration de Dr Christian Mulamba, Directeur National de l’ONG International Medical Corps (IMC) qui estime qu’ « il est temps d’agir. Nous devons fournir une assistance humanitaire immédiate, autrement nous assisterons à une augmentation des cas de décès. Le gouvernement et les partenaires humanitaires doivent apporter une assistance afin de mettre fin à cette crise de manière effective. Le financement est crucial afin de s’assurer qu’une assistance rapide et opportune soit fournie».

Signalons que cette crise alimentaire affecte environ 45 000 personnes. Il s’agit des habitants des villes et des villages tels que  Gordil, Mélé, Ndiffa, Sikikédi, et Tiringoulou situées dans l’ouest de la préfecture de la vakaga.

Du côté de la santé, Dr Christian Mulamba de l’IMC, contacté par le RJDH ce mercredi a affirmé qu’une équipe de sa structure se trouve actuellement dans la région de la Vakaga pour mobiliser les agents devant mener la campagne de vaccination contre l’épidémie de la rougeole constatée dans la région.

 

Bangui : Un regard rétrospectif sur la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP

cpjpufdr

 

Bangui, 13 juin (RJDH)- Depuis le début de la semaine, des informations circulent sur l’intention de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un des groupes armés opérant dans le Nord-est de la République centrafricaine, de reprendre les armes après environ 9 mois de cessez-le-feu. D’où l’occasion de faire le portrait de ce groupe.

La CPJP a vu le jour le 26 octobre 2008 dans le Nord de la République Centrafricaine à l’initiative de l’ancien ministre d’Etat, Charles Massi, qui venait d’être limogé. Le mouvement  est présent dans les préfectures de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran et de la Haute Kotto dans le centre-nord.

Après la disparition de son leader la CPJP trouve comme principale revendication, la  recherche de la vérité sur la disparition de l’ancien ministre d’Etat.

Mais rapidement, les objectifs vont évoluer. Constituée en majorité de ressortissants Rounga, un des groupes ethniques populaires dans cette partie de la République centrafricaine, la CPJP commence à riposter contre « les exactions » commises sur cette communauté par l’autre groupe ethnique, la communauté Gula.

Or la deuxième force en présence dans la région, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) est constituée pour la plupart de ressortissant Goula. C’est alors qu’éclate un conflit intercommunautaire dans le Nord-est de la RCA avec des affrontements à répétition entre les deux groupes.

En septembre 2011, ce conflit prend de l’ampleur. Des affrontements à Bria entre les deux forces font 50 morts et des milliers de déplacés. Ensuite, les négociations entamées par le médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo, aboutissent à la signature d’un accord de cessez-le-feu, le 9 octobre 2011.

Cet accord exige l’arrêt immédiat des hostilités, des campagnes médiatiques et de toutes les exactions et violations des droits humains, le retrait de toutes leurs troupes de la ville de Bria et le retour des combattants des deux parties dans leurs sites respectifs.

De plus, la CPJP qui avait signé un cessez-le-feu avec le gouvernement le 12  juin, s’était engagée à adhérer sans délai à l’accord de paix global de Libreville signé le 9 mai 2008.

Les négociations étaient également fondées sur la promesse de lancer le plus rapidement possible le programme de Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants en vue de créer un cadre de paix et favoriser le rétablissement de la sécurité.

Mais depuis la signature de ce cessez-le-feu, le programme ne touche pas encore  ce groupe armé. Seule l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (un autre groupe armé présent dans le Nord et le centre-nord, a vu ses éléments passer l’étape de désarmement. Des mécontentements ont commencé à se faire sentir au sein de la CPJP qui pense que le DDR traine encore.

 

Bangui : Environ 5 femmes meurent chaque jour pendant l’accouchement selon UNFPA

Bangui, 13 juin (RJDH)- « Cinq femmes meurent chaque jour en donnant la vie », a indiqué la représentante du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Thérèse Zébra, lors d’une réunion de réflexion sur la mortalité maternelle, tenue le mardi 12 juin à Bangui.

 Cette rencontre regroupait les préfets, les sous-préfets et les maires des 16 préfectures de la République Centrafricaine. L’objectif est d’informer ces autorités administratives sur l’enjeu de la mortalité maternelle dans le pays, en vue de mettre en place une stratégie devant contribuer à améliorer la santé maternelle.

« Les causes de la mortalité maternelle se présentent à plusieurs niveaux,  entre autres l’éloignement des localités des centres de santé ; ce qui empêche certaines femmes enceintes d’aller aux consultations prénatales », a évoqué  Josué Binoua, ministre de l’administration du territoire.

Il a également déploré  le mauvais accueil du personnel de santé vis-à-vis des femmes enceintes de même que le manque de véhicule pour transférer rapidement les femmes dans des centres de référence, en cas de complication d’accouchement.

Pour la représentante de l’UNFPA, Thérèse Zébra, cette initiative devrait aboutir à la création d’un partenariat  global en vue de promouvoir les droits humains, notamment le droit à la santé de reproduction, à l’égalité et à l’équité du genre.

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