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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 18:36

 

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com   http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, le jeudi 07 juin 2012 Zémio : Les 2 blessés de l’attaque de la LRA racontent leur mésaventure. Deux survivants de l’attaque, du lundi 4 juin, par des éléments de l’Armée de la résistance du seigneur (LRA) à Karmadar, village situé à 115 km de Rafaï (Sud-Est) sur l’axe Djéma, ont confié à notre correspondant le récit de leurs mésaventures. Alphonso Lingago, commerçant âgé de 33 ans, un des survivants, raconte ce qui lui est arrivé. « Entre Galé et Tangazi, à 2 kilomètres de Karmadar, vers 14 heures, mon compagnon et moi, nous étions en vélo quand une dizaine des éléments de la LRA sont sortis et ont tiré sur nous. J’ai reçu une balle au bassin droit. Je suis tombé en syncope par la suite. Les hommes de la LRA en ont profité pour me fouiller et ont saisi 13 grammes d’or, des articles divers, des cigarettes, des produits pharmaceutiques et une somme de 180 000 FCFA ». Le survivant dit ignorer la destination de son compagnon et se pose même la question à savoir s’il est encore vivant ou s’il a plutôt été emporté par les éléments de la LRA. L’autre survivant, Zélote Zoba, âgé de 47 ans, livre à son tour son témoignage. « La population du chantier Tangbazi a aperçu les éléments de la LRA à distance et a pris la fuite. Les rebelles ont ouvert le feu sur la foule. J’ai reçu une balle dans la paume de la main », raconte le survivant qui signale aussi que les rebelles ont cassé et pillé toute les maisons du chantier. Par souci de protéger l’identité des victimes, des pseudonymes ont été utilisés.

 

Obo : Extension de la zone de circulation jusqu’à 25 km de la ville

Les forces conjointes de lutte à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont tenu une réunion à Obo (Est), le mercredi 6 juin, en vue d’informer la population sur l’extension à 25 kilomètres de la ville, au lieu de 5 kilomètres, de la zone de libre circulation recommandée jusque-là, a fait savoir Radio Zéréda. Les forces conjointes de la traque à Joseph Kony ont tenu cette réunion avec tous les chefs des quartiers et villages d’Obo et des environs pour leur annoncer l’extension de la zone de circulation et faire le point sur la sécurité à Obo et à Djéma.

 « Nous souhaitons que les forces armées centrafricaines associées aux forces ougandaises continuent leur travail pour traquer le chef de l’Armée de résistance du seigneur, Joseph Kony, et ses éléments », a proposé Barthélémy Mboliditirani, chef du quartier Nairobi 2, aux conseillers américains, lors de la réunion conjointe. Les conseillers américains, au cours de la même réunion, ont invité l’assistance à rester en alerte dès qu’elle soupçonne la présence des rebelles de la LRA dans la ville ou ailleurs, et d’en informer la base aussitôt que possible.

 

Boali : Projet de centre de réinsertion des jeunes contrevenants

Un centre de réinsertion des enfants en conflit avec la loi pourrait être construit, à Boali (Sud-Ouest). Une mission conjointe du PNUD et du ministère de la Justice et de la Moralisation est arrivée dans la ville, le mercredi 6 juin, pour identifier un site potentiel pouvant abriter ce centre. Dominique Sallipanguendji, directeur des affaires pénales et de grâce au ministère de la Justice, précise que ce centre de réinsertion serait destiné aux jeunes qui ont commis des infractions à la loi pénale et qui sont condamnés en vertu de la juridiction des mineurs. « Il y a longtemps que ce centre devrait être construit. Malheureusement, l’ancien site n’a pas été retenu. A cause de son éloignement, il se situe à plus de cinq kilomètres de la ville. Le coût de transfert d’électricité était exorbitant. Nous avons trouvé l’endroit adéquat qui se situe au bord d’un cours d’eau proche du centre de santé, de l’école primaire et du collège », a fait savoir le député de Boali, Bertin Béya, visiblement satisfait. Ce projet de construction serait financé par les fonds de consolidation des Nations Unies, mis en oeuvre par le PNUD-PRED (Programme de renforcement de l’État de droit). « Les travaux de construction vont commencer bientôt », a précisé Dominique Sallipanguendji, qui est aussi magistrat.

 

Obo : Le BINUCA renforce le système sécuritaire dans le Haut Mbomou.

Le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) a installé la semaine dernière son antenne dans la préfecture du Haut Mbomou, à OBO (Est), en vue de renforcer le système sécuritaire. Cette initiative devrait aussi permettre de mieux surveiller et contrôler les actions de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. Le BINUCA est représenté à Obo par Fabrice Ramadan et José Carlos Rodriguez. Ceux-ci vont identifier et évaluer les exactions des éléments de la LRA et faire rapport au bureau central à Bangui.

 

Bangui : Mésentente au sujet d’éléphants destructeurs de récoltes

La société de Dzanga-Sanga, responsable de la gestion du parc Bayanga, ne peut pas dédommager les villageois dont les champs de légumes, situés aux alentours du parc, ont été endommagés récemment par des éléphants. C’est ce que soutient Jean Bernard Yarissem, chargé de programme à Bangui de la WWF, une organisation de défense et de protection de la nature.

La loi et l’arrêté portant création et réglementation du parc de Dzanga-Sanga disent ceci : « L’implantation des parcelles agricoles dans la réserve spéciale de la forêt dense de Dzanga-Sanga n’est autorisée que sur une bande de 500 mètres de profondeur de part et d’autre de l’axe routier Yandoumbé jusqu’au point de la rivière Yobé ».

Selon le législateur, la population devrait donc cultiver près de chez elle, et non s’aventurer sur le territoire du parc. Or, estime le représentant de la WWF, la population cultive au-delà des limites autorisées, soit dans les couloirs réservés aux animaux qui sont protégés par le gouvernement, ce qui crée chaque année des problèmes d’empiètement.

D’après les explications du chargé de programme, WWF a essayé plusieurs fois d’ériger des barrières électriques autour du parc, mais faute de moyens, ce projet n’a jamais vu le jour. Selon ses explications, ce problème de destruction de champs revient année après année, ce qui crée une mésentente entre la population et la société responsable du parc. La population réclame un dédommagement pour ses champs abîmés par les animaux. Mais, s’interroge le chargé de projet, « c’est le gouvernement ou la société qui doit payer ? » Car, dit-il, les éléphants sont un patrimoine national qui ne relève pas de la compétence de la société. Notre objectif, conclut le représentant de la WWF, est d’aider le gouvernement dans la protection et la conservation du parc. Notre but est aussi de l’accompagner dans sa politique de développement.

 

Bangui : Les chauffeurs des taxis et bus mécontents du directeur de la police

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus, dans un communiqué de presse diffusé le mercredi 6 juin, dénonce les propos tenus par le directeur général de la police centrafricaine à leur égard. À la suite d’une réunion spéciale, lundi, entre le gouvernement et les représentants des chauffeurs, le directeur général de la police, Henri Wanzet Linguissara, avait déclaré : « Mieux vaut couper un doigt et garder le reste ».

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus s’élève contre ces propos qui, selon eux, reviennent à dire qu’il est préférable pour le chef de police de couper le doigt des chauffeurs des taxis et de bus que de couper celui du gouvernement. Le syndicat dénonce aussi l’envahissement des périmètres de la salle de réunion par les agents de la police et de la gendarmerie au cours de cette réunion, une mesure que le syndicat associe à de l’intimidation. Dans ses revendications, lors cette réunion avec le gouvernement, le syndicat avait demandé la réglementation des contrôles de la police et de la gendarmerie. Interrogé sur la question, le directeur général de la police affirme que cette proposition est une manière pour le syndicat de se justifier devant sa base. Pour ce qui est de l’épisode du « doigt coupé », le directeur général de la police a dit ne pas avoir de commentaire à faire. Une assemblée générale du syndicat se tiendra ce samedi 9 juin à la bourse de travail pour faire le point avec les conducteurs de taxis et bus.

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