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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:55

 

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine_

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Bangui, le jeudi 31 Mai 2012

Bangui : Conflit d’intérêt entre la population de Bakouma et safari CAWA

La population de Bakouma, d’après les informations recueillies par le RJDH, en veut à la société CAWA parce que celle-ci n’emploierait, pour la plupart, que des responsables de campements originaires d’autres régions du pays.

L’entreprise de safari, au coeur d’une saga judiciaire entourant la mort de 13 personnes retrouvées dans sa concession, n’emploierait dans les faits que des dirigeants provenant des préfectures de Mambéré Kadei et de la Bamingui-Bangoran, et aussi de la ville de Bangui.

Par ailleurs, les 28 archers recrutés par la compagnie sont des Peulhs, a fait remarquer une source proche des employés de la société interrogée par le RJDH ce jeudi. « Mararv, père, était en République centrafricaine dans le secteur du tourisme et vu son attachement à ce pays, il a travaillé dans un projet de forage dans l’ouest, précisément à Gamboula », a expliqué Jules Nakoé, résidant à Berberati, au sujet du père de Erik Mararv, propriétaire de la société CAWA.

D’après la même source, le père du patron de CAWA a créé une société appelée « Sangha forage », qui fournissait de l’eau potable à la population de la localité. Il pratiquait également la chasse aux éléphants et a embauché beaucoup de personnel pour son garage automobile.

Depuis quelque temps, le fils Mararv s’est lancé dans l’offre de safaris vers Bakouma où il vivait jusqu’à son arrestation en mars.

« Une partie du personnel à l’emploi du père a été reprise par son fils Erik pour travailler à Bakouma au sein de la société CAWA. Le père Mararv ne revient que pendant la saison des pluies lorsque les activités de chasse sont suspendues », a conclu Jules Nakoé.

Selon Jacques Aimoussa, chef de campement et porte-parole de la société CAWA, « le non respect de contrats de service et de rendement sont les causes de la non responsabilisation des natifs de Bakouma au sein de la société ».

Dans un autre ordre d’idée, Timothy Fisher, Haut-commissariat de Grande-Bretagne, basé à Yaoundé et de passage à Bangui, estime que seule la justice centrafricaine pourra faire la lumière sur les problèmes de la société CAWA, a-t-il expliqué lors d’un entretien avec le RJDH.

Le haut responsable britannique précise que sa visite en Centrafrique consiste à constater les conditions de détention de David Simpson, le sujet anglais présentement détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba en lien avec l’affaire CAWA.

« Je suis ici dans le but de discuter avec le Britannique arrêté, et non pour prendre la place de la justice », a-t-il expliqué.

Rappelons qu’en mars 2012, treize corps ont été retrouvés aux abords de l’entreprise CAWA à Bakouma. Le propriétaire de l’entreprise et une douzaine de ses employés sont détenus à Bangui relativement à cette affaire.

 

 

Bangui : La vie à la prison de Ngaragba

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a visité, le mercredi 30 mai, la prison centrale de Ngaragba, située dans le 7ème Arrondissement de Bangui, dans le but de vérifier les conditions de détention des prisonniers arrêtés en marge de l’affaire CAWA.

La maison d’arrêt de Ngaragba. Un monde à part. Une muraille à l’intérieur de laquelle croupissent pêle-mêle des êtres cultivés, des analphabètes et même des brigands. Au niveau du portail, à l’entrée de la clôture, des cris et des supplications de prisonniers qui ont faim et soif et qui demandent de l’assistance accueillent les visiteurs.

Dans la prison, les captifs ont été répartis par quartier et par catégorie socioprofessionnelle. Les cellules sont plus ou moins propres, pour les uns, et très salles pour les autres. La vie quotidienne des prisonniers se résume autour de jeux de dames et de cartes. Une chaleur accablante rend l’atmosphère et l’échange difficiles entre les parents et les détenus, sous l’œil vigilant des gardiens de prison.

L’heure de la visite est fixée à 14 heures. Les parents des prisonniers sont installés sur des bancs dans le hall de la salle d’accueil de la maison d’arrêt. A la demande de chacun d’eux, un service d’orientation a pour mission de rechercher les intéressés et de les mettre en contact avec leurs parents.

Les échanges entre parents et les personnes incarcérées sont brefs et chronométrés. Certains se plaignent de leur éloignement avec leurs parents ; d’autres n’ont pas reçu la visite des leurs qui se trouvent dans l’arrière-pays.

À la maison d’arrêt de Ngaragba, détenus, gardiens et visiteurs vivent chacun à leurs manières dans un monde à part.

 

Mboki : Deux hommes blessés dans incident au camp des réfugiés

Deux hommes ont été blessés par balles dans le camp des réfugiés, dans la nuit du 30 au 31 mai, à Mboki, a rapporté ce matin le correspondant du RJDH sur place.

Selon les informations rapportées, ces victimes sont de nationalité congolaise et sont basées dans un camp des réfugiés. La première victime, âgée de 27 ans, a reçu une balle au niveau de la cuisse. L’autre blessé, âgé de 15 ans, a été atteint au bras droit. Les deux blessés ont fait savoir qu’ils étaient en visite chez un parent lorsqu’ils ont été surpris par des coups de feu provenant de fusils de chasse.

Ils ont été transférés au Centre de santé du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR). Le responsable du centre, Joseph Ndoulikété, a fait savoir que leurs blessures étaient sans gravité.

Toutefois, les deux blessés seront conduits à l’hôpital de Zémio. Là, on extraira les projectiles de leurs corps.

Selon les enquêtes rendues publiques par la gendarmerie de Mboki, le présumé agresseur aurait été à la poursuite de sa femme en fuite. L’individu s’est rendu au détachement des Forces armées centrafricaines dans la localité avant d’être conduit à la gendarmerie. Il est d’origine soudanaise et est détenu à la gendarmerie pour investigations.

 

Ndélé : Début de la vaccination contre la rougeole

La campagne de vaccination de masse des enfants et des jeunes de 6 mois à 15 ans contre la rougeole a démarré ce matin à Ndélé (Nord-est), sur l’axe Miamani, a annoncé ce matin MSF.

La campagne se déroulera du 31 mai au 8 juin 2012 dans toute la sous-préfecture de la Bamingui-Bangoran. Elle est assurée par MSF Espagne, présent à Ndélé depuis quelques années

Cette campagne de vaccination est une réponse aux multiple cas de rougeole constatés dans les villages Ndagbali, Salé et Abderkarim, à la périphérie de Ndélé. Certains des malades sont souvent transférés à l’hôpital préfectoral de Ndélé pour y recevoir des soins.

Les informations rapportées par le correspondant du RJDH sur place révèlent que plus d’une trentaine de personnes atteintes de rougeole ont été enregistrées au centre de santé de Ndélé.

Certains malades viennent des localités situées à plus de 120 km de Ndélé.

 

Kaga-bandoro : Des ex-rebelles demandent de l’aide pour retourner dans leurs villages

Une quarantaine d’éléments de l’ex-groupe rebelle de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui ont déposé les armes le 16 mai 2012, ont des difficultés à regagner leurs villages d’origine et sollicitent l’appui du gouvernement et des Nations Unies, rapporte le correspondant du RJDH sur place.

Selon le correspondant, parmi ces ex-combattants, 10 sont originaires de la préfecture de l’Ouham-Péndé, 16 sont venus du village Kambokossa et 27 sont de Batangafo. Ils vivent actuellement sous le toit de leurs beaux-parents.

Cette préoccupation, poursuit le correspondant, a été rapportée ce matin par Georges Ndanou Samba, l’un de ces hommes qui est originaire de Kaga-Bandoro et qui agissait comme commissaire de ce groupe armé à l’époque.

D’après le même homme, ces ex-combattants, en plus des difficultés de transport, attendent avec impatience la phase de la réinsertion. Il faut indiquer que depuis la clôture du programme de désarmement, réinsertion et démobilisation à Kaga-Bandoro, aucun cas d’incident entre les ex-rebelles et la population n’a été signalé.

Rappelons que l’APRD a été dissoute par son président, Jean Jacques Démafouth, le 16 mai dernier lors du désarmement du groupe dans la préfecture de Nana-Gribizi.

 

 

Berberati : Un accident de circulation fait 5 morts et 6 blessés

Cinq personnes sont mortes et six autres blessées à la suite d’un accident de circulation, le mardi 28 mai, sur l’axe Gamboula, à 30 kilomètres de la ville de Berberati (Ouest), a rapporté Radio-Zoukpana.

« C’est l’excès de vitesse qui est à l’origine de cet accident », a déploré une des victimes.

Les personnes blessées ont été transférées à l’hôpital de Berberati pour recevoir des soins. Le médecin chef a mentionné que plusieurs cas d’accidents de circulation ont été enregistrés ces derniers temps au service de traumatologie.

 

 

Nola : La population invitée à protéger l’environnement

Les responsables du programme régional de l’environnement en Afrique (REDD+) se sont rendus, le lundi 28 mai, dans la Sous-préfecture de Nola, pour échanger avec les associations de la localité en vue de trouver une stratégie dans le processus de la réduction de la dégradation et de la déforestation, a rapporté Radio Kuli-Ndunga.

Selon l’annonce faite par le préfet de la Sangha Mbaéré, Morales Ngaya, la mission du programme REDD+ à Nola est de contribuer à la réduction de la dégradation et de la déforestation dans la préfecture et d’échanger avec les associations oeuvrant dans le même sens.

 

Cette mission s’inscrit dans la cadre du phénomène du réchauffement climatique. La stratégie de la République centrafricaine en matière d’arrêt des émissions des gaz à effets de serre est liée à la déforestation et à la dégradation.

 

 

Boali : Un don pour le centre de santé

Le Fonds des Nations Unies pour la population a doté, samedi dernier, le Centre de santé de Boali de matériels médicaux et de lots de médicaments, rapporte Radio ICDI.

Selon notre correspondant, ce don vient après le plaidoyer du chef du centre de santé auprès de cette institution à qui il a adressé une correspondance pour expliquer les problèmes auxquels son service est confronté.

« Nous avons adressé une correspondance à la direction de la santé pour expliquer nos problèmes, et compte tenu de l’importance de la question, la direction a souhaité soutenir notre demande », a expliqué le docteur Eloi Narcisse Bofoungou, médecin chef à l’hôpital de Boali.

Selon le président du comité de gestion, il y a obligation de gérer ces médicaments pour aider la population. « Une partie de ces médicaments sera destinée à nos pharmacies et une autre, pour aider les personnes démunies hospitalisées», a-t-il précisé

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