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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 02:53

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, le lundi 28 Mai 2012

Bangui : La société safari CAWA nie toute implication dans l’exploitation des mines

 

Eric Mararv

 

Les artisans miniers ne sont pas menacés par la société safari CAWA à cause de l’exploitation des mines d’or dans sa zone, mais plutôt à cause des activités de chasse, a expliqué ce matin, Jacques Aïmoussa, un des chefs de camp de cette société, dans un entretien avec le RJDH à Bangui. Au total 13 corps ont été retrouvés dans une des mines d’or existant dans la propriété de la société, à plus de 100 kilomètres à l’est de Bakouma.

« Si nous avons chassé les gens sur le chantier, ce n’est pas parce que nous ne voulons pas qu’ils exploitent le diamant ou l’or qui s’y trouvent, c’es parce qu’ils tuent les animaux pour se nourrir pendant leur séjour dans la zone», a-t-il précisé.

Jacques Aïmoussa a fait remarquer que la société a été implantée depuis six ans, alors que les mines n’ont été découvertes que depuis deux ans. D’après lui, il n’y a aucun conflit entre la population locale de Bakouma et les responsables du safari CAWA, jusqu’à la découverte de cette mine d’or.

Il a indiqué que la société ne saurait être à l’origine d’un tel acte « puisque certains employés ont aussi perdu des parents dans ce drame ». Selon lui, c’est la LRA qui est l’origine de cet assassinat à cause de la fréquence de ses attaques dans la zone ces trois dernières années. Mais les parents des victimes, qui sont toutes de Bakouma et ses environs, estiment que c’est safari CAWA qui serait l’auteur de ce drame.

« Nous avons connu des attaques de la LRA en novembre 2010, le 29 mars 2011 avec la capture de notre patron, Erik Mararv, qui a été relâché après plusieurs heures de négociations. La dernière attaque est celle du 22 janvier 2012 où certains ouvriers de la société ont été enlevés puis libérés », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il est reconnu que dans toutes les attaques de la LRA, les personnes enlevées ont

été libérées après quelques heures ou quelques jours, et non tuées.

Le 22 mars, 13 corps ont été retrouvés dans une mine de diamants et d’or à Bakouma, par le personnel de la société de Safari CAWA. Après enquêtes, le propriétaire de la société, le Suédois Erik Mararv et un de ses coéquipiers le britannique David Simpson ont été arrêtés et se trouvent encore à la prison de Ngaragba, avec 11 de leurs employés.

Il convient de préciser que les 11 employés incarcérés avec leur patron sont les chefs des camps de la société safari CAWA, les plus proches de la zone où les corps ont été découverts, ainsi que des tireurs d’arc qui ont pour mission, selon safari, sont chargés de sensibiliser les éleveurs peulhs à ne pas traverser la zone de chasse.

 

Nola : les éléphants de Zangha-Sangha saccagent les champs de manioc

éléphants

 

Les éléphants de la réserve de Zangha-Sangha, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, saccagent les champs et plantations de manioc dans la localité de Bayanga, à 105 km de Nola, a annoncé ce matin Radio Kuli Ndunga.

« La situation est présentement difficile à cause de la dispersion de ces éléphants qui détruisent tout sur leur passage. Même le manioc en phase de rouissage est détruit», témoigne les habitants de la localité à Radio Kuli Ndunga.

 

La population accuse les responsables du Projet WWF, basé à Bayanga, de ne rien faire pour empêcher cette destruction. Mais les responsables de ce projet n’ont pas encore réagi à cette accusation.

La conséquence de cette destruction des champs de manioc est la pénurie du manioc dans la ville. Le prix de la cuvette de manioc est passé de 1 500 Fcfa à 3 500 f Cfa.

 

Bangui : Les ambassadeurs francophones vont appuyer les populations de l’Ombélla M’poko

 

Dorothee-Malenzapa.jpg

Les Ambassadeurs et les consuls des pays membres de la francophonie en Centrafrique s’engagent à venir en aide à la population de l’Ombélla M’poko, par des ‘’actions sociales’’, a annoncé samedi, la ministre de la Coopération internationale et de la francophonie, Dorothée Malénzapa, au cours d’une émission à Radio Notre Dame.

Cette action consistera à collecter des fonds qui seront remis aux bénéficiaires qui sont les groupements et les associations à assise communautaire de la préfecture de l’Ombella M’Poko.

« La tournée de la campagne agricole 2012, m’a permis de me rendre compte de la souffrance de la population centrafricaine. J’ai vu qu’il existait des groupements et des associations qui ont besoin d’un coup de pouce pour avancer dans les activités génératrices de revenus pour le développement communautaire. J’en ai parlé aux ambassadeurs francophones dans notre pays et ils ont accepté qu’on organise une action de solidarité en faveur de ces populations », a expliqué la ministre Dorothée Malanzapa.

Elle a indiqué que l’initiative a été bien accueillie par les ambassadeurs et consuls francophones accrédités en République centrafricaine. Car ils ont manifesté, sans hésiter, leur adhésion à ce projet.

Les diplomates francophones ont salué cette initiative. Ils ont fait remarquer que « ce projet est une façon d’exprimer et d’affirmer notre présence dans la famille francophone de Centrafrique, en apportant notre appui financier et par des idées ».

Un autre diplomate a indiqué que l’appui aux communautés centrafricaines est une nécessité à cause de la situation sociopolitique du pays, compte tenu de son statut de pays post-conflit.

Cette soirée de solidarité aux populations d’Ombélla M’poko aura lieu le 2 juin prochain à Bangui, si le fonds est collecté.

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