Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 01:27

 

 

 

RCA carte-2

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 Bangui, 26 Mars 2012

 

Bangui : Manque de produits de première intervention à la pédiatrie

Depuis environ trois mois, le complexe pédiatrique de Bangui, l’unique centre de référence de prise en charge des enfants, traverse des moments difficiles : pas de coton, ni compresse, ni alcool pour des interventions primaires ou d’urgence.

« J’ai reçu une ordonnance médicale avec une liste de produits pharmaceutique, dont l’alcool et coton, c’est du jamais vu », a témoigné Joceline Sambogo, une femme au chevet de son enfant admis au complexe pédiatrique.

« Je n’ai jamais acheté de l’alcool et du coton à la pédiatrie, mais on me demande d’en acheter. Avec tout cela, comment je peux faire, je ne suis qu’une pauvre femme démunie ; si je dois acheter toutes ces petites choses, comment vais-je faire pour sauver la vie de mon enfant ? », a déploré une autre femme qui a requis l’anonymat, elle aussi, rencontrée dans un pavillon du complexe pédiatrique de Bangui.

Selon Fidèle Kombo-Woro, chef de service du matériel et des travaux au sein de cette structure sanitaire, le complexe pédiatrique éprouve d’énormes problèmes et ce ne sont pas seulement les petits matériels. « Mêmes les produits réactifs pour des analyses au laboratoire et autres manquent aussi».

Il a fait remarquer que cette situation est intervenue après l’instauration du principe de ‘’l’unicité des caisses de l’Etat’, selon lequel, toutes les menues recettes sont versées au trésor public. « On peut faire le versement au trésor, mais il n’est pas facile de faire retourner l’argent ici pour faire face aux dépenses courantes », a-t-il relevé.

« Pour le moment ça ne va pas, nous nous battons pour sauver la vie des enfants qui viennent » a-t-il ajouté.

 

Boali : le COGES facilite l’accès aux soins à la population

Droits aux soins médicaux idéaux, droit à l’information sanitaire et à la participation communautaire, sont les sujets d’échange entre les le comité de gestion (COGES) de l’hôpital de Boali, les autorités sanitaires et la population, a rapporté radio ICDI.

Cette série de rencontres intervient après la décision du COGES de réduire les prix de consultations et des médicaments, vendus à la pharmacie communautaire, en vue de permettre à la population démunie de bénéficier des soins.

Par exemple, les frais pour une intervention chirurgicale d’hernie qui était de 15 000 Fcfa est ramené à 5 000 Fcfa, les femmes enceintes ayant besoin de consultations prénatales payeront désormais 150 Fcfa au lieu de 500 Fcfa auparavant ; la plaquette d’amoxicilline se vend désormais à 500 Fcfa au lieu de 700 Fcfa et celle de paracétamol à 50 Fcfa au lieu de 100 Fcfa.

D’après le comité de gestion de l’hôpital, cette révision des prix est une réponse au constat de faible taux de fréquentation de l’hôpital de Boali depuis un certain temps. Interrogée sur les raisons de ce désintérêt pour l’hôpital, la population a évoqué le « le mauvais comportement des du personnel soignant, la cherté des médicaments et l’extrême pauvreté.

Pour le Dr Eloi Nicaise Mboufoungou, médecin chef du centre de santé de Boali, la campagne qui passe de quartier en quartier a pour but de rassurer la population de la réforme engagée au sein de l’hôpital.

« Nous sommes en train d’essayer de faire un rapprochement avec la population pour lui montrer la nécessité d’une prise en charge sanitaire avec un accent sur les soins de santé primaire», a confié Dr Eloi Nicaise Mboufoungou.

 

Boali : Les épouses de pécheurs victimes de violence perpétuelle

Une dizaine de plaintes liées aux sévices corporelles, au divorce ou au cas d’abandon de foyer, déposées par les épouses de pêcheurs, sont enregistrées chaque semaine au service des affaires sociales de Boali, a annoncé le responsable dudit service, Judexe Téngaya, à radio ICDI.

Ces cas sont le plus souvent enregistrés chez les épouses des pêcheurs qui subissent au quotidien des violences de tous genres. « Au lieu d’utiliser l’argent qu’ils gagnent à travers la pêche pour entretenir leur foyer, les hommes préfèrent s’enivrer et reviennent violenter leur femme pour des raisons banales», a relevé Judexe Téngaya.

« Il est difficile de parler du respect des droits de la femme et du code de la famille à Boali. Les femmes de la ville en général et les épouses des pêcheurs en particulier vivent des cas de violence physique et morale de la part de leur mari », a fait remarquer à radio ICDI le chef de service des affaires sociales.

En dépit des multiples campagnes de sensibilisation des ONG nationales et internationales sur le respect des droits de la femme, celles-ci restent victimes de toutes les formes de violence dans certaines régions du pays.

 

Berberati : le personnel de la Mairie en grève de 3 jours

Les portes de la Mairie de Berberati ont été barricadées ce lundi matin par le personnel qui entre en grève d’une durée de trois jours, a rapporté radio Zoukpana.

La présidente de la délégation spéciale de la ville la Berberati et ses plus proches collaborateurs n’ont pas eu accès aux locaux de la Mairie ce lundi. Le personnel qui avait lancé un préavis de grève les jours précédents, pour demander le versement de 15 mois de retard de salaire sur 32 dus, a finalement arrêté le travail, jugeant les dernières négociations avec les autorités infructueuses.

« Je ne parlerai pas de grève, c’est juste une partie du personnel mécontente des réformes engagées à la Mairie qui a manifesté ; et nous trouvons cette manifestation illégale », a fait remarquer le 1er vice-président de la délégation spéciale de la ville Berberati, Albert Eustache Nakombo, joint par téléphone par le RJDH ce matin.

D’après lui, avec le préavis de grève déposé la semaine passée, la municipalité avait promis de donner satisfaction au personnel le mardi 27 mars. « Nous sommes surpris de cette attitude parce que nos collègues du Trésor sont à pied d’oeuvre pour voir ce qu’il faut faire pour satisfaire le personnel », a-t-il indiqué.

A la question de savoir si la Mairie devait effectivement 32 mois au personnel, Albert Eustache Nakombo a relevé qu’il ne s’agit pas de 32 mois. « Lorsque que nous avons pris nos fonctions il y ‘a deux ans, nous avions hérité de 23 mois de retard de salaire. Cela m’étonnerais qu’il y ait 32 mois d’arriéré de salaire », a-t-il dit, sans toutefois préciser le nombre de mois que la Mairie doit au personnel.

D’après radio Zoukpana, la masse salariale mensuelle de la Mairie de Berberati varierait entre 2,5 et 3 millions Fcfa. Les recettes sont basées sur les contributions des sociétés de téléphonie mobile (4 ), les sociétés minières et celles que exploitent les forêts.

 

Bangui : Le chômage technique est autorisé par la loi (Inspection de travail)

D’après l’inspecteur régional du travail, Jean-de-Dieu Yongondounga, une entreprise peut mettre en chômage technique une partie de son personnel, en cas de difficultés financières.

Dans un entretien visant à donner des éclaircissements juridiques sur la situation d’une partie des chauffeurs et des hôtesses de la Société nationale de transport urbain (SONATU) qui devrait être mise en chômage technique dans les prochains jours, Jean-de-Dieu Yongondounga a souligné qu’une entreprise publique ou privée a cette possibilité.

« Le comité de redressement d’une société peut valablement mettre en chômage technique un employé », a-t-il précisé, citant les dispositions de l’article 136 du Code du travail centrafricain et la durée est de 3 mois renouvelable une seule fois, si la situation ne s’améliore pas.

Jean-de-Dieu Yongondounga a souligné que les causes d’une mise en chômage technique sont souvent des difficultés économiques et financières, des ruptures de stocks, des pannes qui causent une baisse substantielle des activités au sein de l’entreprise (comme dans le cas de la SONATU). Toutefois, l’employeur doit solliciter une autorisation auprès de l’inspection de travail avant d’appliquer cette mesure.

Par ailleurs, « lorsque l’entreprise n’a pas reçu l’accord de l’inspection, la direction peut annuler la mise en chômage du personnel de l’entreprise », a-t-il relevé.

Il faut rappeler que dans un entretien avec le RJDH samedi dernier, le Directeur général de gendarmerie, le Colonel Pierre-Chrysostome Sambia, en charge de la coordination des activités de la SONATU avait annoncé que d’ici le 1er avril, quelques chauffeurs et hôtesses seraient mis en chômage technique, à cause de la crise que traverse la Société, en attendant la mise en place d’une nouvelle administration de la SONATU.

 

Bangui : l’ONG Triangle rejette l’idée de problème d’eau potable à Sam-Ouandjia

Le chef de mission de l’ONG Triangle, Jérôme Socie, a rejeté samedi dans une lettre au RJDH, l’information selon laquelle il y’ aurait des problèmes d’eau à Sam-Ouandja, comme publiée dans la dépêche jeudi 22 mars 2012.

D’après Triangle, seulement « deux puits et un forage dysfonctionnent sur ses 18 réalisations » et non le contraire comme annoncé dans la dépêche du 22 mars, qui rapportait les propos du Maire de Sam-Ouandjia.

Recontacté cet après-midi par le RJDH, le Maire de Sam-Ouandjia, Boniface Adjo, a réitéré que seulement 2 forages, notamment celui du quartier Zaïre et celui de l’école centre mixte fonctionnent.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches