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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 01:47

 

 

 

RCA carte-2

 

 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 20 Mars 2012

Bangui : 397 victimes d’accusation de sorcellerie entre 2010 et 2012 (DRC).

Environ 397 personnes ont subi des violences de verdicts populaires d’accusation de pratique de sorcellerie entre Janvier 2010 et Février 2012 en République centrafricaine, d’après le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

« C’est une situation tragique pour la Centrafrique », a relevé Gervais Govon, expert juridique auprès du DRC au cours d’une interview accordée au RJDH. Il a souligné que ces chiffres concernent trois préfectures du pays : l’Ouham, l’Ouham-Péndé et le Bamingui-Bangoran (nord et nord-est), où travaille cette structure. Par ailleurs la ville de Mbaïki, dans le Sud, a été prise en compte à cause des cas qui y sont signalés à maintes reprises.

Pour l’Expert Juridique de DRC ‘’le drame’’ est que les institutions de l’Etat telles que la Police la gendarmerie, voire la justice dans les différentes localités du pays ainsi que la population semblent être familiarisées avec le verdict populaire et l’assassinat des personnes accusées de sorcellerie, ce qui fait que l’on a tendance à banaliser les cas de violence liés aux accusées de sorcellerie.

« Si au moins, on avait encore conscience que ce sont des vies des innocents qui sont détruites, des droits individuels et des libertés qui sont violés dans nos villages et communautés, c’est déplorable », a regretté Gervais Govon.

Il ressort que parmi les 397 personnes violentées, enregistrées par DRC dans les parties du pays précitées, des cas de mort suite à la torture des victimes ont été relevés. Par ailleurs certaines victimes ont été assistées par DRC de diverses manières, soit en faisant intervenir la police ou la gendarmerie, soit en prenant en charge les frais de leurs soins médicaux. Dans l’ensemble, 211 hommes et 186 femmes ont été victimes de violence à cause d’une accusation de sorcellerie.

En dehors de l’assistance médicale et juridique, DRC accorde une aide matérielle aux personnes qui ont survécu à la torture mais qui ont perdu leur abri pour leur permettre de se construire et reprendre une nouvelle vie.

Pour DRC, la question de violences liées aux accusations de sorcellerie ne devrait pas être considérée seulement comme des violences basées sur le genre. Elle devrait être prise comme un problème général car les hommes sont aussi victimes de cette pratique.

 

Bangui : Reprise des activités des conducteurs de la SONATU

Les conducteurs des autocars de la Société nationale de transport urbain (SONATU) ont repris les voyages vers les provinces après une journée de suspension de travail pour protester contre la suspension de paiement des primes de voyage.

Cette reprise est le résultat de l’acceptation par l’équipe de la gendarmerie chargée de la gestion quotidienne de la SONATU de revenir sur sa décision de suspension la prime de voyage des chauffeurs.

Ce matin, les autocars immobilisés au Complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui ont repris le chemin des villes de l’intérieur du pays dessertes par les bus de la Société après que les chauffeurs aient perçu leur prime de voyage, à savoir 15 000 FCFA pour les villes plus éloignées et 2000 FCFA pour celles plus proches de Bangui.

Il convient de rappeler hier lundi, l’équipe de la gendarmerie avait dans un premier temps décidé de suspendre le versement des primes de voyage aux chauffeurs avant de leur proposer 5000 FCFA. Les intéressés avaient refusé et ont paralysé la circulation tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Les passagers qui avaient payés leurs billets étaient restés bloqués au siège de la compagnie. Depuis plus de deux semaines, à cause de détournement la SONATU connait un problème de fonctionnement.

 

Berberati : Le personnel de la Mairie dénonce ‘’le trafic d’influence’’

Le délégué du personnel de la Mairie de Berberati, Edmond Ngombé, a dénoncé hier ‘’le trafic d’influence’’ de la présidente de la délégation spéciale de la ville, au sujet du préavis de grève déposé par les employés la semaine passée, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Selon lui, la réunion convoquée lundi par la présidente de la délégation spéciale de la ville de Berberati, Edith Ngandji, pour chercher une solution à la revendication du personnel était plus « un trafic d’influence » qu’une réunion de concertation. Car le Maire et ses collaborateurs ont rejeté les réclamations des employés.

« Cette réunion est une campagne d’intimidation et non une rencontre de dialogue. Nous avons reçu des menaces verbales et de sanction administrative au cas où le personnel ne retirait pas le préavis de grève. Nous étions privés de la liberté de parler. En plus, tous les officiers de la Police et de la Gendarmerie étaient présents », a déploré le délégué du personnel.

 

Le préavis de grève expirant ce jour, tout le personnel se réunit cet après-midi pour réfléchir sur les dispositions à prendre, si les responsables de la Mairie ne reviennent pas au bon sentiment.

Jeudi passé, les 64 employés de la Mairie de Berberati avaient déposé un préavis de grève auprès de la présidente de la délégation spéciale pour annoncer leur intention d’entrer en grève. Ils avaient fait savoir qu’ils observeraient un arrêt de travail à partir du jeudi 22 mars, s’il n’y avait pas de proposition de solution. Ils demandent le versement de 15 mois de salaire sur les 31 que la municipalité leur doit.

 

Mbaïki : Un bâtiment scolaire pour les enfants du quartier Bomboulai

L’Eglise catholique de Mbaïki a fait don d’un bâtiment scolaire aux enfants des cours d’initiation niveau 1 et 2, du quartier Bomboulai, a rapporté ce matin radio Songo.

Il s’agit d’un bâtiment de 12/8m dont le coût de construction est de 7 millions FCFA. Le projet a été initié par Monseigneur Périn Guéréno, Evêque de Mbaïki et financé par l’Eglise catholique et ses partenaires.

« Le quartier Bomboulai est l’un des quartiers le plus peuplé de la localité, mais il ne dispose que d’’un jardin d’enfants dont la capacité d’accueil est insuffisante, d’où nécessité de construire de nouveaux bâtiments », a souligné l’Evêque de Mbaïki Périn Guéréno, en remettant hier cette infrastructure à la population.

Après la réalisation de ce premier bâtiment, le projet devrait continuer pour construire d’autres salles de classe pour les cours élémentaires et les cours moyens, afin de permettre aux enfants en âge de scolarisation d’aller à la l’école.

 

Berberati : Un centre d’enseignement technique pour les femmes

Le Centre d’enseignement technique féminin ‘’Minesia’’ a été présenté officiellement hier aux autorités de la ville de Berberati, a rapporté radio Zoukpana.

« Faire sortir les filles de l’analphabétisme, receler en elles des forces participatives à leur propre détermination, l’émancipation par la scolarisation, apprendre des techniques des différents domaines d’économie familiale et sociale est la mission principale de notre structure», a rappelé Yolande Sinakolo, directrice dudit centre.

Le centre compte actuellement 107 filles de la 1ère en 3ème année. L’étudiantes de la première promotion, auront leur CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) au mois de juin 2012 dans les différents domaines de formation, à savoir la couture, l’économie domestique, cuisine.

Il faut rappeler que ce centre professionnel féminin a été créé en octobre 2004 par la Soeur Monique Ipoupou de l’Eglise Catholique de Berberati. Il change de dénomination et devient désormais le Centre d’enseignement technique féminin.

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