Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:38

 

 

 

 

Bangui-pagaille.jpg

 

BANGUI : DES CORPS EN ÉTAT DE DÉCOMPOSITION TRAINENT DANS LE 8ÈME ARRONDISSEMENT


 

Bangui, 28 mars 2013 (RJDH) – Environ 15 personnes ont été tuées, le mercredi 27 mars, au quartier Ngongono 5 et Damala, dans le 8arrondissement de Bangui, des suites des tirs sporadiques des hommes de la coalition Séléka. Certains corps en état de décomposition sont encore dans les lieux de l’incident.  Plusieurs autres personnes ont été blessées par  des balles perdues.

 

D’après les faits relatés par les habitants de cette localité, un élément de la coalition Séléka aurait  tenté de  prendre de force un véhicule appartenant à un particulier au quartier Damala. Devant le refus  du chef du  quartier d’indiquer le propriétaire du véhicule, celui-ci a été tabassé par les hommes de la Séléka.

 

Des jeunes dudit quartier ont alors intervenus pour protester et ont tué un élément de la coalition Séléka.   Alertés, les autres membres de la rébellion étaient intervenus. «Ils nous ont tiré dessus pour se venger de leur frère d’arme. Nous avons pris fuite, de notre retour, avons retrouvé des corps de nos frères qui ont été tués par ces méchants », a relaté François Sékia, habitant le quartier Damala.

 

Jean-Désiré Koulayom, chef de quartier Ngongono2, dans le 8ème arrondissement a fait savoir qu’ « Il y’a des corps  qui ne sont pas encore enlevés parce qu’on ne sait là où se trouvent leurs parents. Plus d’une dizaine des personnes ont perdu la vie ce soir du mercredi, d’autres corps ont été inhumés la nuit même  », a-t-il dit.

 

« C’est la panique, beaucoup de personnes se sont déplacées pour éviter les balles perdues, parce que les éléments de la Séléka continuent de causer des exactions dans le secteur de Damala, Ngongono et les alentours de l’aéroport »,  s’est-il inquiété Jean-Désiré Koulayom.

 

Dans la ville de Bangui  des coups de feu continuent à être entendus dans les quartiers, mettant la population dans l’inquiétude et la psychose.

 

 

 

Bouar : Des cas d’exactions signalés après l’invasion de la ville par les hommes de la Séléka

 

 

seleka-2 0

 

 

Bouar, 28 mars 2013 (RJDH) – Une partie des  éléments de la Séléka  sont arrivés à Bouar (ouest), le mercredi 27mars, et ont commis  des exactions sur la population. Ces derniers  ont  procédé aux  pillages des biens publics et privés. Des exécutions sommaires pendant les nuits ont été signalées et continueraient d’être effectuées d’après la population.

 

Toutes les activités agricoles, commerciales, administratives ont été interrompues. La station service ‘’Total’’ a été  également victime des pillages des éléments de la Séléka.

 

D’autres sources font état de ce que des hommes en tenues, dont leur identité n’est pas connue,  organisation des actes d’assassinat contre des proches de l’ancien régime.

 

Le nombre de la population a considérablement augmenté suite à des déplacés venus des villes, entre autres, Bozoum, Bocaranga, Bossentélé et Baoro.

 

Le calme semble revenir ce vendredi dans la ville et les activités ont repris. Les boutiques sont ouvertes et la circulation de la population s’effectue timidement. Par contre les portes administratives sont encore fermées.  

 

 

  

BANGUI : LES RELIGIEUX APPELLENT AU RESPECT DE LAÏCITÉ


Bangui, le 28 mars 2013 (RJDH)- Les leaders religieux ont appelé au respect de laïcité à tous les croyants de Centrafrique, le vendredi après une rencontre à l’évêché de Bangui.

 

 « Nous nous sommes retrouvé une fois de plus pour préparer une rencontre avec le chef de l’Etat, en vue d’attirer son attention sur la mise en cause de la laïcité en Centrafrique », a déclaré Pasteur Nicolas Geure-Koyamet.

 

« Depuis toujours notre pays, est un Etat laïc (…) chaque centrafricain est libre de choisir sa religion et de manifester son appartenance religieuse, suite aux attaques de certains religieux et les rumeurs sur une volonté des nouvelles autorités d’instaurer un Etat islamique, c’est pourquoi, nous avons dit qu’il est urgent que nous rencontrons le chef de l’Etat pour attirer son attention sur la question », a expliqué le Pasteur.

 

Imam Malik de la communauté musulmane de Centrafrique, exhorte tous les croyants à ne pas céder à l’intoxication. ‘’Nous avons toujours vécu ensemble, chrétiens et musulmans, il n’est pas question de détruire notre pays, l’islam n’accepte pas que quelqu’un puisse prendre de force ce qui appartient à autrui, je demande à tous les musulmans de garder leur foi, de n’e pas dire de choses qui peuvent amener la division entre les fils du pays’’, a-t-il déploré.

 

Il a également attiré l’attention de certains musulmans en disant : ‘’J’ai écouté certains croyants musulmans dire, notre temps est arrivé, il n’en est pas question, ce pays nous appartient tous’’, a-t-il martelé.

 

Il nous a été rapporté que le mardi soir, « des éléments de la Seleka avaient pénétré chez les pères lazaristes, une congrégation catholique, ils ont forcé les portes et procédé à des pillages et ont poignardé un père à la main et au pied ».  Les responsables religieux estiment que les éléments qui ont attaqué ces prêtres, sont des éléments dit : «  incontrôlés ». Ils appellent les autorités du pays à prendre leur responsabilité.

 

L’archevêque de Bangui a précisé que « cette crise est au départ politique, il faut faire attention qu’elle ne devienne pas religieuse ». Pour lui, les responsables religieux doivent être vigilants et lancer des appels clairs pour éviter toute interprétation tendant à opposer les fidèles croyants.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches