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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:39

 

 

BANGUI : DES ÉLÉMENTS ‘’INCONTRÔLÉS’’ DE LA SÉLÉKA DOIVENT ÊTRE TRADUITS DEVANT LA JUSTICE, SELON LA SOCIÉTÉ CIVILE

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) – Le groupe de travail de la société civile se dit prêt à porter plainte contre les dissidents de la coalition Séléka, qui continuent de commettre des exactions à l’intérieur du pays. Une déclaration faite  par un des responsables, Gervais Lakosso, à l’issue d’une réunion de bilan des activités dans le cadre de la consolidation de la paix.


« Il ne faut pas que les rebelles de la Séléka  se cachent derrière les Accords politiques pour se disculper. Les hommes de la coalition Séléka et leurs leaders vont répondre devant la justice centrafricaine et devant la Cour pénale internationale, parce qu’il n’y a pas de raisons que les accords ont été signés, pour que des gens prennent encore des armes pour des raisons que les centrafricains ignorent », a-t-il martelé.


Gervais Lakosso, poursuit en disant que « la République centrafricaine a déjà accédé à la démocratie, au multipartisme. La seule voie pour accéder au pouvoir reste les élections démocratiques. Et, les oppressions qui sont en train d’être exercées sur le peuple centrafricain ne resteront jamais impunies. C’est le message que la société civile lance à l’endroit des éléments de la Séléka et de leurs leaders ».


Selon la même source, les revendications de la Séléka sont en cours de traitement par le comité de suivi des accords de Libreville. Et, celle-ci n’est pas la seule à avoir des problèmes dans ce pays. « Tous les centrafricains vivent dans la misère et ils n’ont jamais pris les armes pour une quelconque revendication. Et voilà qu’ils sont agressés par des politiciens », a-t-il ajouté.


A l’issue de cette assise, le groupe de travail a fait le point sur les activités menées dans le cadre de campagne de la consolidation de la paix. Le rapporteur général Brice Kevin Kakpayen, a souligné que  plusieurs activités ont été réalisées entre autre, le renforcement de capacité des activistes sur les techniques de prévention de la consolidation de la paix, l’organisation de la caravane dans les différentes arrondissements de Bangui, la production des émissions  à la télévision à la Radio Notre dame, la sensibilisation des jeunes à l’école nationale des arts, la rencontre avec les acteurs politiques signataires des accords  de Libreville.


Outre ces activés réalisées, le groupe de travail de la société civile a tenu des campagnes de sensibilisations dans les églises et mosquées de Bangui et a distribué 15000 prospectus  des accords de paix et de cessez-le-feu de Libreville, à la population centrafricaine.

 

 

 

BANGUI : JEAN JACQUES DÉMAFOUTH N’EST PAS POURSUIVI PAR LA JUSTICE, D’APRÈS LES AUTORITÉS

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) L’ancien ministre de la Défense Jacques Démafouth et leader du mouvement de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a été déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire tchadien, où il « demande protection ». A Bangui, les autorités politiques ont fait savoir qu’aucune procédure n’est enclenchée contre lui.


De source proche de la présidence tchadienne, Jean Jacques Démafouth a été déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire par les autorités de ce pays qui d’ailleurs président la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et par conséquent, ils sont également garants des accords de paix signés à Libreville.


L’ancien ministre de la Défense Jacques Démafouth a profité d’une mission du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion qu’il a effectué à Paoua (Nord) pour traverser la frontière et demandant l’asile politique aux autorités tchadiennes, prétextant qu’il est menacé et poursuivi par Bangui.


Le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, a souligné que le leader de  l’ancien groupe armé APRD, ne fait l’objet d’aucune poursuite ni de menaces quelconques à son encontre à Bangui.


« Personne n’a donné l’ordre pour arrêter Jean Jacques Démafouth. Le gouvernement n‘est pas là pour arrêter les gens. Et aussi, personne n’est au courant d’une procédure quelconque à son encontre. Son problème est qu’il veut entrer dans le gouvernement au poste du ministre de la défense. Il pense qu’aucun Centrafricain ne peut assumer cette fonction mieux que lui. Le gouvernement n’est pas extensif à volonté », a-t-il signifié.


Il s’est insurgé contre ce fait par ces termes : « Cela ne grandit pas les hommes politiques de Centrafrique. C’est un comportement enfantin. Ce n’est pas une bonne manière d’agir, le fait qu’il se prend toujours pour une victime, alors qu’il n’y a aucune procédure contre lui » a-t-il conclu.

 

 

 

KAGA-BANDORO : UN VÉHICULE DU CICR PRIS DE FORCE PAR LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

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Kaga-Bandoro, 15 mars 2013 (RJDH) Un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge  (CICR)  a été pris de force dans la nuit du jeudi au vendredi 15 mars, dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord) par les rebelles de la coalition Séléka. L’information a été confirmée par Vincent Pouget, délégué à la communication de cette structure.


« C’est ce matin que nous avons appris que l’un de nos véhicules dans la ville de Kaga-Bandoro a été pris de force par les rebelles de la Séléka, qui l’ont emporté vers une destination inconnue. Nous avons alerté les leaders de ce mouvement et les éléments des forces multinationales de cette situation », a déclaré Vincent Pouget.


La même source a par ailleurs déploré ce cas de vol  sur le CICR. « Notre objectif est d’aider la population qui vit dans une situation de détresse. Il est inadmissible que le CICR soit une cible de quiconque, alors que nous avons un très bon contact avec les autorités du pays et de la rébellion de la Séléka », a ajouté le délégué à la communication du CICR.


Un habitant de la ville de Kabo (nord) joint ce matin par le RJDH, a affirmé avoir aperçu le véhicule du CICR entre les mains des éléments de la Séléka à destination de la ville de Sido.


L’informateur a également fait savoir que la population de la ville de Kabo est toujours victime des exactions des rebelles de la Séléka. « Les gens se demandent ici, si nous sommes déjà abonnés par les autorités de notre pays. Depuis que ces rebelles ont occupé notre ville, il ne se passe pas un jour sans que ces derniers commettent des exactions sur la population », a-t-il dit.


Le 25 février dernier, un véhicule d’une ONG humanitaire a été également pris de force par les rebelles de la Séléka dans la ville de Kabo.

 

 

 

 

BANGUI : LE 16 MARS SOUS LE SIGNE DE L’INTÉGRATION DANS L’ESPACE CEMAC

 

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Bangui, 15 mars 2013 (RJDH) La journée de la communauté économique et monétaire des états de l’Afrique Centrale (CEMAC) va être célébrée ce samedi 16 mars. Le RJDH s’est entretenu avec le directeur de la communication de la commission de la CEMAC à Bangui et le chef de projet, chargé de l’enseignement et de la recherche de l’institution.


David Yalingra, le directeur de la communication, a expliqué que la célébration de cette journée marque la date de la signature du traité, instituant la CEMAC. Selon lui, « la journée du 16 mars a été instituée pour rappeler l’historique  de cette institution. La date de la signature du traité instituant la CEMAC en 1994, par  les chefs des états des six pays membres qui ont décidé de transformer l’Union Douanière Economique de l’Afrique  Centrale (UDEAC) en Communauté Economique monétaire de l’Afrique  Centrale (CEMAC) ».


Cette cinquième édition est placée par le nouveau gouvernement de la commission sous le thème de l’intégration accélérée, pour une CEMAC émergeante. « Cela veut dire qu’il y a eu des avancées dans l’organisation. Il y a des choses que nous devions faire un peu plus vite que d’habitude pour faire en sorte que la CEMAC devient plus tangible et rentre dans les vécus quotidiens des citoyens de la communauté », a-t-il dit.


Il a précisé que, « si il y a une intégration, une libre circulation, de collaboration entre nos Etats, nous pensons que la CEMAC fera mieux et nos Etats s’en sortiront mieux à travers leurs programmes de développement. Donc une intégration accélérée pour une CEMAC accélérant. Accélérons les chantiers de l’intégration, faisons en sorte que les projets intégrateurs s’exécutent rapidement pour que nos pays en profitent ».


En s’exprimant sur la libre circulation des personnes dans l’espace CEMAC, le directeur de communication de la CEMAC est conscient qu’« il est vrai que pour aller dans certains Etats de la sous-région, il y  a encore de difficulté, mais je dis encore une fois de plus que la libre circulation est une réalité. La libre circulation des capitaux, des biens, de service dans l’espace CEMAC, est une avancée incontestable ».


Apollinaire Sélézilo, chef de projet chargé de l’enseignement et de la recherche de la CEMAC précise sur cette journée qu’« exceptionnellement, cette année est marquée par une ferme détermination des autorités de la commission de  poser un acte spécifique en direction des peuples de la communauté notamment ceux de la République centrafricaine, pour les aider à sortir de l’actuelle crise dans le pays ».


« La CEMAC veut prouver qu’elle est avec le peuple centrafricain. A  ce titre, le président de la communauté a décidé d’être avec le peuple centrafricain dans des différentes manifestations, touchant toutes les couches sociales », a-t-il raconté.


Le programme des festivités prévoit une cérémonie de levée de couleur qui va rassembler toute la communauté des six Etats de la sous régions et une manifestation sportives et culturelles. Il y aura également des actions sociales avec la distribution des dons, constitués des produits médicaux et de quelques produits de première nécessité.

 

 

 

 

BATANGAFO : DES MAISONS INCENDIÉES PAR DES ÉLEVEURS ARMÉS

 

 

Batangafo, 15 mars 2013 (RJDH) – Trois villages dans la commune de Nana Bakassa ont fait l’objet d’une attaque des éleveurs peulhs armés, venus du Tchad le  jeudi 14 mars. Des maisons dont on ignore encore le nombre ont été incendiées.  Il s’agit des villages de Koro, de Kamakota et de Kpara, respectueusement à 16 Kilomètres, 58 kilomètres et 103 Kilomètres de la ville de Batangafo (nord).


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH, les victimes de cette attaque ont passé la nuit sous les arbres et sont dépossédés de tous leurs biens.  Des autorités  communales de la localité  se sont rendus sur les lieux afin d’évaluer le bilan des dégâts.


Des éléments des Forces  armées centrafricaines basés dans la ville de Batangafo multiplient  des  patrouilles dans cette zone affectée. Ces éleveurs  armés venus du Tchad ont installé une base non loin de la ville de Kabo et de Sido. Une zone  sous contrôle des éléments de la coalition Séléka.


Le mercredi 6 mars, deux personnes ont été tuées, une grièvement blessée et une dizaine d’autres enlevées à la suite d’une attaque du village de Koro situé à 103 Kilomètres de Batangafo. L’attaque a été attribuée par la population à ces mêmes éleveurs peuhls.

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