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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 23:21

 

 

 

 

BANGUI : LES RELIGIEUX APPELLENT UNE SECONDE FOIS À LA CESSATION DES HOSTILITÉS

 

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Bangui, 6 mars 13 (RJDH) – Les religieux centrafricains demandent pour la seconde fois la cessation immédiate des hostilités et au cantonnement des rebelles de la coalition Séléka. Après une mission d’une semaine qu’ils ont effectuée dans les zones occupées par les rebelles, catholiques, musulmans et protestants ont fait un état de lieu déplorable et ont demandé aux parties prenantes dans la crise de faire des concessions.


L’état des lieux que dressent les religieux confirme les informations qui arrivent de l’intérieur du pays, depuis le début des hostilités déclenchées par les éléments de la coalition Séléka en décembre. Les bâtiments administratifs détruits, les hôpitaux et les établissements scolaires saccagés, les activités socioéconomiques et administratives paralysées.


En outre, les religieux ont également mentionné la souffrance des populations. « Nous avons vu des hommes dépourvus de leur dignité, des femmes qui ont tout perdu et des enfants qui ont perdu leur droit. Nous portons un sentiment de désolation et nous avons pitié de ces personnes », a dit Monseigneur Dieudonné Nzapalainga qui représente la communauté catholique.


Les leaders religieux de Centrafrique ont affirmé qu’il y avait un risque réel pour le déclenchement d’un conflit interreligieux dans les arrières pays. « Nous avons parlé avec les gens et nous avons compris qu’effectivement, chrétiens et musulmans devaient s’affronter. Notre descente sur le terrain a permis de désamorcer cette mine et maintenant nous pouvons dire que tout est rentré dans l’ordre », a affirmé l’Imam Kobine Layama de la communauté musulmane.


Les religieux s’accordent à demander aux parties prenantes dans cette crise, de faire de leur mieux pour remédier à la situation actuelle dans le pays. « Le pays vit dans une situation catastrophique et tout le monde doit faire des concessions pour apaiser la souffrance des centrafricains.


En mars dernier, les communautés religieuses de Centrafrique avaient alerté sur un possible conflit entre musulmans et chrétiens. A l’époque, les membres de la Séléka, issus de la communauté musulmane s’en prenaient aux chrétiens et détruisaient leurs lieux de culte.

 

 

 

BANGUI : DES FEMMES MARCHENT À NOUVEAU POUR LA PAIX

 

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Bangui, 6 mars 13 (RJDH) – Les femmes du Réseau pour la réconciliation et la paix (RFCRP) ont marché ce matin pour demander au Premier ministre de faire pression sur certains éléments de la Séléka qui continuent les exactions à l’intérieur du pays, afin d’arrêter ces faits. Une marche qui a abouti à la primature avec la remise d’un mémorandum au chef du gouvernement, Nicolas Tiangaye.


Cette marche s’inscrit dans le cadre des activités de la réconciliation et de la paix organisée par les femmes chrétiennes de Centrafrique, en prélude à la journée internationale de la femme du 8 mars prochain.


Ces femmes veulent à ce que le Premier ministre puisse mettre la pression sur les éléments de la coalition Séléka qui continuent de commettre des exactions sur les femmes dans l’arrière -pays d’arrêter leur mauvaise entreprise.


« Nous nous sommes dit que le mois de mars est le mois de la femme. En prélude à la Journée Internationale de la Femme que nous sommes en train d’organiser, nous avons profité de l’occasion pour recommander à notre gouvernement de tout mettre en œuvre pour ramener la paix sur toute l’étendue du territoire et aussi d’impliquer de manière effective les femmes dans les différentes étapes de la négociation et au processus de paix », a expliqué Marie Annick Service, secrétaire générale du RFCRP.


La secrétaire générale du RFCRP a indiqué que les membres de son réseau ont constaté la persistante des violences perpétrées sur les femmes et les enfants dans l’arrière-pays. Elle a précisé qu’en se basant sur leur impossibilité de manifester leur joie pendant la solennité du 08 mars, l’inaccessibilité des zones occupées pour les services sanitaires, la hausse du prix des denrées de première nécessité sur les marchés, le spectre d’une année blanche dans les zones occupées, les poussent à descendre dans la rue. « Ce sont tous de points qui sont inscrits dans le mémorandum adressé aux membres du gouvernement d’union nationale par l’entremise du premier ministre », a dit Marie Annick Service.


Les femmes qui étaient arrivées devant la primature à 9h 30, avaient dû attendre jusqu’à 13h pour être reçues par le premier ministre en dépit d’un courrier envoyé au préalable à la primature annonçant la marche de ce jour.

Des victimes des exactions témoignent leur vécu pendant cette marche


Trois femmes, victimes des exactions des rebelles de la coalition Séléka, relatent leur vécu. La première est une responsable de l’union des femmes musulmanes, témoin des évènements de Sibut. « Les rebelles ont pris tous nos biens, ils ont occupé notre maison qui est devenue leur base. J’ai fui Sibut à pied pour me retrouver à Bangui après une semaine de marche. J’ai souffert dans la brousse, je me nourrissais des cueillettes, consommais de l’eau stagnante », a relaté la femme.


Une seconde victime, venue de Batangafo ajoute : « ces rebelles n’ont pas pitié des femmes des enfants ni de qui que ce soit. J’ai des séquelles encore sur moi, c’est une douleur que je ne saurais jamais oublier. Ils ont abusé de moi en présence de mes enfants ».

« J’ai tout perdu, les Séléka m’ont tout volé, les marchandises, entre autres, les produits vivriers, que je vendais, mon magasin était vidé par ces hommes cruels. Ils sont impitoyables. Je veux que la paix revienne vite en Centrafrique », a relaté une troisième victime, toutes vêtues de blanc.


Selon la sœur Edith-Sophie, coordonnatrice nationale des femmes catholiques, « si les Séléka n’arrêtent pas les hostilités dans les zones occupées, la paix ne pourra pas revenir dans le pays avec tout ce qui s’est passé. Des responsables des églises ont été battus, blessés, des locaux des communautés religieuses ont été profanés, des femmes ont été violées en présence de leurs parents, époux ou de leurs enfants ».


« Nous nous sommes unies ici pour plaider notre sort au Premier ministre et interpeller les protagonistes pour que la paix revienne en Centrafrique. Cette marche est un soutien pour ceux et celles qui sont victimes des exactions des rebelles », a-t-elle ajouté.


Marguerite Kofio, coordonnatrice de l’organisation des femmes centrafricaines, dans sa déclaration a affirmé que « si nous ne recevons pas une suite favorable après le dépôt du mémorandum, nous allons continuer à marcher. A plusieurs reprises, des documents de ce genre ont été remis au gouvernement mais qui demeure sans suite. Cette fois-ci, nous allons insister, car ces rebelles sont nés des femmes », a-t-elle conclu.

 

 

NDLR : Ces femmes manifestement manipulées par le clan BOZIZE doivent aussi comprendre que le pays attend aussi la libération des prisonniers politiques qui croupissent on ne sait trop pourquoi dans les geôles du régime et le départ des troupes sud-africaines. Pourquoi ne vont-elles pas aussi remettre des mémorandum à BOZIZE à la présidence pour lui dire de libérer les prisonniers politiques qui peuplent les prisons spéciales et personnelles tant de Bangui que de Bossembélé ? 

 


 

KAGA-BANDORO : TROIS JEUNES PASSÉS À TABAC PAR DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

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Kaga-Bandoro, 6 mars 13 (RJDH) Trois jeunes de la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord) ont été ligotés et passés à tabac le mardi 5 mars, par des éléments de la Séléka. Ces jeunes ont été accusé par les rebelles d’avoir franchir illégalement leur barrière.


D’après le témoignage d’un habitant de cette ville joint ce matin par le RJDH, Ces jeunes revenaient d’une promenade et c’est à leur retour qu’ils étaient interpeller par un groupe des rebelles de la Séléka, qui les accusaient d’avoir franchir leur barrière.


« Ils ont ligoté ces jeunes et les a battu à l’aide de coup de crosse et des ceintures militaires. Ils ont également exigé aux parents des victimes de leurs verser une somme de 20 000FCFA, avant la libération de ces derniers », a déclaré cette source.


La même source a par ailleurs souligné qu’une équipe de l’unité de la police constituée de la force multinationale est en mission dans la ville pour le dénombrement des éléments de la Séléka de cette localité.

 

 

 

 

BANGUI : LE PERSONNEL D’APPUI DE L’HÔPITAL PÉDIATRIQUE RÉCLAME QUATRE MOIS D’ARRIÉRÉ DE SALAIRE

 

 

Bangui, 6 mars 13 (RJDH) Le personnel d’appui de l’hôpital pédiatrique de Bangui est en grève depuis le lundi 4 mars pour réclamer du gouvernement le payement de quatre mois d’arriéré de salaire. Cette situation inquiète certains parents des enfants malades qui craignent les conséquences de cette grève sur les enfants malades.


« C’est depuis quatre mois que nous n’avons pas reçu nos salaires. Le gouvernement paie tous les mois le salaire des fonctionnaires. Mais nous, pour avoir nos salaires, il faut toujours faire la grève, alors que nous bénéficions seulement de salaire d’un catéchiste qui ne couvre même pas la moitié de nos besoins », a déclaré un des délégués du personnel d’appui sous couvert de l’anonymat.


La même source a souligné que plusieurs démarches ont été menées auprès des autorités du pays, mais il n’y a pas une réponse favorable. « Nous avons rencontré les membres du cabinet  du ministère de la santé, le directeur du Trésor public, mais nous avons eu aucune suite favorable. A chaque fois on nous demande de patienter. Mais nous allons patienter jusqu’à quand. Alors que nos familles traversent des moments difficiles », a-t-elle fait savoir.


L’une des grévistes qui a également requis l’anonymat a affirmé que « tant que le gouvernement ne verse pas la totalité de nos salaires, il n’y aura pas la reprise des activités. Nous allons suspendre les services minimums pour demander à nos collègues de rester à la maison ».


Inquiétude des parents des malades face à cette grève


Beaucoup des parents d’enfants malades qui se trouvent à l’hôpital pédiatrique de Bangui s’inquiètent des conséquences de cette grève qui pourraient avoir une répercussion négative sur la santé de leurs enfants.


« Quand j’étais arrivé hier aux environs de deux heures du matin avec ma fille qui est malade, personne n’était surplace pour s’occuper d’elle. J’ai demandé des renseignements et c’est ainsi qu’on m’a fait savoir que le personnel d’appui est en grève », a déclaré Sonia Goungaï, une mère de famille.


Patrick Bissakonou, père d’un enfant malade, souhaite qu’une solution soit vite trouvée pour éviter des cas de décès chez les enfants malades. « Depuis que j’ai fait un mois ici, j’ai constaté qu’il n’y a que le personnel d’appui qui s’occupe des malades. Ces gens doivent être traités comme les autres personnels soignants », a-t-il ajouté.


Une assemblée générale est prévue pour le vendredi prochain par le collectif du personnel d’appui afin de voir les actions qui seront menées dans les jours à venir si aucune réponse n’est donnée à leurs revendications.


Il y a quatre mois, une grève semblable a entraîné la mort de plusieurs enfants, avant que le gouvernement intervienne pour satisfaire la revendication du personnel d’appui.

 

 

 

 

BOALI : LA CROIX ROUGE RENFORCE LA CAPACITÉ DE SES SECOURISTES

 

Boali, 6 mars 13 (RJDH) – Une mission du département de gestion des catastrophes  du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR), a effectué une tournée dans  certaines régions du pays afin de renforcer la capacité des jeunes secouristes de la croix rouge sur les interventions  en cas d’une catastrophe naturelle et des accidents de circulation. La mission est également arrivée dans la ville de Boali.


El hadji  Djiop, assistant  du chef de département de la gestion des catastrophes de la Croix-Rouge centrafricaine a fait savoir que cette l’objectif de cette tournée est de former les secouristes des régions visitées, sur les interventions en cas d’une éventuelle catastrophe naturelle et des accidents de circulation qui se produisent fréquemment dans le pays.


Des kits de secours d’urgence ont été également remis à ces volontaires, afin de leur permettre d’intervenir en cas d’une éventuelle situation.


Les villes retenues pour cette activité sont Damara, Bogangolo, Bossangoa, Bouca, Bossembele, et Boali. La semaine dernière, la Croix rouge locale de Batangafo a également bénéficié des kits d’urgence de la part de la Croix rouge centrafricaine.

 

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