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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:33

 

 

BANGUI : LA SÉCURITÉ RENFORCÉE DANS LA CAPITALE AUXPOINTS STRATÉGIQUES

 

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Bangui, 2 mars 2013 (RJDH) Les patrouilles militaires se multiplient et la présence des hommes en armes est renforcée aux frontières maritimes et à l’entrée de la capitale Bangui, après la reprise des hostilités par une aile dissidente de la Séléka au début de la semaine.


Pour les noctambules, ils ont dû remarquer les va-et-vient incessants des véhicules des éléments de Forces armées nationales et de Forces armées Sud-africaines. Ces véhicules lourdement armés font de relais dans la capitale en allant d’un point à un autre pour marquer leur présence.


« Je suis surpris hier nuit du dispositif mis en place par les FACA pour patrouiller dans la ville même avant les heures du couvre-feu. A chaque quart d’heure, un véhicule de la garde présidentielle doit passer et à bord duquel plus d’une quinzaine de soldats bien équipés. Ce fait a renait notre psychose déjà latente depuis un certain temps », a expliqué un habitant du quartier Damala, dans le 8ème arrondissement de Bangui.


En longeant le fleuve Oubangui, la force navale renforcée par d’autres corps a également pris position pour sécuriser le fleuve. « Des rumeurs circulaient dans ces derniers temps faisant état de l’infiltration des rebelles de la coalition Séléka dans la capitale par le fleuve. Je ne suis pas étonné de voir des militaires au bord du fleuve pour contrôler les entrées et les sorties », a confirmé un piroguier, habitants du quartier Ouango dans le 7ème arrondissement.


Le lundi 25 février, les quelques 1700 éléments de la Séléka qui avaient été stoppés à une dizaine de kilomètres de la ville stratégique de Damara, avaient voulu briser les accords de paix de Libreville pour entrer dans la capitale centrafricaine. « Ce sont les mêmes personnes qui avaient voulu commettre ce forfait qui continuent d’orchestrer ces choses. Leur objectif est clair, faire perdurer l’instabilité en Centrafrique », a fait savoir le ministre de la communication et membre de l’autre branche de la Séléka qui a intégré le gouvernement d’Union nationale, Christophe Gazam-Betty.

 

 

 

SIDO : L’ATTAQUE DE LA SÉLÉKA A FAIT DES DÉPLACÉS

 

 

centrafrique-sido

 

 

Sido, 2 mars 2013 (RJDH) – Des habitants de la ville de Sido (extrême nord) commencent à quitter la localité après l’incursion des éléments de la coalition Séléka le 1er mars. Ces populations se dirigent vers le Tchad. D’après les informations reçues par le RJDH, le Haut -commissariat aux réfugiés (HCR) du Tchad commence à recenser ces personnes ce mardi 2 mars.


Selon le témoignage d’un jeune de la ville de Sido joint ce matin par le RJDH et qui se trouve également du côté du Tchad, des centaines de personnes ont quitté la localité. Il explique que les rebelles se sont livrés au vol des bœufs, des moutons et tous les biens de la population. « Ils vont jusqu’à voler les lits sur lesquels nous dormons », a-t-il relaté.


Ne pouvant plus supporter ces pillages et d’autres actes crapuleux des rebelles, la population est  obligée de quitter les lieux pour se réfugier de l’autre côté de la rivière qui sépare la Centrafrique du Tchad.


« Certains habitants de Sido-Centrafrique, des éléments des Forces  armées centrafricaines  et ceux de la gendarmerie  qui ont trouvé refuge au Tchad hier, ont passé la nuit dans la base des  militaires tchadiens, une partie est logée dans une école », a ajouté la source.


Une autre personne jointe également par le RJDH, précise que le HCR du Tchad procède depuis ce matin au recensement des réfugiés centrafricains. Mais ces derniers refusent de camper à  Maro, localité située à 34 Kilomètres de la frontière qui est un site des réfugiés centrafricains venant de la ville Kabo.


Selon ces déplacés, les habitants de la ville de Kabo qui ont fui l’attaque du 19 décembre, perpétrée par les hommes de la Séléka, ont été campés à Maro, où « ils ont été mal entretenus. C’est pourquoi nous refusons de les rejoindre, de peur de subir les mêmes traitements », a expliqué un des déplacés.


La ville de Sido, extrême nord de Centrafrique, est tombée dans la nuit du 28 au 1er mars, entre les mains des éléments de la coalition Séléka. Des cas de pillage ont été enregistrés. A Bangui  les responsables de cette rébellion parlent de la scission au sein de la rébellion Séléka.

 

 

 

BANGUI : LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA CONTINUENT

 

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Bangui, 2 mars 2013 (RJDH) Les habitants des villes occupées par la rébellion de la coalition Séléka continuent de subir les exactions commises par ces rebelles. Un jeune commençant de la ville de Kabo (nord) est ligoté et passé à tabac ce samedi 2 mars. Un conducteur de mototaxi a été également  battu et sa moto emportée,  le mercredi 27 février à 25 kilomètres de la ville de Damara (centre) par  des éléments de la coalition Séléka.


D’après les faits relatés par un habitant de la ville de Kabo joint ce matin par le RJDH, la victime a été accusée d’être de connivence avec  les éléments des forces armées centrafricaines et de garder les affaires des agents de l’Etat de cette zone qui sont en fuite.


« Ce jeune homme se trouve encore entre les mains de ces rebelles. Ils exigent à ses parents de leur verser une somme d’argent comme rançon, avant sa libération », a témoigné cet habitant.


Dans les villes sous contrôle rebelle, il ne se passe pas un seul jour sans que ces derniers commettent des exactions sur la population, selon des témoins.


A Damara, un jeune homme conducteur de taxi-moto a subi les mêmes sorts. D’après les témoignages de la victime qui est transférée dans un hôpital à Bangui pour des soins, la scène s’était déroulée devant une barrière érigée par les rebelles de la Séléka. « Quand j’étais arrivé devant la barrière, un des rebelles m’a demandé de faire les formalités. Il m’a également demandé de lui donner une somme de 10 000 FCFA. Comme je n’avais pas cette somme, les rebelles se sont rués sur moi. J’ai reçu des coups de crosse. C’est ainsi qu’ils ont pris ma moto », a-t-elle relaté.


Allongé sur son lit de l’hôpital de l’hôpital, la victime présente  des blessures au niveau de la tête, à l’épaule, au dos et sur les plants de pied.


La même source a souligné que ces rebelles qui se trouvent dans la ville de Damara se livrent à plusieurs cas d’exactions sur la population et des pillages des églises et des bâtiments administratifs. « Les rebelles de la Séléka ont tout détruit. La population est dans la brousse.  Ils violent les femmes et les jeunes filles », a-t-elle fait savoir.

 

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