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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:14

 

 

 

BANGUI POLÉMIQUE AUTOUR DU CANTONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

 

 

cantonemt Séléka

 

 

Bangui, 25 févr. 13 (RJDH) – Les opérations de cantonnement des rebelles de la Seleka, qui devaient commencer ce dimanche 24 février, ont été reportées sine die. Les versions se contredisent sur ce report. Les rebelles  dénoncent le non-respect de certains points des accords de Libreville, alors que le gouvernement et la Force multinationale (Fomac) parlent des problèmes techniques et logistiques.


« Le gouvernement a estimé que le déplacement pour le démarrage effectif du cantonnement devait être reporté pour des raisons techniques, liées parfois à des questions d’intendance. Le Premier ministre a décidé que nous reportions ce déplacement afin que ces questions soient réglées », a déclaré Christophe Gazam-Betty ministre de la communication et membre de la coalition Séléka.


Il a par ailleurs demandé  à la population centrafricaine surtout celle des  villes occupées par la rébellion de ne pas se décourager car ce cantonnement tant attendu se fera très vite. « Cette volonté politique existe, elle n’a pas varié et s’est plutôt amplifiée », a-t-il dit.


Pendant ce temps, certains membres de la Séléka qui s’opposent au regroupement pensent que  « le président Bozizé n’a pas respecté ses engagements face aux accords de cessez-le-feu, à savoir la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères », a dit Eric Massi, porte-parole de la Séléka  sur les ondes d’une presse étrangère. Il a ajouté qu’« une mise  au point est actuellement en cours pour trouver une position commune vis-à vis de l’ensemble du processus permettant de ramener la paix dans le pays », a-t-il ajouté.


L’opération qui devrait débuter ce dimanche 24 février va  permettre de regrouper les rebelles dans les régions de Bria et de Kaga-Bandoro. Ce cantonnement est la deuxième  étape après le cessez-le-feu. Il précède le processus du désarmement et la réintégration.

 

 

 

BATANGAFO : DÉPLACEMENT DE LA POPULATION APRÈS UN ASSASSINAT COMMIS PAR LA SÉLÉKA

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

 

Batangafo, 25 févr. 13 (RJDH) Un jeune homme âgé d’une trentaine d’année a été tué ce lundi 25 février par des éléments de la coalition Séléka au village de Gofo, situé à sept  kilomètres de la ville de Batangafo (nord). Les habitants de cette localité ont pris fuite pour trouver refuge dans la ville de Batangafo.


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH à Batangafo, les rebelles ont envahi le village ce matin à 5 heures.  Ils ont fait des tirs en l’air mettant la population en débandade. La victime voulait s’échapper avec sa moto que les rebelles voulaient  prendre par la force. Face au refus, ils l’ont abattu », a témoigné un habitant sous couvert de l’anonymat.


La semaine passée, les hommes de la Séléka ont fait irruption dans le village même, ils ont pris le véhicule des religieux et une somme d’argent dont on ignore le montant.


Informée de la situation une source proche des Forces armées centrafricaines basées à Batangafo a fait savoir que ses éléments ne pouvaient pas se rendre sur les lieux faute de moyen logistique.

 

 

 

 

BANGUI : LA CIRCULATION SE RÉTABLIT PETIT À PETIT SUR LES VOIES OCCUPÉES PAR LA SÉLÉKA

 

rebelles de Séléka sur le terrain

 

 

Bangui, 25 févr. 13 (RJDH) Certains véhicules de transporteurs en commun ont effectué des voyages dans les villes occupées par la rébellion de la coalition Séléka. Les passagers qui arrivent en provenance de la ville de Bambari (centre) racontent leur angoisse et les difficultés qu’ils rencontrent en cours de la route.


D’après les témoignages recueillis par le RJDH auprès des passagers et les conducteurs de véhicules, il existe trois barrières de la Séléka, qui se situent à Bambari, Grimari et Sibut avant d’arriver à Damara.

 

« Les rebelles nous ont arrêtés après quelques kilomètres de la ville de Damara. Ils nous ont menacés, disant que je transporte des espions à bord de mon véhicule. Ils nous ont fait savoir que s’ils nous laissent passer, c’est parce qu’ils ont reçu des instructions de leurs chefs », relate  un conducteur.

 

La même source a fait savoir que les rebelles, avant de les  laisser passer,  leur ont demandé de payer  une taxe, « parce que disent-ils, c’est eux qui sécurisent en ce moment la localité. Nous avons fait ce qu’ils appellent la formalité à hauteur d’une vingtaine de mille franc CFA », a-t-il ajouté.


Ce sentiment de peur est partagé par les passagers. « Nous sommes terrorisés mais nous sommes obligés de faire avec. J’étais à Bangui quand les rebelles avaient pris la ville de Bambari. Ma famille se trouve là-bas et je n’ai pas de leurs nouvelles depuis un mois. C’est pourquoi je suis obligé de sauter sur cette occasion, dans l’espoir de retrouver ma famille », a raconté un agent  de l’Etat.


Le tarif normal de l’axe Bangui Bambari est fixé à 6000 FCFA, mais « nous avons payé le tronçon Bambari-Bangui à 15 000 FCFA. Le receveur du véhicule nous ont fait savoir que le tarif a  augmenté  à cause des formalités qu’ils ont faites tout le long du trajet aux les membres de la Séléka. Nous sommes obligés de payer parce que nous voulons sortir de la ville », a révélé une étudiante de l’Ecole normale des Instituteurs (ENI) de Bambari, qui a réussi à regagner Bangui.


Ce constat a été également fait la semaine dernière, lors d’une mission effectuée par une équipe de la presse au village de Vangué, une zone encore sous contrôle de la Séléka. Celle-ci s’est effectivement rendu compte de l’ouverture des routes dans la région. Seulement, la circulation demeure morose et les voyageurs se plaignent de la tracasserie causée par les éléments de la Séléka.


Toutefois le début de regroupement des éléments de la Séléka prévu pour le dimanche 24 février a été reporté. Ce cantonnement devrait permettre la libération des villes et faciliter la circulation.

 

 

 

 

BANGUI : LES RETRAITÉS RÉCLAMENT LE PAYEMENT DE 21 TRIMESTRES DE PENSIONS

 

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Bangui, 25 févr. 13 (RJDH) Les retraités du secteur parapublic et privé, exigent de l’office centrafricain pour la sécurité sociale (OCSS), le payement de 21 trimestres de leurs pensions. Une déclaration faite à l’issue d’une réunion  qu’ils ont tenue ce lundi 25 février à Bangui. 


Fidèle Djingombé, secrétaire général du collectif des retraités, des veuves et des orphelins a expliqué que la situation des retraités est déplorable, car depuis le 31 décembre 2007, les arriérés de pensions et des allocations familiales ne sont jamais versés aux retraités. « Nous avons adressé plusieurs correspondances au ministre sortant de la fonction publique et au président de la République sur la situation des retraités centrafricains. Mais  jusqu’à ce jour, nous n’avons obtenu aucune réponse », a-t-il ajouté.


Pour Ernest Mbombo, représentant des orphelins, « afin de mettre fin à ce problème, l’Etat doit ramener l’argent des retraités qui se trouve désormais au niveau du trésor public à la caisse de l’OCSS ».


Certains retraités pointent du doigt le directeur de l’OCSS d’être à l’origine de la situation que ces derniers vivent. « A chaque fois quand nous voulons revendiquer notre droit, le directeur de l’OCSS menace nos leaders de les poursuivre devant la justice. Nous demandons à ce qu’on le remplace par quelqu’un qui peut avoir pitié de nous », a déclaré Kokata Nicolas.


Interrogé sur  cette accusation les responsables de l’OCSS se réservent de faire de commentaires. Une source proche de l’administration précise que le Directeur de cette structure serait en mission à l’extérieur du pays.

 

 

 

 

OBO : LE CORPS D’UNE VICTIME DE LA RLA A ÉTÉ RETROUVÉ

 

RCA sud Est

 

 

Obo, 25 févr. 13 (RJDH) Le corps d’un homme tué par les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, a été retrouvé le samedi 22 février, après quelques jours de recherche lancée par les forces conjointes basées à Obo et les jeunes constitués en auto-défense.


La victime faisait partie d’une équipe des pêcheurs qui ont été attaqués le mercredi 20 février, dont deux personnes serraient enlevées par les hommes de Joseph Kony. Son corps été retrouvé à 15 kilomètres du lieu où s’est produit l’incident.


Selon les témoignages recueillis par Radio Zéréda, une équipe constituée des éléments d’auto défenses, des forces armées centrafricaines et ougandaises, s’était rendue  sur les lieux  du drame le jeudi 21 février pour en savoir plus.


Lors de la réunion hebdomadaire de sécurité tenue ce lundi, un officier des forces armées centrafricaines a confirmé l’information. Il a par ailleurs souligné que sur demande des parents de la victime, le corps est enterré sur place, car étant en état de décomposition.

 

 

 

BANGUI : DES ORPHELINS INTERDITS D’ACCÈS À L’ÉDUCATION

 

 

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Bangui, 25 févr. 13 (RJDH) Plus de deux cent orphelins prise en charge par l’ONG la  Centrafricaine pour l’éducation et le développement des orphelins (CED), sont renvoyés de l’école à cause des redevances scolaires. Célestine Ndjamba, coordonnatrice de l’organisation lance un SOS aux personnes de bonne volonté de soutenir ces enfants.


Selon elle, 385 enfants vulnérables sont pris en charge, mais faute de moyen financier, « nous avons payé les frais de scolarisation d’une centaine. Les autres enfants n’ont pas pu étudier », a expliqué Célestine Ndjamba.


« Face à ce problème financier, nous avons plaidé le sort de ces enfants aux partenaires entre autres l’UNICEF, la Fondation voix du cœur et les autres structures,  pour une aide en vue de poursuivre nos activités de soutien à ces enfants vulnérables. Nous attendons avec impatience la suite », a fait savoir la coordonnatrice.


Ces orphelins se trouvent chez les familles d’accueil. « L’ONG ne dispose pas encore d’un local approprié pour interner tous ces orphelins. Ils ont été recensés, enregistrés et sont basés chez les proches parents », a-t-elle souligné.


Elle poursuit en disant que sa structure enseigne également à ces enfants de petits  métiers. « Parmi eux, il y’a des grandes filles. Nous les sensibilisons à avoir un esprit d’auto-prise en charge. Elles apprennent la couture, le ménage, le petit commerce et l’agriculture», a ajouté la coordonnatrice l’ONG  CED.


CED est une  ONG créée en 1997, dans le but de sensibiliser les enfants vulnérables entre autres, les orphelins, les démunis et les filles mères. La CED intervient dans le domaine de l’éducation et des activités génératrices de revenus. Son siège se trouve au sein de l’école Koudoukou, dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui.

 

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