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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:29

 

 

 

BANGUI : UNE SITUATION HUMANITAIRE DÉPLORABLE EN 2012-2013 SELON OCHA

 

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Bangui, 15 févr. 13 (RJDH) – Le bureau de l’organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique, a fait savoir ce vendredi 15 février à Bangui, lors d’une rencontre avec les journalistes que la situation humanitaire dans le pays en 2012 et 2013 est déplorable.


L’administrateur national chargé des affaires humanitaires, Henri-Sylvain Yakara, a souligné que la situation sécuritaire est déjà très précaire en 2012. « Cela se justifie par la présence des bandits et des éleveurs armés, des groupes armés non identifiés dans plusieurs régions du pays. On note également la présence des groupes armés étrangers à savoir l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et certains éléments du Front populaire pour le redressement du rebelle tchadien Baba Laddé qui ne sont pas encore rapatriés. »


Il a également souligné que la situation s’est empirée en 2013 avec le déclanchement de la crise par la rébellion de la Séléka qui a occupé plusieurs villes du pays. «  En moins d’un mois, 19 villes du pays avec au total 6 préfectures sur 16 ont  été occupées par les rebelles. Nous estimons que dans ces préfectures on compte plus de 800 000 personnes affectés par ces hostilités. En 2012 le nombre de personnes affectées par les crises est estimé à 664 000 », a-t-il démontré.


« L’autre aspect de l’insécurité est la présence des forces étrangères comme la Fomac, les forces Sud-africaines, les forces Françaises, les forces tripartites dans la région de Birao et les forces ougandaises qui se sont  installées au sud-est pour la lutte contre la LRA. Tous ces éléments ont fortement influencé la situation sécuritaire à partir de 2012 jusqu’à janvier et février   2013 », a ajouté  Henri-Sylvain Yakara.

 

La même source a précisé que plus de 8 000 centrafricains se sont  déplacés vers la  République démocratique du Congo et 1500 personnes ont trouvé refuge au Tchad, suite à l’attaque de la ville de Mobaye par les éléments de la Séléka.

 

Les impacts de ces crises sont entre la paralysie générale des secteurs d’activité dans tous les domaines.  « Toutes les activités ont été affectées, que ce soit au niveau des échanges interrégionaux. Certaines  organisations internationales ont suspendu leurs activités. Il y a également  le risque d’aggravation des conditions alimentaires des populations et la hausse des prix », a-t-il dit.


La coordonnatrice résidante humanitaire du bureau de l’organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires,  Kaarina Immonen,  a indiqué que 65% des demandes de financement auprès des bailleurs de fonds ont été répondues, les besoins se font toujours sentir. « Nous allons toujours continuer les plaidoyers auprès des bailleurs afin de venir en aide aux populations affectées, car les besoins sont urgents », a-t-elle signifié.

 

 

 

KABO : UN VÉHICULE DE MSF PRIS DE FORCE PAR LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA


 

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Kabo, 15 févr. 13 (RJDH) - Un véhicule de l’ONG Médecin sans frontière MSF a été pris de force par des hommes de la coalition Séléka dans la nuit du jeudi au vendredi 15 février sur le site de cette structure à Kabo (nord).

 

D’après une source proche de la commune de Kabo joint par le RJDH ce matin, et qui a confirmé l’information, les rebelles ont fait irruption à 21 heures dans la base de MSF, où ils ont pris  le véhicule. Aucun dégât humain n’a été signalé.

 

Le chef de mission de MSF Espagne en Centrafrique, Sylvain Groulx est revenu sur la prise de ce véhicule. « Effectivement, hier soir le commandant local nous a demandé de leur emprunter un véhicule. Lorsque nous avons refusé, il a dit qu’il va quand même le prendre sans ou avec notre accord », a-t-il dit.

 

Pour Sylvain Groulx, cela ne semble pas être un acte de banditisme puisque le commandant s’était identifié. Et il nous a rassuré qu’il allait ramener ce véhicule aujourd’hui dans la journée. Il l’a réquisitionné pour une mission urgente dont nous ignorons le but et le mobile.

 

« Nous prenons souvent des précautions dans ce genre de situation. La première précaution est de négocier avec soit les rebelles, soit les groupes armés ou les forces loyaliste pour leur expliquer que nos véhicules servent d’ambulance pour transporter les malades et les blessés. Le Droit International contre-indique l’usage des ambulances pour des fins militaires. Mais si les gens décident tout de même de nous les prendre, nous enlevons secondement les autocollants et les moyens de communication qui sont à bord», a-t-il expliqué.

 

Il a par ailleurs attesté que la force tripartite aurait réussi à mettre la main sur deux des trois véhicules du MSF et de la Croix rouge volés à Ndélé (nord-est). Pour lui, ce qui était passé à Ndélé était plutôt un acte de pur banditisme des hommes armés qui voulaient sortir les véhicules hors du pays.

 

La source du Kabo a souligné que la ville est toujours contrôlée par des éléments de la Séléka. La partie de la population qui a quitté la ville à cause des exactions, hésite encore d’y retourner.

 

 

 

BOUAR : VERS UNE AUTO-PRISE EN CHARGE ALIMENTAIRE

 

 

Bouar, 15 févr. 13 (RJDH) Une foire agricole sera organisée à Bouar (ouest), du 16 au 17 février, à l’issue de laquelle 120 groupements agricoles vont exposer les produits agricoles. Une initiative de l’ONG Mercy Corps et de la Caritas Centrafrique.

 

Cette exposition vente vise à amener la population de la préfecture de la Nana-Mambéré vers l’auto prise en charge alimentaire. C’est également une manière d’encourager les cultivateurs à considérer  l’agriculture comme un métier.

 

« Cette une façon d’orienter les habitants de la ville et des campagnes à s’approprier de l’agriculture.  Nous voulons amener les cultivateurs de la sous-préfecture de Bouar à une prise de conscience à ne pas croire que l’agriculture est un passe-temps, mais un métier générateur de revenu », a expliqué Clotaire Benziba, de la Caritas à Bouar.

Selon le Père Aurelio Gazzera de la Caritas de Bouar, l’exposition des produits agricoles s’inscrit dans le cadre d’échange de semences et de l’expérience agricole. Elle vise  aussi à présenter un visage positif de l’agriculture et la vente des récoltes.

 

Les produits qui seront exposés sont entre autres, le manioc, le mil, l’arachide, la courge, l’igname, le riz et le sorgho.

 

Du  jeudi 24 au samedi 26 janvier,  une foire agricole a été organisée dans la sous-préfecture de Bozoum en faveur des victimes des inondations des pluies diluviennes, sur initiative de la Caritas.

 

 

 

BERBERATI : DES PRISONNIERS ENTRETENUS SUR LA NOTION DES DROITS HUMAINS

 

 

Berberati, 15 févr. 13 (RJDH) – Une soixantaine de détenus de la maison d’arrêt de la sous-préfecture de Berberati (ouest), ont été entretenus, le jeudi 14 février, sur la notion des droits humains, lors d’une visite de l’Association centrafricaine pour la protection, la promotion et la défense des droits de l’homme (ACPDH).

 

Selon le présidant de l’ACPDH, Didier Ngbabézolo, l’objectif de cet entretien est de permettre à ces détenus de prendre connaissance de leur droit afin de faire d’éventuelles revendications auprès des instances judiciaires de la localité.

 

« Lors de cette visite nous avons constaté le manque d’eau potable à la maison de détention. Ceux qui sont privés de la liberté ont droit à l’alimentation et au bien-être », a-t-il relevé.

 

Didier Ngbabézolo a souligné que parmi les 62 prisonniers, 57 personnes  ont été  jugées et condamnées. Par contre, 15 autres prisonniers dont deux femmes attendent encore  leur jugement.  « Certains  ont signifié qu’ils ont passé plusieurs mois sans être passés au jugement. C’est une situation déplorable », a-t-il ajouté.

 

Le but de cette  visite est de voir de plus près les conditions dans lesquelles les prisonniers se trouvent. Elle va se poursuivre dans les autres sous-préfectures, de la Mambéré-Kadeï.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches