Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:42

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 


BANGUI : L’ONU SALUE LA FORMATION DU GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

 

Banki-Moon-mali-

 


Bangui, 6 févr. 13 (RJDH) Le secrétaire général de l’organisation des Nations-Unies(ONU) Ban-Ki Moon a dans une déclaration faite le mardi 5 février, salué la formation du nouveau gouvernement d’Union nationale comme le prévoyaient les Accords de Libreville.


Pour le secrétaire général de l’ONU, c’est une étape importante vers la consolidation du processus de paix en République centrafricaine, avant d’encourager toutes les parties composantes à respecter les dispositions de l’Accord de cessez-le-feu signé le 11 janvier 2013 et à prendre des mesures qui s’imposent pour assurer la protection des civils partout dans le pays.


Ban-Ki Moon a également souligné l’urgence d’un soutien de la communauté internationale en faveur de la République centrafricaine afin de pouvoir répondre aux besoins humanitaires dans le pays.


Le 15 janvier dernier, le secrétaire général de l’ONU avait salué l’accord signé à Libreville, qui demandait un cessez-le-feu et l’accord politique sur la résolution de la crise en République centrafricaine. Il avait aussi appelé le gouvernement, les groupes politico-militaires, la coalition Séléka et les partis de l’opposition à mettre en œuvre ces Accords dans son intégralité.

 

 

BANGUI : LES FEMMES SOUS-REPRÉSENTÉES DANS LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE, NICOLAS TIANGAYE S’EXPLIQUE

 

nicolas-tiangaye-photo- hippolyte-donossio

 

 


Bangui, 6 févr. 13 (RJDH) – Plusieurs organisations féminines centrafricaines se sont indignées de la sous-représentativité des femmes dans le nouveau gouvernement. Sur les trente et trois membres du gouvernement d’Union nationale, les femmes ne représentent qu’un pourcent de l’effectif.  Lors de la conférence de presse  qu’il a animée mardi 5 février à Bangui, le Premier ministre Nicolas Tiangaye a tenté de donner une explication sur la situation.


« Ce n’est pas que les femmes soient incompétentes pour ne pas être représentées dans ce gouvernement. Le problème c’est que, moi je n’avais pas, ni le chef de l’Etat encore moins, à choisir les membres du gouvernement parce que, c’était les cinq entités qui devraient proposer des personnalités », a déclaré le chef du gouvernement.


Le Premier ministre poursuit en faisant savoir que, « certaines entités  n’avaient pas proposé des femmes. Donc, il y avait un nombre réduit de femmes et c’est ce qui explique que dans le gouvernement, on se retrouve seulement qu’avec trois femmes », a-t-il expliqué.


Pour Nicolas Tiangaye, cette situation n’est que provisoire, et que le jour où le pays va revenir à une situation normale, tout sera mis en œuvre afin que les femmes puissent occuper des places qu’elles méritent dans le gouvernement.


Nicolas Tiangaye qui reconnaît la délicatesse de la mise en place d’un gouvernement d’Union nationale, a mentionné que dans la mise en place de l’équipe il y aura toujours des mécontentements, car on ne peut pas donner satisfaction à 100%. L’essentiel « ce n’est pas de regarder le passé, mais de regarder le présent et l’avenir », a-t-il souligné.


Le gouvernement va travailler pour une durée  d’un an renouvelable. Selon les accords de Libreville, le président de la République François Bozizé n’a pas le pouvoir de destituer le Premier ministre.

 

 

 

 

KAGA-BANDORO : DES EX-ÉLÉMENTS DE BABA-LADDÉ TERRIFIENT LA POPULATION

 

babaladdé

 

 

Kaga-Bandoro Bangui, 6 févr. 13 (RJDH) – Quelques éléments incontrôlés de la rébellion  tchadienne du Front patriotique pour le rassemblement (FPR), d’Abdel Kader Baba Laddé, qui avaient refusé le processus de leur rapatriement auraient intégré la coalition Séléka et continuent de commettre  des exactions dans la ville de Kaga-Bandoro. Une situation vivement déplorée par la population.


D’après les témoignages recueillis par le RJDH, le mardi 5 février auprès d’un habitant de la ville qui a été aussi victime de ces exactions et qui a réussi à regagner la ville de Bangui, les rebelles du FDPC avaient  fait irruption chez lui dans la nuit du 6 au 7 Janvier dernier. « Ils m’ont déclaré qu’ils vont faire payer à la population les attaques et la destruction de leur base en janvier 2012, par des éléments de l’armée centrafricaine et tchadienne », a mentionné la source.


« Ils ont pris chez moi une somme de 38 000 FCFA,  six  chaises en plastique qu’ils avaient vendues et deux téléphones portables », a-t-elle ajouté.


La même source a indiqué que trois  motos de la procure de la ville avaient été emportées par ces rebelles mais les engins avaient été récupérés par une structure présente dans cette localité et restitués aux propriétaires, après une longue négociation avec les chefs de ces rebelles.


Pour montrer leur mécontentement, les femmes de la ville avaient organisé une marche le 15 janvier, pour protester contre les exactions de ces rebelles. Selon la source, les femmes avaient marché pieds nus et se sont rendues au domicile du commandant des rebelles de la région, Abdel Kader Kanto, pour montrer leur désolation. Celui-ci avait promis de réagir, mais rien n’est fait jusqu’alors et les rebelles poursuivent leur entreprise.


C’est après le départ des éléments centrafricains du groupe UFDR, une composante de la coalition Séléka, que ces ex-membres de l’UFR, ont commencé ces exactions.

 

 

 

 

BANGUI : DES ÉLÈVES SENSIBILISÉS CONTRE LA MUTILATION GÉNITALE FÉMININE

 

femmes-africaines.jpg

 

 

 

Bangui, 6 févr. 13 (RJDH) Les élèves du lycée Marie Jeanne Caron ont été entretenues ce matin sur la question de la mutilation génitale féminine. La sensibilisation était faite à l’occasion de la journée internationale de mutilation génitale féminine, organisée le 6 février de chaque année.


Le thème retenu pour cette année s’intitule ‘’ l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines’’. Cette activité organisée par le  réseau des jeunes dénommé Comité interafricain (CIAF), a été marquée par la projection d’un film sur l’excision et d’une conférence débat, animée par Benjamin Rédékouzou, président de cette structure.


« Eduquer une fille, c’est éduquer une nation. Ces petites filles si elles savent que la mutilation génitale féminine est l’une des  pratiques traditionnelles néfastes et qui a des effets négatifs sur la santé de la femme, elles vont en parler dans leurs  groupes et dans leurs classes, cela peut entrainer un  changement de comportement vis-à-vis de ces pratiques », a expliqué Benjamin Rédékouzou.


Il  a par ailleurs encouragé les ONG de droits de l’homme de continuer à lutter contre cette pratique néfaste. «Nous devons informer  les filles et nous demandons  aussi à tous les activistes  des droits de l’homme et autres organisations de militer pour l’éradication définitive de la mutilation génitale féminine », a-t-il conclu.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches