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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 02:31

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

BANGUI : LA CLASSE POLITIQUE CONTRARIÉE DE LA MISE EN PLACE DU GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

 

Christophe-Gazam-Betty

 


Bangui, 4 févr. 13 (RJDH) – La classe politique centrafricaine boude l’équipe du gouvernement d’Union nationale et de transition, mise en place le dimanche 3 février, par décret présidentiel. L’opposition démocratique demande la révision de la liste et la rébellion de la Séléka entend un « réajustement technique », de cette équipe.


Selon des sources proches de la primature, le décret portant nomination des ministres qui a été publié hier, était fait avant les dernières discussions entre le Premier ministre et le président de la République. « Le Premier ministre était surpris d’entendre à la radio nationale, la lecture de ce décret », a fait savoir la source.


Pour Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain, le principal parti politique de l’opposition, « l’attitude du président de la République est de nature à compliquer la situation déjà critique dans le pays ». Pour l’ancien Premier ministre, il faut que le président de la République et le Premier ministre puissent « se parler à nouveau, afin d’éviter tout désagrément ».


La majorité présidentielle s’abstient de tout commentaire. Mais une source proche de cette entité politique affirme cependant que les membres de l’opposition qui sont nommés, ont été proposés par leurs partis respectifs et le président Bozizé n’a fait que valider la proposition du Premier ministre.


Pour Christophe Gazambeti, Porte-parole de la rébellion de la Séléka qui est nommé ministre de la communication, « la Séléka n’a quitté ni le processus, ni le gouvernement. Nous avons juste sursis à la prise de service ».


Le Porte-parole de la Séléka propose que le président de la République et le Premier ministre puisse procéder à un « réajustement technique de l’équipe, pour qu’il y ait une représentativité remarquable de toutes les composantes politiques centrafricaines ».


« Nous ne comprenons pas pourquoi sur un effectif de 33 membres, il n’y a que 5 membres de la Séléka, alors que dans certains ministères, on condense plusieurs postes », a mentionné Christophe Gazambeti.


Ainsi, le Porte-parole de la Séléka propose que certains ministères soient « éclatés et que les postes soient partagés entre les différentes entités. En faisant cela, nous allons sortir définitivement de la crise et travailler pour notre pays ».


Pour la société civile, la position actuelle des différentes entités politiques ne va pas favoriser le retour de la paix, mais plutôt ouvrir la voix à une autre crise qui ne dit pas son nom. « La population est prise actuellement en otage. Les salaires ne sont pas payés, les routes vers l’intérieur du pays ne sont pas ouvertes, le couvre-feu est toujours là. Si on attend encore pour revoir la liste, réajuster les postes, la population déjà meurtrie va être épuisée. Les entités politiques font toutes ces choses, pas pour le peuple centrafricain, mais au nom de leurs intérêts partisans », a mentionné un coordonnateur d’une ONG de la société civile centrafricaine, qui a requis l’anonymat.


Ce lundi, aucun ministre n’a passé le service. Les tractations se poursuivent toujours.

 

 

BAMBARI : LE PERSONNEL HUMANITAIRE CONTINUE DE QUITTER LA LOCALITÉ

 

 

Bambari, 4 févr. 13 (RJDH) Une partie des  personnels humanitaires et des  ONG  internationales  basés dans la ville de Bambari (centre), continuent de quitter la ville. Selon le témoignage d’un membre de cette équipe, arrivé à Bangui le 1er février, la population a besoin d’une assistance humanitaire urgente.

 

« Les besoins d’assistance humanitaire demeurent encore  très élevés,  malgré l’assistance d’urgence faite par le Comité Internationale de la Croix-Rouge et celle de Médecins sans frontière », a-t’il souligné avant de signaler des descentes sur le terrain de certaines ONG humanitaires pour évaluer la situation.


Il a affirmé que des personnes tuées lors des affrontements qui ont opposé les forces loyalistes et les rebelles, auraient été  inhumées au bord de la route au quartier Socada.


La même source a par ailleurs déploré le comportement de certains jeunes de la localité qui ont intégré la Séléka, et qui orientent ces rebelles en indexant la maison des particuliers, surtout du personnel humanitaire et les agents de l’Etat, afin d’opérer de pillages et autres sévices.

 

 

 

KABO : DEUX PERSONNES TUÉES ET TROIS AUTRES BLESSÉES PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

Carte RCA préfectures

 

 

Kabo, 4 févr. 13 (RJDH) Deux  personnes ont été  tués et trois  autres blessées, ce lundi 4 février, par des éléments de la coalition Séléka  à Kabo (Nord).  Ces derniers sont intervenus pour  trancher un litige entre une des victimes et un  commerçant.


Selon  les témoignages recueillis, il s’agit d’une mésentente entre  deux personnes qui s’est soldée par une bagarre. «  Les rebelles sont intervenus et ont  abattu  une des deux personnes en conflit qui est issu de la communauté chrétienne », a témoigné un habitant de la localité sous couvert de l’anonymat.


Les rebelles ont également abattu la mère de la victime. Celle-ci a reçu une balle dans la tête, tandis que le père a reçu de balle au vendre, ainsi que deux autres personnes. Ces derniers se trouvent actuellement à l’hôpital pour des soins.

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