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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:18

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

BANGUI : DES LEADERS DE LA SÉLÉKA EMPÊCHÉS D’EMBARQUER À L’AÉROPORT BANGUI M’POKO

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

Bangui, 30 janvier 2013 (RJDH) – Des leaders de la coalition rebelle de la Séléka ont été empêchés d’embarquer à bord d’un avion des Nations unies mardi 29 janvier, à l’aéroport international Bangui M’Poko. Ces derniers voulaient se rendre dans les zones où ils occupent  afin de sensibiliser leurs éléments  sur le contenu des accords signés le 11 janvier à Libreville au Gabon.


Joint ce matin par le RJDH, Christophe Gazambeti, porte-parole de la Séléka, explique les faits par ces termes : « Nous étions en train de nous préparer à embarquer lorsque le commissaire de l’aéroport était venu nous demander si nous avons tous les documents qui vont nous permettre de faire ce déplacement. Or, selon ce qui a été dit à Libreville, il est de notre devoir de sensibiliser nos troupes sur le terrain sur le contenu des accords. Nous ne pouvons donc pas attendre la mise en place du gouvernement, car certains de nos éléments n’ont pas compris ce qui est mentionné dans les documents et nous devons travailler avec le comité de suivi de ces accords », a-t-il fait savoir.


« C’est ainsi que nous avons décidé de partir, car une mission du genre s’est déjà rendu dans certaines zones pour le même objectif. L’avion qui doit nous aider à faire ce déplacement, est un vol affrété par le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, qui appuie aussi le processus en cours. Alors nous ne comprenons pas pourquoi les choses se déroulent ainsi », a dit Christophe Gazambeti.


Pour lui, tout ce qui se passe est une machination visant à ternir l’image de la Séléka. « Ils veulent nous pousser à commettre des actes qu’ils vont par la suite nous faire porter le chapeau. Le commissaire de l’aéroport avait même fait intervenir l’armée et la garde présidentielle, pour nous proférer des menaces. Nous avons quelques dizaines de nos éléments qui assurent notre sécurité, heureusement, ceux-ci avaient de sang- froid », a-t-il ajouté.


Christophe Gazambeti, porte-parole de la Séléka, a mentionné que cet évènement ne va pas empêcher son mouvement à aller de l’avant dans la mise en œuvre des accords de Libreville. « Nous n’avons pas décidé d’annuler notre voyage mais nous l’avons juste reporté. Quand tout sera réglé, nous allons descendre sur le terrain afin de sensibiliser nos troupes », a-t-il précisé.


Depuis la signature des accords de paix de Libreville, on note l’attaque des villes par les éléments de la Séléka. Les responsables de la coalition rebelle attribuent ces exactions à certains de leurs éléments dits « incontrôlés ». Pour les leaders de la Séléka, ces « éléments incontrôlés » n’ont reçu des ordres de personne.

 

 

 

KABO : LA VILLE PEINE À SE RELEVER APRÈS LES ATTAQUES DE LA SÉLÉKA

 

Kabo, 30 janvier 2013 (RJDH) – Les activités tardent à recommencer dans la ville de Kabo (nord), après les attaques des rebelles de la coalition Séléka. Les secteurs socio-économiques connaissent un dysfonctionnement, certaines personnes qui ont  fui la ville hésitent de regagner la localité.


« Kabo présente l’image d’un cimetière », a mentionné ce matin un leader communautaire joint par le RJDH. D’après le constat fait par le correspondant du RJDH dans la région, les portes des écoles sont restées fermées, le marché quasi-vide, les administrations sont presque inactives.


Depuis la prise de Kabo par les rebelles de la Séléka, le climat est tendu entre la communauté musulmane et chrétienne de la ville, à cause de la rivalité ethnique. Les communautés chrétiennes et laïques rendent la communauté musulmane responsable de plusieurs cas d’atrocité dont il y a aussi des meurtres.


Certaines personnes jointes sur place témoignent que, l’entrée des rebelles à majorité musulmane, ont permis à la communauté musulmane de la ville de prendre revanche sur les chrétiens, car selon certains membres de la communauté musulmane, les chrétiens ont tendance à les marginaliser.


Ainsi, on note des altercations, des affrontements et plusieurs autres faits qui se sont soldés par  des pertes en vies humaines.


Le 11 janvier, la  ville avait été  secouée par un conflit entre les éleveurs peulhs ‘’Mbarara’’ venus du Tchad, les musulmans de la localité, à un groupe de jeunes de la localité. Plusieurs personnes avaient été tuées et des dégâts matériels enregistrés. Une  crise qui avait fait déplacer une grande partie de la population.


D’après des témoignages recueillis par le RJDH, la situation avait dégénéré suite à la découverte de corps sans vies de deux hommes. L’autre, un agriculteur, âgé d’environ 38 ans avait été non seulement tué, mais plus de 200 sacs d’arachide de sa récolte avaient été également brûlés. Les jeunes de la localité avaient donc soupçonné les éleveurs d’être à l’origine de ces doubles meurtres. Ceux-ci avaient donc tué deux personnes appartenant à la communauté musulmane en représailles.


Après cette crise, on a noté le déplacement de plusieurs jeunes de la ville. Ceux-ci ont fui la ville en attendant le retour à la normale dans cette partie de la République centrafricaine. Ils estiment être en danger dans cette localité.


Jusqu’alors, les responsables de la coalition Séléka attribuent ces exactions à certains de leurs éléments dits « incontrôlés ». Pour les leaders de la Séléka, ces « éléments incontrôlés » n’ont reçu des ordres de personne.

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